Libre opinion
Réflexions au
fil de l'eau
Jean
Hoibian
5 décembre 2007
On jette l'enfant avec l'eau du
bain !
Beaucoup, en rejetant la religion
chrétienne, se privent de découvrir, ou de
re-découvrir la foi. Cherchent-ils vraiment ?
Manquent-ils de faim et de soif ?
Et nous, les
« pratiquants »,
avons-nous le courage d'écrire « ce que je ne crois
plus » ?
Ceux du 1er groupe se
méfient de toutes les religions, considérées
comme « opium », illusion, moyen d'asservir l'homme, pensée
débile pour rassurer des débiles !
Les second, les tenants de la religion,ne
sont-ils pas grandement respon sables, en fermant la porte, par leur
stupide intransigeance à tous ceux qui ne peuvent plus croire
certaines affirmations.
Peut-être, s'agit-il moins de croire en Dieu
que de croire en l'homme et au
travers de l'homme de retrouver Dieu...
Refuser les illusions de l'idéalisme
religieux, pour voir Jésus dans l'homme, celui qui lucidement
constate l'échec de l'humanité et n'y apporte aucune
solution rationnelle. Il assume la condition humaine dans son
ambiguïté (y compris le problème du mal). Pour
lui, l'homme fait mauvais usage de sa liberté, mais il est
susceptible d'évoluer, de recevoir un autre mode de
vie.
Je crois que Jésus m'offre la
libération de moi-même.
Je suis incapable d'être ce que je
rêve d'être. Il me libère de ma culpabilisation
aliénante. Il m'appelle à vivre dans une relation
humaine marquée par la modestie, le respect de l'autre et
l'amour.
Je crois que Jésus est infiniment
plus intelligent et bon que moi et que n'importe quel homme. C'est
cela que je veux dire quand je confesse qu'il est Fils de
Dieu.
Sa parole me libère et je sens
qu'elle peut libérer tout être aspirant à la
liberté intérieure.
Il est chemin, vérité et vie.
Mais il ne s'impose pas. C'est là qu'il me déconcerte.
Il est dieu mais il se conduit comme un esclave !
C'est cette humilité, ce courage, cet
amour, qui me confondent.
Dans mon approche silencieuse et
émue de ce Jésus, au
travers des Évangiles, je découvre Dieu, son
père, et notre père, comme celui qui me veut fort et
responsable, engagé fermement et joyeusement dans les combats
du monde.
J'aimerais tellement que mon église
accepte de se libérer du carcan de ses institutions lourdes et
marquées par le temps, de son discours infantilisant,
m'apparaissant fort éloigné de ce « royaume » que Jésus situe au plus profond de chacun de
nous.
Jetons sans hésiter, l'eau
souillée de nos peurs, de nos lâchetés,de nos
paresses, de nos faux dieux, et serrons dans nos bras l'enfant de
Noël !
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