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Jésus est-il mort pour nos péchés ?
 


Jim Burklo

pasteur de l’Église Unie du Christ
Université de Californie du Sud


 

traduction Gilles Castelnau

 

27 juillet 2024

 

Questions

 

On dit que « Jésus est mort pour nos péchés ». Cela signifie-t-il qu’il a éliminé tous les péchés jusqu’au Vendredi saint ? Mais nos péchés continuent depuis…

 



Réponse


Votre question semble suggérer que vous pensez à vos propres péchés qui pourraient ne pas être pardonnés puisqu’ils auront été commis longtemps après la vie et la mort de Jésus.

Vous êtes peut-être troublée par la doctrine fondamentaliste, dominante aux États-Unis : Elle enseigne, en effet, que nous serions tous de misérables pécheurs méritant un châtiment éternel et que notre seule possibilité de salut serait d’accepter Jésus comme notre Seigneur et Sauveur personnel, car il nous délivrerait de l’enfer grâce à sa mort sacrificielle sur la croix.

Mais une telle conception est loin d’être la seule permettant de comprendre le sens de l’Évangile.
 Jésus a été mis à mort par les autorités romaines de l’époque qui sentaient qu’il troublait la paix sociale du régime. Il se bornait à pratiquer et à enseigner un amour inconditionnel qui déstabilisait les conventions sociales et théologiques de l’époque. Pour répondre à votre question, il prêchait le pardon de toutes les fautes humaines… y compris les vôtres !

L’idée d’un sacrifice sanglant expiant les péchés avait du sens pour les Juifs du premier siècle. Presque toute la viande vendue sur les marchés de l’Empire romain provenait d’animaux tués lors de rituels religieux.

Aujourd'hui, nous achetons notre viande préemballée dans des vitrine réfrigérées et nous ne connaissons naturellement pas les animaux dont elle provient. Nous n’avons aucune conscience du lien sacré qui nous unit au grand réseau de la vie. L'idée d’un sacrifice sanglant nous est incompréhensible et répugnante ainsi évidemment que celle de la mort sacrificielle de Jésus mort « pour nos péchés ». Celle-ci a, sans doute un fondement dans le Nouveau Testament mais elle est loin d’être la seule explication qu’on y trouve de la mort de Jésus et nous sommes désormais bien loin de cet ancien contexte culturel. Il faudrait que les fondamentalistes acceptent d’en prendre conscience.

Le livre biblique des Nombres (21.9) rapporte que Moïse éleva un serpent de bronze sur un poteau afin qu’en le contemplant, le peuple d'Israël guérisse des morsures de serpents. Et Jésus dit : « Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé ».

Un serpent sur un poteau (ancien symbole de la médecine) était alors une forme d'homéopathie, couramment pratiquée à l’époque. L'homéopathie est l'idée que la guérison se trouve dans le mal même dont on souffre. La vaccination en est un exemple.

Ce que Jésus a voulu dire est que la souffrance que l’on éprouve à contempler la croix, est le remède au malheur humain. Et c’est tout à fait vrai.

La guérison et la réconciliation commencent par une rencontre honnête et directe avec le péché et la souffrance. La croix du Christ nous « sauve », en effet, de nos échecs et de nos luttes par une sorte d’homéopathie spirituelle.

 

 Puissiez-vous trouver votre paix dans l’amour de Jésus Christ, un amour qui entoure et réconcilie notre passé et notre avenir, dans le pardon et la communion avec le Divin !

 



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