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500 ans d'histoire protestante

30 mètres de bas-reliefs sculptés et polychromes


 
Jean-Pierre Thein

Temple de Dieulefit jusqu'au 15 août 2021
Temple de Grenoble du 18 septembre au 15 décembre 2021



photos Gilles Castelnau

5 juillet 2021

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Martin Luther est l’initiateur de la Réforme protestante, au 16e siècle. Dispute de Martin Luther sur la puissance des indulgences 31 octobre 1517 : les 95 thèses de Martin Luther sont placardées sur la porte de la cathédrale de Wittenberg, événement souvent retenu comme étant le commencement de la réforme protestante.


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1519 les textes de Martin Luther circulent en France écrits en latin.

L’évêque de Meaux Guillaume Briçonnet, adhère dès 1518 aux idées réformistes d’Érasme et de Lefèvre d’Étaples, il est protégé par Marguerite d’Angoulême (reine de Navarre)

Le cénacle de Meaux

En 1521 avec Jacques Lefèvre d’Étapes à Meaux et un groupe d’amis et de disciples humanistes et théologiens dont Guillaume Farel, il fonde le cénacle de Meaux qui réfléchit à la réforme de l’Église et remet en cause la doctrine de l’Église.

L’évangélisme humaniste c‘est rendre l’évangélisme accessible à tous : traduction des textes sacrés d’après la langue originelle en langue vulgaire.

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En 1520, Martin Luther publia le Prélude à la Captivité babylonienne de l’Église qui, avec les autres écrits réformateurs qu’il rédigea cette même année, marqua une rupture définitive avec la papauté.

1521 : excommunication de Luther. La faculté de théologie de la Sorbonne condamne la doctrine luthérienne le 15 avril 1521.

Le 15 octobre 1523 ils condamnent les livres et doctrines de Luther « la captivité babylonienne de l’Église » de 1520 et les brûlent.


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Le 13 décembre 1523 les prédicateurs, dits luthériens, sont bannis des chaires, contraints de démissionner et de s’exiler. La demande des théologiens de la Sorbonne. Les premières persécutions commencent.



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Le 18 octobre 1534, l’affaire des « placards » (affiches) contre la messe sont distribués ou apposés en une nuit à Paris, à Orléans et à Amboise, où réside la cour, ainsi que devant la porte de la chambre du roi François 1er à. Blois. Ces placards ont été imprimés par un pasteur Antoine Marcourt, il fait partie d’un groupe de Français réfugié en Suisse auprès de Guillaume Farel. Le roi décide de purger le royaume de l’ « hérésie »  et déclenche la répression.


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Le 18 octobre 1534 après l’affaire des Placards, le roi François 1er qui « était jusqu’alors favorable aux idées nouvelles, ordonne la chasse aux « hérétiques » (en particulier les protestants) et en 1535 il promulgua un édit contre les imprimeurs insoumis, qui interdisait tout impression de textes sur son royaume. Il ordonne des persécutions touchant particulièrement les libraires, les imprimeurs et les écrivains.

La mesure, cependant, fut tout à fait inefficace en raison notamment de la contrebande de livres imprimés dans les états protestants voisins (la Genève de Calvin, etc).


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Création de nombreuses Églises dressées.
La première Église réformée « dressée » à la genevoise est née à Paris en septembre 1555.

L’Église dressée est une communauté réformée dotée d’un consistoire et d‘un pasteur qui assure régulièrement la prédication et l’administration des sacrements. Des registres sont ouverts pour y consigner tous les actes publics : naissances, mariages, décès.

L’ordonnance du 1er mars 1558 interdit les « conventicules clandestins » ou « Églises plantées ».


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Premier synode de Paris en 1559. Il publie la Confessio Gallican appelée plus tard Confession de La Rochelle.
Première confession de foi des Églises réformée en France. Le synode rassemble les représentants es 72 Églises dressées locales de toute la France (pasteurs et laïcs).

Les premières règles sont données lors de la réunion des délégués présidée par le pasteur François Morel.


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Massacre de Wassy (1er mars 1562)
François de Guise avec une escorte s’arrête dans le petit village de Wassy, en Champagne, où à quelques mètres de l’église romane des fidèles sont rassemblés dans une grange pour y célébrer le culte réformé. Or il était interdit dans l’enceinte des villes. Le duc de Guise trouve là prétexte à intervenir et fait massacrer hommes, femmes et enfants.

Le massacre de Wassy intervient six semaines après la signature e l’édite de janvier 1562 par lequel le roi autorisait les protestants à se rassembler publiquement à l’extérieur des villes pour célébrer leur culte. Cela déclenche immédiatement les Guerres de Religion qui divisèrent l’Europe et opposèrent les armées catholique et protestante jusqu’à l’Édit de Nantes signé en 1598 par Henri IV.



