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Que dites-vous de Jésus-Christ ?

 

François Anglade

 

mouvance charismatique

pasteur de l'Église réformée de Lagny - Chelles - Marne la Vallée (77)

.

 

Gilles Castelnau : Qu'est-ce qu'être charismatique ? Des catholiques le sont également. Et les Pentecôtistes.

 

François Anglade : Tout à fait. Cet adjectif de charismatique est accolé à tout chrétien, quelle que soit son Église : anglicane, évangélique, réformée, catholique, Pentecôtiste, etc. tous les chrétiens qui, selon leur tradition découvrent la vie du saint Esprit, aspirent à vivre comme Dieu le demande, à recevoir le saint Esprit.

 

Gilles Castelnau : Le saint Esprit est la présence divine dans nos coeurs.

 

François Anglade : Oui. L'Esprit saint est la 3e personne de la Trinité. Le mot « Esprit », en grec est de genre neutre. Or, plusieurs fois, lorsque l'Esprit est mentionné dans le Nouveau Testament, on ne parle pas de lui comme d'un neutre, mais on utilise un pronom personnel comme il convient pour une personne.

 

Gilles Castelnau : Une personne et non pas un fluide.

 

François Anglade : Voilà. Une personne et non pas une énergie, pas seulement un souffle. Dans les années 1970, en France, il y a eu un puissant souffle de Dieu et nombreux sont ceux qui ont aspiré à être remplis de la vie du saint Esprit.
Je suis ici pour parler de Jésus. Une clé de compréhension de Jésus s'appuie sur la parole de Jean-Baptiste disant de Jésus :

« Lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit et le feu » Luc 3.16.

Le mot « baptiser » a pris aujourd'hui une connotation très religieuse : c'est mettre quelques gouttes d'eau sur le front d'un bébé ou plonger un croyant dans l'eau. Mais en grec, ce terme signifie « être plongé, immergé ».
La phrase la plus importante du Nouveau Testament est, pour moi, cette phrase que je cite du Baptiste :

« Il vous immergera dans le saint Esprit ».

 

Gilles Castelnau : En d'autres termes, cela signifie faire monter en chaque être ce dynamisme créateur de Dieu ?

 

François Anglade : Baptiser du saint Esprit tous ceux qui sont appelés à croire. Ceux-là sont remplis de cette présence de Dieu qui leur permet de dialoguer avec Dieu, de comprendre ce que veut Dieu et surtout de se battre avec cette force que donne la présence de l'Esprit saint.
Et ceci contre notre propre nature qui est toujours un peu rebelle. La traduction en Français Courant dit

« si vous faites mourir votre être égoïste et si vous vivez par l'Esprit ».

Cette nature égocentrique de l'homme, égoïste, qui veut tout posséder pour lui et diriger les autres.
Avec l'aide de cette présence de l'Esprit saint en nous, qui dialogue en nous et qui nous est envoyé par Jésus, nous pouvons vivre et faire croître la sainteté dans notre existence et devenir de plus en plus conforme à ce que Dieu attend de nous.

 

Gilles Castelnau : Cela implique que l'on accepte de s'ouvrir à ce don. C'est cela la foi.

 

François Anglade : Oui. Un prêtre orthodoxe a employé une fois le terme de « synergie », un pasteur libéral disait « collaboration avec Dieu », ce qui est synonyme. Le mot grec « synergie » signifie que l'on met nos énergies ensemble pour avancer.
Le Nouveau Testament est écrit sous forme de récits : récits de guérisons, récits des déplacements de Jésus en Galilée, en Samarie, à Jérusalem. Il faisait cela pour attirer les gens à lui.
Un récit de guérison, par exemple, permet que l'on s'identifie au personnage en question.

 

Gilles Castelnau : Un récit de guérison. Par exemple le paralysé descendu du toit - Luc 5.17 - Jésus lui dit :

« Prends courage, mon fils, tes péchés sont pardonnés ».

Il lui dit aussi :

« lève-toi, prends ton lit et va dans ta maison ».

Cela signifie que cet homme a désormais un coeur purifié et des jambes fortifiées. Il part comme un être neuf.

 

François Anglade : Ce paralysé au d'abord eu une grande grâce : il a eu quatre amis qui l'ont amené à Jésus. Il n'a rien demandé à Jésus. Jésus voit la foi de ces hommes qui ont amené leur ami paralysé et il dit :

« Tes péchés sont pardonnés ».

Le péché est cette séparation qu'il y a entre Dieu et l'homme. On peut se laisser entraîner par l'orgueil ou par mille autres motifs et tirer un rideau entre Dieu et soi. Ce n'est alors plus notre conscience en communion avec Dieu qui parle mais c'est une conscience isolée et profondément pécheresse.

