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La Palestine, Israël et nous


Jim Burklo

pasteur de l’Église Unie du Christ
Université de Californie du Sud


 

traduction Gilles Castelnau

 

20 octobre 2023

 

En tant que citoyen des États-Unis, je suis impliqué dans l'horreur du conflit qui ravage aujourd'hui Israël et Gaza. La douleur, le chagrin, la peur et la souffrance débordent. J'ai voté pour le président qui fournit désormais des armes à Israël. J’ai donc la responsabilité de savoir ce qui se passe et de lutter dans la – faible – mesure de mes possibilités pour la paix et la justice.

 

Le Hamas a assassiné à bout portant des centaines de citoyens israéliens et a envoyé dans tous les sens des milliers de missiles. Les bombardements d’Israël tuent maintenant des centaines de civils à Gaza en visant les dirigeants et les combattants du Hamas.

L’attaque du Hamas était injustifiable et il est bien naturel qu’Israël se défende. Mais toute la question est de savoir comment.

 

Saint Augustin, le théologien romain chrétien des IVe et Ve siècles, a dit que la guerre devait absolument être évitée. Mais que lorsqu’elle devenait inévitable, la riposte devait être proportionnelle à l’attaque ennemie et qu’elle ne devait être menée que s’il y avait raisonnablement une probabilité de succès afin d’éviter des massacres inutiles.

 

Et c’est justement le véritable risque auquel l’Israël/Palestine est confronté aujourd’hui.

 

En tant qu’Américains, nous sommes partie prenante à ce conflit en raison de notre étroite alliance avec Israël. Nous avons donc la double responsabilité, d’une part de défendre Israël et d’autre part de faire vigoureusement pression pour que les civils soient traités avec humanité.

 

 Il est légitime qu’Israël cherche à détruire les forces qui ont attaquées son peuple avec un génocide d’une telle barbarie.

Mais lui est-il possible d’y parvenir vraiment sans provoquer une énorme quantité de morts et de blessés civils ?

 

Demander à un million de palestiniens de quitter leur foyer en un temps très court implique forcément sla mort d’un grand nombre des plus vulnérables.

Chercher à éliminer les militants du Hamas retranchés sur un territoire surpeuplé ne peut que provoquer un nombre incalculable de morts dans la population civile palestinienne ainsi évidemment que du côté israélien. Cela ne résoudrait rien et ne ferait que répandre une haine dans la population palestinienne qui susciterait plus tard un renouveau de terrorisme peut-être pire encore.

 

Il ne faut pas tourner le dos à la parole de saint Augustin.

 

Appeler le gouvernement américain à faire pression sur Israël pour qu’il modère ses attaques et demander à tous de rechercher une paix durable, n’est en rien prendre le parti du Hamas et abandonnons notre alliance avec Israël. C’est reconnaître la réalité de la situation respecter le devoir humanitaire.

 

Le 6 octobre, la veille de l’attaque du Hamas, les relations entre Israël et la Palestine était inacceptable et insupportable. Les Palestiniens vivaient en Cisjordanie sous un régime antidémocratique désespérément corrompu et à Gaza sous un régime également non démocratiques et d’un terrorisme fanatique.

Le nouveau gouvernement israélien radical de droite, il encourageait plus encore que les précédents le développement des colonies juives en Cisjordanie et y tolérait sans rien dire les mauvais traitements que les israéliens y faisaient subir aux Palestiniens. Quant aux habitants de Gaza, ils vivaient en réalité dans une prison à ciel ouvert, coupés du reste du monde.
Il était évident pour tout observateur averti qu’une telle situation ne pouvait pas durer et finirait effectivement par exploser.

 

Ceci ne justifie pas la manière dont elle a explosé.

Lorsque l’explosion s’est finalement produite le 6 octobre, l’opinion mondiale aurait dû prendre les choses au sérieux et faire immédiatement pression sur toutes les parties pour qu’elles élaborent une paix durable. Mais tout le monde était fatigué de cet interminable conflit, découragé par l’impossibilité de trouver un accord, et on a prétendu que rien n’était possible.

Mais on voit bien aujourd'hui que cela ne peut plus durer et que ni les Israéliens ni les Palestiniens ni le reste du monde ne peuvent laisser la situation continue à s’envenimer et sans doute à s’étendre.

Ce qu’il faut faire après le 7 octobre est exactement ce qui aurait dû être fait avant. Il ne faut pas que nous, Américains, qui avons plus de pouvoir que quiconque pour ramener la paix au Moyen-Orient, soyons complaisants à l’égard de quiconque et utilisions notre pouvoir de manière à devenir complices de la mort inutile de civils. Il nous faut user de notre pouvoir sans relâche et avec sagesse et esprit d’humanité.

 

 



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