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4e guerre (1572-1573)
Massacre de la Saint-Barthélemy, 24 août 1572
Le 22 août 1572, après le mariage d’Henri de Navarre avec Marguerite de Valois sœur de Charles IX qui avait provoqué la venue à Paris de nombreux nobles protestants, l’amiral de Coligny est victime d’un attentat auquel il échappe. Dans la nuit du 23 au 24 août, jour de la Saint-Barthélemy, un Conseil royal se réunit au cours duquel il est décidé d’éliminer les principaux chefs huguenots. Coligny et d’autres gentilshommes protestants sont assassinés tant au Louvre qu’en ville. Cette exécution de chefs huguenots est suivie d’une tuerie sauvage qui va durer jusqu’au 29 août et fait dans Paris 4000 tués. Le massacre se généralise et s’étend à la province où l’on dénombre environ 10 000 morts.


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Publication de l’édit de Nantes par Henri IV.
L’édit de Nantes est un édit de tolérance promulgué le 13 avril 1598 par le roi de France Henri IV qui met un terme aux guerres de religion qui ont ravagé la France au cours d’une période de 36 ans. Il instaure la coexistence religieuse entre catholiques et protestants. Le culte réformé est autorisé ans tous les lieux où il existait en 1597 et l’accès à toutes les charges est garanti aux réformés :

• Octroi de la liberté de conscience
• Respect de l’organisation des synodes
• Égalité des protestant et des catholiques en matière d‘éducation
• Égalité absolue d’accès à toutes les dignités et charges publiques.

L’édit comporte 92 articles. Il est « perpétuel et irrévocable », il ne peut être révoqué que par un nouvel édit.


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Lors de la première des trois rébellions huguenotes, perte des places fortes : La Rochelle, Barjac, St-Ambroix en 1629. Louis XIII assiège Alès, alors haut lieu de la résistance protestante qui capitule.

La paix d’Alès met fin à la 3e guerre (1626-1629) un édit est promulgué par le roi de France Louis XIII signé le 28 juin 1629 en présence de Richelieu et du duc de Rohan, chef du parti protestant.

Louis XIII accorde son pardon aux habitants de la ville qui conservent leurs biens. Les réformés peuvent continuer à pratiquer leur religion. La paix d’Alès est confirmée par l’édit de grâce de Nîmes qui accorde l’amnistie aux protestants et confirme l’édit de Nantes mais leur enlève leurs privilèges politiques : places de sûreté et assemblées politiques. Elle met fin à six ans de guerre civile et marque la fin du parti protestant. Richelieu fait raser les fortifications des villes soulevées : les protestants sont dorénavant entièrement dépendants du roi.



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1581, le temps des dragonnades.
Louis XIV lutta continuellement contre l’existence des protestants dans les vingt premières années de son règne, le roi applique strictement l’Édit de Nantes de 1598 en interdisant tout ce qui n’y était pas mentionné (comme les mariages mixtes ou les temples construits depuis 1598…) et en faisant pression sur les personnalités protestantes pour qu’elles se convertissent au catholicisme.
Les protestants sont exclus des fonctions publiques. Les artisans protestants ont l’interdiction d’employer des apprentis.



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La révocation de l’Édit de Nantes (1685).
Le 18 octobre 1695, par l’Édit de Fontainebleau, Louis XIV révoque l’Édit de Nantes. Désormais les protestants n’ont plus le droit de pratiquer leur culte (mais les récalcitrants ne sont pas tenus de se convertir). Les temples protestants, les écoles sont démolies. Les cérémonies du culte et les directions spirituelles des éventuels pratiquants sont rendues impossibles puisque les pasteurs protestants doivent quitter rapidement la France sous peine d’être envoyés aux galères.

Tous les enfants protestants devront être baptisés selon les rites de la confession catholique. Ils sont enlevés pour être convertis.



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Le grand refuge : exode des protestants le plus important de l’histoire de France. En 1685 malgré l’interdiction d’émigrer, de nombreux protestants quittent la France à leurs risques et périls. On estime qu’ils sont 350 000 à s’enfuir vers les Pays-Bas, l’Angleterre, la Suisse, la Prusse. Certaines villes se trouvent alors privées d’une partie de leurs artisans ou médecins et voient leurs activités économiques frappées de plein fouet. Chaleureusement accueillis par les princes protestants européens, en particulier par l’électeur de Brandebourg, les protestants français font bénéficier ces pays de leurs compétences.



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La « guerre de Cévennes » est le nom donné au 18e siècle à la guérilla qui ravage les Cévennes au début du siècle et tente d’obtenir par la force le rétablissement de l’édit de Nantes. On parlera de la guerre des Camisards. Le 24 juillet 1702, Abraham Mazel, avec Pierre Séguier, dit « Esprit Séguier », et quelques autres, mènent une expédition contre la cure de l’abbé du Chayla et libère des jeunes inspirés prisonnier. Laporte et Gédéon Couderc exécutent l’abbé du Chayla au Pont-de-Montvert. Cet homme impitoyable était l’agent de l’intendant du Languedoc, chargé de faire appliquer la répression en Cévennes. Le meurtre de l’abbé déclenche la guerre : aux troupes royales, appelées pour arrêter les séditieux, s’opposent de petits groupes d’insurgés armés (« Camisards ») sous la direction
de Jean Cavalier (1681-1740).