 

Gilles Castelnau : Quand saint Paul disait :

« N'éteignez pas, n'étouffez pas le saint Esprit » 1 Thessaloniciens 5.19,

l'orgueil, la prétention et bien d'autres choses encore peuvent donc étouffer en nous le saint Esprit, l'empêcher de monter en nous ?

 

François Anglade : Tout à fait. Le chrétien est appelé à vivre en communion avec Dieu et la personne qui entretient cette communion entre Dieu et l'homme, c'est l'Esprit saint. Chaque fois que nous laissons monter quelque chose en nous, qui nous fait perdre la conscience de l'Esprit saint, nous mettons un rideau entre Dieu et nous.
Ce quelque chose peut être le savoir : de grands théologiens à l'immense savoir, se sont coupés de Dieu et ont éteint le saint Esprit.

 

Gilles Castelnau : Tu es un homme de culture et de science et tu ne dirais pas que c'est la culture en soi qui peut nous séparer de Dieu. C'est si elle se fait sclérosante, desséchante, si elle empêche de s'ouvrir à Dieu ?

 

François Anglade : Si elle m'empêche de crier à Dieu à tout instant. Si elle remplace ma relation à Dieu qui est une énergie, une relation vitale. L'auteur de l'épître aux Éphésiens dit que la puissance par laquelle Dieu a ressuscité Jésus-Christ d'entre les morts est mise à la disposition des croyants.

 

Gilles Castelnau : Cette puissance est le saint Esprit.

 

François Anglade : Oui, cette puissance est le saint Esprit, l'énergie de Dieu.

 

.

 

Gilles Castelnau : Cette énergie de Dieu, ce dynamisme créateur, est un élan vital qui monte en nous et nous recrée.

 

François Anglade : Je suis très attaché à la personne du saint Esprit. Je m'adresse à lui dans ma prière en disant : « cher saint Esprit ». Et puisqu'en hébreu le mot pour Esprit est rouah qui est féminin, on pourait dire « ma chère saint Esprit ».
Quand je prie pour les gens, quand je leur impose les mains, je dis : « oh, cher saint Esprit, viens, touche, viens consoler ce coeur ».
Je sais que le saint Esprit est l'Esprit créateur. Le récit de la Genèse - Genèse 1 - nous présente la création en trois personnes :

« Au commencement Dieu créa » verset 1, c'est le Père.
« L'esprit planait à la surface des eaux » verset 2.

Donc l'Esprit n'est pas confondu avec la création. Il est distinct sans être séparé de Dieu. Et Dieu par sa Parole dit :

« Que la lumière soit » verset 3.

La création est donc inspirée d'un souffle créateur, d'un élan vital. Mais la personne du saint Esprit n'est pas autre que celle que Jésus nous a permis de rencontrer, notamment par sa mort.
Cette personne est profondément là avec nous, mais elle ne peut pas côtoyer l'homme qui veut rester aveuglé par son idéologie, son fanatisme, son péché. Ou demeurer pris dans ses désirs de chair, de consommation etc.

Il doit y avoir une réconciliation, qui a lieu par Jésus et c'est Jésus qui nous donne la connaissance, l'intimité de la présence de l'Esprit saint.
Il en est ainsi dans ma vie. Je suis un enfant de l'Église réformée. Depuis que j'ai l'âge de six ans, je suis allé au culte 40 fois par an. (Je dis quarante car c'est un chiffre symbolique). J'ai été un enfant élevé dans les cités, j'ai eu comme tous les autres une vie un peu désordonnée et perturbée. J'aimais donc entendre mon pasteur me prêcher la grâce de Dieu. Quand je revenais du temple le dimanche je savais que Dieu m'aimait, que Jésus-Christ m'aimait, que je pouvais être aidé et cela m'aidait.

 

Gilles Castelnau : La grâce de Dieu, c'est sa bienveillance.

 

François Anglade : Bienveillance de Dieu, soutien de Dieu. Dieu me connaissait, ne me rejetait pas même si dans ma cité je m'étais comporté comme un petit voyou. Le dimanche, je me repentais, je regrettais. Le lundi je me conduisais bien. Le mardi je m'acoquinais. Le mercredi, le jeudi et le même vendredi j'étais un petit délinquant. Pas bien méchant mais quand même.
A cette époque, je n'ai jamais entendu mon pasteur me prêcher la « nouvelle naissance ».

 

Gilles Castelnau : Tu vas nous parler de la « nouvelle naissance ». Mais d'abord, explique-nous pourquoi, alors que je t'avais demandé de parler de Jésus-Christ, tu as démarré immédiatement sur le saint Esprit.

 

François Anglade : Parce que Jésus-Christ est celui qui nous baptise dans le saint Esprit. Il est celui qui veut baptiser chaque personne qui écoute ceci. C'est-à-dire nous remplir pleinement et que nous ayons conscience de ce remplissage, de cette présence.

