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Le péché contre l’Esprit


 

Michel Leconte


15 juin 2019

Il n’y a qu’un péché impardonnable : le blasphème contre l’Esprit (Mt 12, 31-32). Maurice Bellet affirme qu’il s’agit là de la part de Jésus d’une « parole de combat contre ceux qui refusent l’Évangile », c’est-à-dire ceux qui refusent l’amour inconditionnel de Dieu.

Car Jésus est venu « pour que les hommes aient la vie, non pour perdre mais pour sauver ». Quand l’Église ou nous-mêmes accablons les pécheurs, nous nous trompons, nous proférons une parole de mort et non de vie. Nous blasphémons contre l’Esprit.

L’amour que le Christ a pour les hommes va jusqu’aux pécheurs car la parole du Christ donne la vie, c’est une parole qui libère, qui ne condamne pas, qui ne juge pas, mais réintroduit les pécheurs et les exclus dans le monde des hommes et dans la relation avec Dieu. C’est, dit Jésus, pour les pécheurs qu’il est venu. « Quand il parle, écrit Maurice Bellet, leur péché disparaît. Devant lui, le pécheur devient neuf, le poids de sa culpabilité cesse... ».

Voyez son attitude envers Zachée et la femme prise en flagrant délit d’adultère... Bien sûr, cela ne signifie pas que le péché est insignifiant - être cruel envers son prochain ou l’aider à vivre ne s’équivalent pas. Mais le Christ abolit l’interminable ressassement du mal commis dans une expiation sans fin : l’homme pécheur est reconnu en deçà et au-delà de son péché.

Quand l’Église condamne et excommunie, elle ressemble aux scribes et aux pharisiens qui murmuraient en disant : « Cet homme-là fait bon accueil aux pécheurs et mangent avec eux ! » (Lc 15, 1,2).

L’Église, comme les scribes et les pharisiens refuse la parole de vie qui la concerne elle aussi, c’est en cela qu’elle blasphème contre l’Esprit. Elle croit que devant Dieu, il s’agit de remplir un contrat afin de jouir de la perfection de son ego, manière en fait de tenir Dieu loin de soi pour lui substituer une belle image de soi-même.

C’est aussi révéler une position orgueilleuse et méprisante, c’est montrer au monde un Dieu très éloigné de « celui qui fait pleuvoir sur les justes et les injustes », un Dieu qui ne se réjouit pas quand « celui qui était mort revient à la vie ».

L’Église ressemble alors à cet homme qui affirme : « Je te rend grâce, Seigneur, de ce que je ne suis pas comme ce publicain. Car moi je suis en règle. » Ainsi tu ne peux rien contre moi...

C’est là entendre la parole de vie comme une parole de mort, c’est prétendre comme le serpent de la Genèse que Dieu veut notre mort. C’est même prendre Dieu pour Satan... L’Église qui s’oppose ainsi à la parole de vie le fait au nom de Dieu, c’est ce qui est gravissime car c’est le mensonge qu’elle met au cœur de l’adoration même de Dieu : c’est là le blasphème contre l’Esprit car elle réduit Dieu et son Christ à l’impuissance comme le médecin qui est mis en échec par le malade qui ne veut pas guérir dans la « réaction thérapeutique négative ».

Le péché contre l’Esprit est-il impardonnable ? La dernière parole du Christ en croix n’est-elle pas : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » C’est le Fils qui implore son Père de pardonner aux blasphémateurs. Et Pierre ira même jusqu’à dire : « Cependant, frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agi, ainsi d’ailleurs que vos chefs » (Ac 3, 17).


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