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Les baptêmes, les mariages vont être célébrés par les pasteurs itinérants, « au Désert ». Ils seront inscrits sur des registres sans aucune valeur légale, mais pièces à conviction mortelles pour qui les détient. Des extraits sont libellés sur de petits billets ou sur les pages des bibles familiales.  Pour marquer une union, les couples ot souvent recours au notaire qui enregistre la promesse de mariage

Le synode National de 1744 est le synode qui doit être considéré comme ayant pratiquement créé le registre du Désert. « Dans chaque église prescrit l’article 21, on sera exact à tenir un registre des baptêmes et des mariages et à y faire signer les témoins en nombre suffisant, savoir : deux au baptême et quatre au mariage, autant que l’on pourra trouver ce nombre. »



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Le traité sur la tolérance est une œuvre de Voltaire publiée en 1763.
Ce texte vise à la réhabilitation de Jean Calas, protestant faussement accusé et exécuté sur la roue pour avoir assassiné son fils afin d’éviter que ce dernier ne se convertisse au catholicisme.

Dans ce Traité sur la Tolérance, Voltaire invite à la tolérance entre les religions et prend pour cible le fanatisme religieux (plus particulièrement celui des jésuites chez lesquels il fait de brillantes études étant jeune homme) et présente un réquisitoire contre les superstitions accolées aux religions.



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C’est à partir de 1680, après la révocation de l’édit de Nantes, que s’accrut le nombre de galériens. Les motifs de condamnation tentative de fuite à l’étranger, aide à ceux qui sortent du royaume, assistance à une assemblée religieuse illicite, hébergement d’un pasteur ou d’un fugitif, port d’armes ou participation à des soulèvements.
Sous Louis XV, 132 protestants sont encore envoyés aux galères et une cinquantaine après 1748 au temps u bagne qui remplace les galères comme établissement pénitencier.

Les femmes sont condamnées à être enfermées, souvent pour le reste de leurs jours, dans les prisons du royaume. La plus célèbre est la Tour de Constance à Aigues-Mortes.

Paul Rabaut, pasteur à Nîmes en 1741 multiplie les démarches pour obtenir une amélioration légale de l’état es protestants, et en particulier la libération des prisonnières de la Tour de Constance.

Entre 1685 et 1768, 274 femmes ont été enfermées à la Tur de Constance dont Marie Durand, libérée en 1768 après 38 ans d’enfermement. Suzanne Pagès, 48 ans, estropiée et Marie Roux-Chassefière, 70 ans, sont les deux dernières femmes libérées en décembre 1769.



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En1785, La Fayette, de retour de la guerre d‘Indépendance américaine, milite en faveur de « l’émancipation » des protestants français. Il entre en contact avec le nouveau député général des Églises du Désert, le pasteur Rabaut Saint-Étienne qui, par son intermédiaire, rencontre le ministre d’État Malesherbes, favorable de longue date à l’idée d’un mariage civil pour les protestants.

Sur la base de plusieurs mémoires, notamment de Malesherbes lui-même, l’édit de Tolérance est signé par Louis XVI, le 29 novembre 1787. Il accorde aux protestants un état civil. Il leur assure le droit d’exister dans le royaume sans y être troublés sous le prétexte de religion.



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La Révolution française
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 leur accorde la liberté de conscience.

Art.10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

Constitution de 1781. Les protestants sont admis à tous les emplois civils et militaires et accorde la liberté de culte.



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La restauration
Le nouveau régime de Louis XVIII en place depuis avril 1814.
La terreur blanche 1815, mouvements révolutionnaires locaux en réaction contre les bonapartistes et les anciens révolutionnaires (terreur rouge) mais aussi les protestants. La violence se développe principalement dans le Midi, à Nîmes, dans la Vaunage et les Cévennes.
Dans le Gard, Jacques Dupont dit Tressaillons, à la tête de bandes armées, fait assassiner plusieurs dizaines de réformés.



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Le Christianisme social est un mouvement apparu en 1878 grâce au pasteur parisien Tommy Fallot issu d’une famille d’industriels confrontés à l’environnement social, économique difficile et aux conditions de vie misérables des populations ouvrières.

A Nîmes, trois protestants, le rentier Édouard de Boyve, l’industriel Auguste Fabre et le professeur d’économie politique Charles Gide, fondent l’école de Nîmes en 1883-84. Ils créent des coopératives, une école pratique de commerce et d’industrie.

En 1896 est créé la revue « l’Émancipation » publiée grâce à une imprimerie coopérative, revue qui parait encore aujourd’hui sous le titre « Autres Temps ».