 

Gilles Castelnau : Donc quand tu parles du saint Esprit, tu parles de Jésus-Christ.

 

François Anglade : En tous cas, saint Paul le fait en identifiant dans le même mouvement le saint Esprit et l'Esprit de Jésus :

« Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d'annoncer la parole dans l'Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie ; mais l'Esprit de Jésus ne le leur permit pas ». Actes 16.6.

 

Gilles Castelnau : On ne sépare pas non plus Jésus et le saint Esprit de Dieu. Il y a les trois personnes de la Trinité et on ne peut parler de l'une sans parler des autres.

 

François Anglade : C'est juste. C'est ce que nous dit la théologie classique. C'est aussi ce que nous dit l'expérience spirituelle du dialogue avec Jésus qui est aussi le dialogue avec l'Esprit et avec le Père.

 

Gilles Castelnau : Bien des gens du new-Age connaissent l'idée de fluide, de dynamisme. En forêt de Fontainebleau des gens se collent aux rochers pour capter les énergies telluriques ; mais eux ne parlent ni de Jésus ni du Père.

 

François Anglade : C'est exactement ce que j'entendais en disant qu'il y a la force de l'Esprit dans la création qui donne cet élan vital, de sorte que les civilisations se relèvent toujours après s'être effondrées, que nous sommes toujours capables de lutter pour la vie, mais il y a aussi l'Esprit que nous donne Jésus qui est un autre visage du saint Esprit. Dieu est infini et on ne peut l'enfermer dans aucune des facettes où il se révèle.
Jésus nous donne un compagnon. Il dit

« Je vous donnerai un autre consolateur » Jean 14.6

Il le nomme en grec le « paraclet ». C'est le saint Esprit.

 

Gilles Castelnau : Le saint Esprit n'est donc pas un fluide neutre, c'est une personne vivante.

 

.

 

Gilles Castelnau : Dans la pensée charismatique, on insiste beaucoup sur la « nouvelle naissance ».

 

François Anglade : Oui, parce que le saint Esprit nous est donné par Jésus après que Jésus a pardonné les péchés, c'est-à-dire a enlevé ce mur qui nous sépare de Dieu et qui nous sépare aussi les uns des autres.

Quand on a l'Esprit saint en nous, on a une nouvelle dimension en nous, un présent de Dieu, qui va nous aider à vaincre l'esprit de nos habitudes, de nos traditions, de notre famille, de la cité, de la profession. Le saint Esprit va nous aider à rechercher ce qui est vrai dans toutes ces dimensions.

Quand je parlais du fait que dans ma jeunesse j'étais un petit délinquant et mes pasteurs me prêchaient la grâce. Il était bon pour moi de savoir qu'il y avait dans le ciel un Père qui m'acceptait et son Fils Jésus-Christ qui m'avait fait accepter par le Père. Plus tard, bien plus tard, ce que j'avais été dans mon adolescence est venu me rejoindre dans ma vie d'adulte père de famille et je me suis trouvé encombré. J'ai rencontré alors des pasteurs qui ont prié pour moi et qui ont fait sortir de moi ces esprits mauvais qui m'encombraient. Ils ont prié pour que je sois rempli de l'Esprit de Dieu. J'ai compris alors ce que Paul dit dans l'épître aux Romains :

« Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas » Romains 7.19

Cette phrase s'adresse à des baptisés. Au chapitre précédent Paul avait dit :

« Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » Romains 6.4

Au chapitre 7 Paul dit que tout « ressuscités » que nous soyons, 'il y a toujours une souffrance en nous qui vient du fait que le bien que nous voudrions faire, nous ne le faisons pas. Il s'écrie :

« Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » v. 24

et il répond :

« Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! » v. 25.

Il explique :

« Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ ». Romains 8.1

 

Gilles Castelnau : Qu'est-ce que le mal ? Est-ce polluer les océans, délocaliser abusivement une entreprise, battre sa femme, dominer et écraser ses enfants ; cela peut être la pédophilie...

 

François Anglade : Tout cela est le mal. Je suis très attaché au courant du réformateur Jean Calvin qui parle de la Loi révélée dans la Bible comme représentant les panneaux indicateurs qui montrent le chemin de Dieu. Quand on franchit ces commandements bibliques, ces panneaux indicateurs, on sait qu'on est dans le mal.
Un petit arrangement qu'on fait dans une entreprise, une demi vérité, nous situent de l'autre côté du panneau... Cela va de la vie privée intime jusqu'à la vie sociale et politique.

 

.

 

Gilles Castelnau : Cette ouverture au saint Esprit est nécessaire, il faut accepter le saint Esprit. Quelles conditions faut-il respecter pour que Dieu, le saint Esprit vienne en nous ? Faut-il être dans telle ou telle Église ? Tu as dit être un enfant de l'Église réformée, mais il y a aussi l'Église catholique, par exemple. Il y a aussi les évangéliques qui disent qu'il faut avoir une bonne confession de foi, une grande ferveur et être passé par une « nouvelle naissance ». Certains disent aussi qu'il faut « parler en langues ».

