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La Bonne Nouvelle

quelle bonne nouvelle ?

 

 

Gilles Carbonell


 

8 octobre 2020

L'expression « évangélisation » est une de celles qui sont le plus utilisées dans les instances nationales des Églises et dans les synodes : « Il faut évangéliser », « Nous devons être une église de témoins », etc. Et tout le monde convient aisément qu'il est probablement utile d'évangéliser. Cependant, le consensus devient plus délicat à discerner quand on tente de dire ce qu'est l'évangélisation.

La Bonne Nouvelle, quelle bonne nouvelle ?
Évangéliser qu’est-ce que c’est ?

On s'est éloigné, heureusement, d'une démarche un peu condescendante vers des populations ignorantes. Aujourd'hui, on parle d'« annoncer l'Évangile », ou d'« annoncer la bonne nouvelle », ce qui est la même chose, étymologiquement.
Oui. Mais quelle bonne nouvelle ?

La Bonne Nouvelle de l'amour inconditionnel de Dieu pour les humains.
Si nous sommes habitués à la lecture de la Bible et à l'écoute de la prédication, nous savons déjà depuis longtemps de quoi il s'agit. Et si on le sait déjà, pourquoi l’annoncer chaque dimanche, depuis des siècles ?

Le problème est que, tant que nous sommes « entre nous », dans nos temples, nous nous comprenons à peu près, mais pour ceux qui sont hésitants, sceptiques, athées, chercheurs, hostiles, indifférents – ce qui englobe la très grande majorité de la population – pour ceux-là, est-ce bien compréhensible d’entendre affirmer sans cesse que Dieu nous aime sans condition et que nous devons expier nos fautes ?
Sérieusement, il ne me semble pas pertinent de dire à mon voisin « j’ai une bonne nouvelle à t’annoncer, Dieu t‘aime sans condition » !

Premier écueil.
La Bonne Nouvelle de la résurrection.
Alleluia, Christ est ressuscité ! Là aussi, j’aurais du mal à dire cela à un non-initié, et encore moins à une personne un tant soit peu hostile au christianisme. Dans l’esprit de pratiquement tout le monde, ressusciter doit être pris au pied de la lettre : une personne qui ressuscite, c’est une personne qui est morte et qui redevient biologiquement vivante, idée qui frise le ridicule si on la prend au premier degré !

Deuxième écueil.
La Bonne Nouvelle de la justification par la grâce.
La justification par la grâce est une des valeurs protestantes, mais est-ce compréhensible en l’état par tout un chacun ? Et je me demande même si tous les protestants seraient capables de l’expliquer simplement !

Troisième écueil.
 Alors ? On est tenté de renoncer, bien sûr. Faut-il abandonner l’idée d’évangéliser, d’annoncer l’Évangile ?
Je ne crois pas, simplement il est indispensable – et urgent à mon avis – de changer notre vocabulaire, changer notre façon de « dire Dieu » à nos entourages, à nos familles, aux personnes rencontrées par hasard, qui montreraient une curiosité, qui poseraient des questions, etc.
Si vous le voulez bien, dans les parutions prochaines, nous nous pencherons sur ces questions, sur ces « écueils » et nous proposerons des pistes.
L’objectif est difficile, ambitieux, trop peut-être, mais si on n’essaie pas on est sûr de ne pas réussir !


 


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