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Nichiren

Moine bouddhiste du XIIIe siècle

Roman

 

Asuka Ryôko
Yann Aucante

 

 

Editions L’Harmattan

346 pages - 35



Recension Gilles Castelnau



23 octobre 2018

L’histoire de Nichiren, ce moine bouddhiste japonais du XIIIe siècle est narrée avec beaucoup de détails et une très grande précision - sous une forme un peu romancée - par les auteurs qui ont imaginé les dialogues probablement tenus par les personnages anciens.
L’école bouddhiste de la Sōka Gakkai, notamment, présente en France, se revendique de l’enseignement de cet ancien moine..
Les auteurs tiennent compte de son changement de nom :

Son nom de naissance était Zen-nichi-maro..
Lorsqu'il entreprit ses études bouddhiques, on le nomma Yaku-o-maro,
puis  Renchō quand il prononça ses vœux.
Il prit le nom de Nichiren le jour où il créa sa propre école.

Voici quelques passages de ce gros et important livre.


 

Introduction

 

page 19

Dans I'histoire du bouddhisme japonais en particulier, mais aussi du bouddhisme en général, le nom de Nichiren Daishonin, moine prédicateur passionné du XIIIe siècle, fondateur d'une école qui porte son nom, présente un aspect singulier.
[...]
En se fondant sur les sutras évoqués dans les ouvrages bouddhistes qu'il lisait, Nichiren imposa le Daimoku, l'invocation de « namu myoho renge kyo » qu'il considérait comme la pratique universelle, le seul véhicule pour acquérir la force et la sagesse qui permettaient de surmonter les difficultés, la seule voie spirituelle accessible à tous.
[...]
Les lecteurs pourront ici lire les aventures palpitantes de ce moine, attisées par son caractère extravagant. Sa doctrine est aujourd'hui répandue dans le monde entier. Le legs de Nichiren réside dans sa lutte incessante pour le bonheur des êtres humains et son désir de créer une société respectueuse de la dignité inhérente à chaque vie humaine.

 

 

Au temple Seichoji

 

page 37

Durant douze années Yakuomaru s'infligea plus de dix heures de lecture par jour et ce, chaque jour de l’année. Quand il ne pouvait pas saisir toute la subtilité d’un livre, il demandait aux moines Jokenbo, Gijobo et même au maître Dozen de lui expliquer le véritable sens du texte. Il dévorait livre après livre, non seulement les sutras et les commentaires qui en étaient faits, mais aussi des livres au contenu fort éloigné du bouddhisme qui n'avaient rien à voir avec le dogme, comme un livre chinois sur la politique de la dynastie des T'ang, le Jogan Seiyou. Il avait une extraordinaire mémoire. Il lui suffisait d une rapide lecture pour mémoriser le contenu d'un livre. Un iour, Dozen lui donna des livres sur le Shingon, des ouvrages rebutants pour un esprit autre que celui qui animait Yakuomaru. Néanmoins, il les mémorisa tout de suite. Dozen demeurait stupéfait de la capacité qu'avait ce ieune cerveau à retenir tout ce qui lui tombait sous les yeux. Il se dit, content de lui : « Ce garçon est aussi doué que je l'espérais ; c'en est tout à fait surprenant. Je sais maintenant que mon premier jugement était le bon, ce garçon rétablira la renommée de mon temple. »

À l'âge de seize ans, Yakuomaru pouvait réciter de mémoire de nombreux sutras. Et il y en avait des milliers. Personne ne pouvait égaler son talent et son énergie.
Tous les moines du temple s'émerveillèrent de l'évolution spirituelle de Yakuomaro et du savoir acquis au cours de ces années. De plus, il était reconnu comme étant un perfectionniste, un jusqu'au-boutisme absolu. Il ne négligeait aucun détail qui puisse apporterun éclairage nouveau sur le bouddhisme moderne et ancien.

 

Les pérégrinations de Rencho en quête de la vérité cosmique

page 95

Rapidement, Rencho gravit les échelons de la hiérarchie du temple Nanshobo, en partie grâce à ses connaissances, mais aussi à son charisme, son pouvoir de séduction et à I'ascendant qu'il exerçait sur le public. Deux ans et demi plus tard, Shunpan lui confia la responsabilité d'un temple nommé Entonbo. Il y connut une réussite fulgurante. En général, il fallait cinq à sept ans pour être nommé jushoku, c'est-à-dire responsable d'un temple. Rencho n'avait que vingt-quatre ans quand il obtint cette charge. Cette nomination attira la jalousie des autres moines du temple, qui exprimèrent leur insatisfaction à Shunpan. Mais celui-ci ne tint aucun compte de leurs revendications et leur expliqua pourquoi il avait pris cette importante décision.
- Rencho est de tous le plus qualifié pour occuper cette haute fonction. Comme lui, avez-vous lu tous les sutras de toutes les doctrines ?