 

François Anglade : Tu as employé plusieurs fois l'expression l'« Esprit qui monte en nous ». Or, dans les récits des Actes des Apôtres, on voit que l'Esprit ne monte pas du plus profond de nous-même, mais il descend du ciel et nous tombe dessus.
La seule préparation à sa venue est la pauvreté. Quand on doit faire son service de chrétien, de mari, de directeur d'entreprise, d'avocat et que l'on se sent tellement pauvre, alors on est prêt à devenir un récipient dans lequel la pluie du saint Esprit va tomber.

 

Gilles Castelnau : Au lieu de dire à Dieu ce qu'il doit faire pour nous, il nous faut écouter ce que Dieu va nous dire de faire.

 

François Anglade : Même pas ! Je dirais :

« Heureux les pauvres » Matthieu 5.3

C'est-à-dire, « heureux ceux à qui l'Esprit révèle leur pauvreté ». Si on découvre sa pauvreté humaine, alors on devient un réceptacle dans lequel l'Esprit saint peut venir, puisque Jésus-Christ a ouvert la route et puisque la mission de Jésus de Nazareth est de baptiser ceux qui croient dans le saint Esprit.

 

Gilles Castelnau : Ceci est-il vraiment pour tout le monde ou certains sont-ils exclus de ces promesses parce qu'ils ne sont pas de la bonne Église, de la bonne nationalité, de la bonne religion ?

 

François Anglade : C'est vraiment pour tout le monde. Ces promesses accomplissent les prophéties des grands prophètes. Jérémie a annoncé un temps où Dieu allait mettre sa loi dans nos coeurs :

« Voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël,
Après ces jours-là, dit l'Eternel :
Je mettrai ma loi au dedans d'eux,
Je l'écrirai dans leur coeur ;
Et je serai leur Dieu,
Et ils seront mon peuple.
Celui-ci n'enseignera plus son prochain,
Ni celui-là son frère, en disant :
Connaissez l'Eternel !
Car tous me connaîtront »
Jérémie 31.33

L'alliance dont Jérémie témoigne est celle d'une rénovation de la personne. L'homme aura conscience de ce que Dieu demande. Il n'y aura plus à s'enseigner les uns les autres. Si l'on se tourne vers Dieu pour lui demander « quel homme veux-tu que je sois ? » on est prêt à recevoir le saint Esprit.

 

Gilles Castelnau : Tu as parlé d'intimité avec Jésus.

 

François Anglade : Il est un verset de Paul auquel je suis très attaché : Le chrétien contemple le visage de Jésus-Christ et plus il le contemple, plus il se met à ressembler lui-même à Jésus-Christ. Cela parle de la vie du saint Esprit :

« Lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté.
Or, le Seigneur c'est l'Esprit ; et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté.
Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur,
nous sommes transformés en la même image,
de gloire en gloire,
par le Seigneur, l'Esprit. »
2 Corinthiens 3.16.

Le voile qui est ôté est celui qui nous empêchait de voir la gloire de Dieu, c'est-à-dire son amour. Il y a là une conjonction du visage du Christ et de la vie du saint Esprit.

Dans ma vie de prière, c'est une réalité. On peut s'attendre à ce que dans la prière, Dieu fasse une image mentale en nous du visage de Jésus-Christ.

On ne sait pas seulement tout ce que Jésus Christ a fait durant son ministère, mais son visage même nous est désormais familier. Comme on peut voir le visage de son père, de sa mère ou de ses enfants, on peut « voir » le visage de Jésus-Christ. Cela rassure nos coeurs, cela nous apaise.

 

Gilles Castelnau : Pour clôturer cette explication, voudrais-tu nous dire une prière à laquelle tout le monde pourrait s'associer.

 

François Anglade :

Seigneur notre Dieu, nous te remercions de t'être révélé dans ce monde.
Tu t'es révélé pour venir au secours de chaque être sur la terre.
Tu nous aimes chacun, tu connais chacun, tu nous as créé chacun et tu as un dessein merveilleux pour chacun.

Je te prie, Seigneur Jésus de toucher ceux qui nous écoutent
afin que tu donnes à chacun un coeur de pauvre.
Tu as dit
« Heureux les pauvres selon l'Esprit, le Royaume des cieux est à eux ».

Viens, cher saint Esprit,
viens maintenant toucher les coeurs, les pensées,
afin que nous ressentions cette immense pauvreté
afin que tu nous enrichisses de ta présence, de ta gloire, de ta bonté, de ton amour.

Merci Seigneur, parce que tu fais tout cela.
Gloire à toi, mon Dieu.
Amen.

 

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