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La fin de la chrétienté


Chantal Delsol


Recension Michel Leconte

 

9 janvier 2022

 

Dans son dernier essai, la philosophe déplore la disparition, sous nos yeux, de la civilisation chrétienne et juge délétère l'« inversion normative » qui est, selon elle, promue aujourd'hui. Un lamento réactionnaire paresseux. (Journal Le Monde du 01/12/21). Je vois pour ma part dans cette disparition une chance pour le véritable Évangile.

 

Chantal Delsol est une catholique conservatrice qui déplore la fin d'une chrétienté qu'elle assimile paresseusement au catholicisme romain. Ce christianisme fut en tout l'inverse du message de l'Évangile, en dehors de quelques êtres d'exception que furent les saints donnés à la piété populaire, mais inimitables pour les fidèles puisque pour la plupart dans l'état religieux considéré comme l'état de perfection.

 

L'alliance à partir de Constantin et de Théodose de l'Église avec le pouvoir politique est une perversion de l'Évangile, de même que son enrichissement consécutif au cours des siècles, la paganisation de la foi sous prétexte d'inculturation a trahi l'esprit de l'évangile. L'introduction d'un esprit juridique romain dans l'Eglise avec le droit canonique, l'interprétation philosophique grecque non biblique du monde et de Dieu accompagné d'une dogmatisation excessive a transformé la foi en un système autoritaire de croyances ; la méthode d'action politique de gouvernement par la papauté avec ses dérives inquisitoriales en a découlé. 

 

Par l'abandon du radicalisme de Jésus et des prophètes pour l'adapter aux cultures diverses, la foi chrétienne est devenue un « opium du peuple », une religion compensatoire d'évasion dans l'au-delà. Par son moralisme rigide le christianisme est devenu une religion de la peur de l'enfer et de la culpabilisation des âmes. 

 

La relégation des femmes au second plan alors que l'évangile les valorisait, la sacralisation des prêtres à l'instar des grands prêtres du Temple de Jérusalem, ceux-là même qui ont livré Jésus ; la hiérarchisation du clergé à l'exemple de l'organisation de l'empire romain, le moralisme éthique étroit au lieu de la prédication de l'amour du prochain, la répression de la sexualité sont autant de renversements du message évangélique. 

 

La fin de la chrétienté et de son christianisme perverti est une excellente nouvelle : place enfin au véritable Évangile du Christ Jésus.

 

 


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