23 octobre 2009
Lettre adressée
au siège national de la C.G.T.
Madame, Monsieur,
Religieuse cloîtrée au
monastère de la Visitation de Nantes, je
suis sortie, cependant, le 19 juin,
pour un examen médical.
Vous organisiez une
manifestation. Je tiens à vous féliciter
pour l'esprit bon enfant qui y régnait.
D'autant qu'un jeune membre de votre
syndicat m'y a fait participer. En effet, à
mon insu, il a collé par derrière sur mon
voile l'autocollant ci-joint, après m'avoir
fait signe par une légère tape dans le dos
pour m'indiquer le chemin.
C'est donc en faisant de la
publicité pour votre manifestation que j'ai
effectué mon trajet. La plaisanterie ne me
fut révélée qu'à mon retour au monastère.
En communauté, le soir, nous
avons ri de bon cœur pour cette anecdote
inédite dans les annales de la Visitation de
Nantes. Je me suis permis de retraduire les
initiales de votre syndicat (C.G.T.
« Christ, Gloire à Toi »). Que
voulez-vous, on ne se refait pas...
Merci encore pour la joie
partagée. Je prie pour vous. Au revoir,
peut-être à l'occasion d'une autre
manifestation.
Sœur M...
Réponse du
Secrétaire général de la C.G.T.
Ma Sœur,
Je suis persuadé que notre
jeune camarade, celui qui vous a
« indiqué le chemin », avait lu
dans vos yeux l'humanité pure et joyeuse que
nous avons retrouvée dans chacune des lignes
de votre lettre.
Sans nul doute il s'est agi
d'un geste inspiré, avec la conviction que
cette pointe d'humour bon enfant serait
vécue comme l'expression d'une complicité
éphémère et pourtant profonde.
Je vous pardonne volontiers
votre interprétation du sigle de notre
Confédération car nous ne pouvons avoir que
de la considération pour un charpentier qui
a révolutionné le monde.
Avec tous mes sentiments
fraternel, et chaleureusement,
Bernard
Thibault
Secrétaire général de la C.G.T.