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CROIRE ne veut pas dire SAVOIR

                            

 

 pasteur Jean Hoibian

 

7 février 2009
C’est gênant. On aimerait bien avoir des certitudes.
Si je dis ou j’écris :
- Je crois.
Ceux qui m’écoutent ou me lisent, pensent :
-  Il parle de sa religion, il va préciser : « je crois en Dieu ». Mais qu’est-ce qu’il en sait ? Il ne peut pas dire : « je crois en Dieu, je sais qu’il existe »

Je suis d’accord.
Dire :
- Je crois, ça veut dire : « j’ai la foi, j’ai confiance, ça m’habite ».
Mais je n’ai aucune preuve qu’il existe vraiment quelqu’un ? quelque chose
(nous y reviendrons dans un prochain article)

Tout le monde croit des choses sans savoir si elles existent vraiment !
Exemple : je crois que j’aime ma femme, mes enfants, mes parents, mes amis. Mais j’ignore s’ils croient à mon affection ?
Je crois que je suis vivant et qu’un jour je serai mort. Mais je ne sais pas ce qu’est exactement la vie ou la mort ?
Nous savons beaucoup de choses que nous croyons vraies, faisant ainsi confiance aux savants, aux économistes, aux technocrates.
Mais nous ne croyons pas nécessairement à ces faits, à ces choses, à ces affirmations. Je veux dire : nous savons que l’erreur est humaine. Telle vérité d’aujourd’hui deviendra peut-être erreur demain.
Nous vivons donc dans une grande incertitude.

La mémoire nous fait souvent défaut. Si la police nous questionne un jour au sujet d’un accident ou d’un fait banal, nous répondons stupidement : « je crois », alors que l’enquêteur souhaiterait un « je sais..? »
Dans la vie, de nos jours, au 21e siècle, on fait confiance à peu de gens, à peu de choses. Le siècle des « Lumières » nous a rendu méfiants, critiques, rationalistes.
Et c’est bien ! En tous cas c’est irréversible, me semble-t-il.

Croyons-nous à l’avenir de la planète terre ?
Croyons-nous en l’Homme ? au bonheur du monde, à la justice sociale ?
à la fin de la soif et de la faim, de la misère, de la guerre, de la violence ?
Croyons-nous à l’amour, à la solidarité, au bonheur ?

Nous nous résignons à vivre avec méfiance concernant les informations et les affirmations. C’est peut-être dommage, mais c’est ainsi, pour beaucoup.
 Ce qui est inquiétant, c’est de vivre dans le doute concernant les questions morales et le sens de notre existence.

Exemples : Beaucoup de jeunes enfants ignorent le B.A. BA de ce que traditionnellement on appelle le bien et le mal. Ils n’ont reçu aucune information sur les grandes civilisations antiques y compris les courants judéo-chrétiens ou islamiques. Leurs parents eux-mêmes qu’en savent-ils ?
Quel est le prix et le sens de toute vie ?
Pourquoi la mort ?
La nature doit-elle être protégée ? Pourquoi ?
Quelles sont les valeurs qui sont à la base de toute civilisation ?

Il est urgent et indispensable de se questionner soi-même :
Sans craindre la déprime, la déception, la résignation.
« Je sais que je ne sais rien », disait un chanteur-philosophe.
Ce n’est pas grave. C’est même sain de reconnaître la complexité du monde, et les immenses champs de recherche proposés à la science et la médecine, à la psychologie, la philosophie, la théologie.
Mais faire effort pour que notre recherche de confiance dans le sens de l’existence et de ses valeurs, s’élargisse, voilà qui est vital ! Non ?
Que crois-tu, mon frère ? En qui crois-tu ?
Ta réponse, qu’elle quelle soit, je la respecte. Mais ne renonce pas à chercher le sens de ta vie. Elle t’appartient !
                            

 

                             

   

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