Libre opinion

Rosa Parks
Contre le racisme
Éric Simpard
collection J'ai réussi !
Oskar éditeur
40 pages – 4,95 €
de 7 ans à 107 ans
recension Gilles Castelnau
15 juin 2018
Ce très petit livre est écrit vraiment gros dans un langage tout à fait simple et a, en plus, un glossaire à la fin du volume pour expliquer les mots difficiles.
C’est l’histoire édifiante de Rosa Parks, cette femme noire qui refusa de céder sa place à un blanc dans l’autobus, déclencha ainsi un boycott des bus de la ville de Montgomery qui dura plus d’un an et réussit à faire suspendre la loi raciste.
En voici des passages.
chapitre 1
Je suis une fillette à la peau noire
Sur le chemin de l'école, je reçois parfois des ordures sur la tête. Des enfants blancs me les lancent par les fenêtres de leur bus. Ils rient et se moquent de moi, juste parce que je suis Noire. Je les déteste.
Un jour, l'un d'eux a menacé de me frapper. Il n'aurai! pas dû. J'ai saisi une brique et je l'ai brandie devant lui. Il a eu peur et il a reculé.
Quand j'ai parlé de cet accrochage à ma grand-mère, elle m'a dit :
- Si tu ne fais pas attention, ma chérie, les Blancs te tueront avant que tu aies vingt ans.
chapitre 5
Je suis arrêtée par la police
À un arrêt suivant, des Blancs montent. Ils s'assoient devant, aux places qui leur sont réservées, mais l'un d'eux reste debout car il n'a pas de siège libre. Alors le chauffeur commande à nous autres Noirs de lui laisser nos places et d'aller à l'arrière. Nous ne bougeons pas. Le chauffeur s'énerve.
[...]
Les policiers me conduisent en prison.
chapitre 6
Mon arrestation déclenche un boycott
Finalement, la Cour suprême des États-Unis déclare contraires à la Constitution les lois racistes qui sont appliquées dans les bus. Le 20 décembre 1956, après 381 jours de boycott, nous décidons de reprendre les transports en commun. Désormais, nous pouvons monter et nous asseoir à l'avant, aux mêmes rangs que les Blancs. Je suis soulagée et fière de ce succès.
Cette victoire marque le début du recul des lois racistes dans le sud des États-Unis. Mon nom est Rosa Parks. J'habite la ville de Montgomery, dans l'État d'Alabama, et le jeune pasteur qui m’a soutenue s’appelle Martin Luther King.
[...]
Qui aurait pu croire, le 4 février 1913, que le bébé noir fragile, né dans un obscur village d’Alabama allait devenir plus tard une héroïne de son pays, qu'elle déclencherait, par son refus, un changement profond dans la vie des États-Unis ?
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