 

Progression spirituelle, sociale et scolastique du tigre de Hiei

 

page 102

Rencho s'éclaircit la gorge et poursuivit :
- La doctrine du Véhicule Unique enseigne que tous les êtres ont la nature de bouddha et que chacun peut en devenir un. Le fondateur chinois de l'école Tendai, le moine Chigi (538-597), affirme que la théorie et la pratique sont comme les deux ailes de l’oiseau. Les deux livres que Chigi a écrits, intitulés Hokke Gengi et Hokke Monku, enseignent les principes fondamentaux du bouddhisme à travers le sutra Hokke. Quant au Makashikan, qv'il a également écrit, il explique quels sont les meilleurs moyens de pratiquer le bouddhisme pour atteindre la connaissance de la voie juste et pure. Ces livres sont surnommés les Trois Sutras de l'école Tendai. Dengyo Daishi, qui est allé en Chine, a rapporté au Japon ces trois sutras. Il est donc évident qu'à cette époque le sutra Hokke était le principal texte de l'école Tendai. Si vous lisez I'histoire du temple Enryakuji, cela vous semblera évident. Cependant, la doctrine de l'Unique Véhicule enseignée par Dengyo Daishi a été déformée par le troisième patriarche du mont Hiei, Jikaku Daishi, dont l'autre nom était Ennin (794). Celuici adopta la doctrine Shingon et s'intéressa donc davantage au Dainichi, sutra principal de l'école Shingon, qu’au Hokke. Je pense qu'il s'agit là d'un choix personnel de Jikaku Daishi...

 

 

La menace mongole

page 216

La nouvelle que le pays mongol allait attaquer le pays se répandit à la vitesse de l’éclair dans tout le Japon. Tous les habitants éprouvèrent une grande peur en supputant une éventuelle occupation étrangère.

[...]

Nichiren, qui était de plus en plus confiant en sa destinée, donna son avis non seulement aux oligarques du pays et aux patriarches des temples, mais aussi à ses propres disciples. Il les tint informés de ce que l’on pourrait appeler aujourd'hui « l’actualité », et leur dit :
- J’ai envoyé onze lettres, toutes destinées aux puissants, pour leur donner mon avis sur les velléités de l'armée mongole qui veut envahir notre pays. II est fort possible que, prochainement, vous autres mes disciples et moi-même soyons à nouveau condamnés à l’exil. cela n’aura rien de surprenant, car certains vont réagir violemment en recevant ma lettre les invitant à se convertir très rapidement au Daimoku s'ils ne veulent eux-mêmes être placés sous le joug d'une loi étrangère. Je crois que ces instants que nous vivons sont en fait une chance inespérée pour autant que nous gardions une foi inébranlable dans le sutra Hokke. Sinon, je vous le dis, préparez-vous au pire ! Ne pensez pas à votre femme, à vos enfants, à vos parents, il est préférable de rompre les liens avec eux si vous voulez obtenir le satori suprême, qui sera le meilleur rempart pour repousser l’agresseur venu de l'étranger, mais aussi celui de vos propres agressions contre vous-même.

 

 

Prophéties de Nichiren à propos des guerres mongoles

 

page 307

Yoritsuna leur a dit : « Si vous abjurez votre pratique et que vous reveniez au respect du Nembutsu, vous pourrez continuer à récolter le riz à votre profit. »
- Et qu’ont-ils répondu ?
- Ils ont refusé tout de suite cette insolente proposition. Ce refus a excité la colère de Yoritsuna. Celui-ci a fait lier les mains des paysans et ordonné à ses bushis de lancer des flèches sur eux. En réponse, les paysans, courageusement, se sont mis à chanter des versets du Daimoku et beaucoup sont morts transpercés par les flèches des arquebusiers impériaux.
- C'est horrible ! Mais ils ont réalisé leur résolution de croire au sutra Hokke jusqu'à la fin. Il faudra inscrire leur nom sur les tablettes et les considérer comme saints martyrs du Daimoku.
- Oui, vénérable Nichiren, donnez-nous vos paroles par écrit pour que nous les fassions voir au peuple, car cette exécution a troublé le reste des habitants de Atsuhara. Ils ont peur de subir le même sort que ces braves paysans ! Nichiren écrivit tout de suite une lettre à la justice sous forme d’un long plaidoyer et appela un disciple-facteur pour aller remettre ce courrier tout de suite au tribunal. Puis Nichiren écrivit aux paysans dAtsuhara afin de les encourager vivement à persister dans la confiance qu'ils avaient placée dans le Daimoku et à se consacrer fidèlement au sutra Hokke.




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