Un univers co-créé
A Co-created Universe
Margaret Gwynne
membre de Sea of Fait de Hawkes Bay, Nouvelle Zélande
Note de Gilles Castelnau
Sa théologie est manifestement celle du Process
traduction Gilles Castelnau
1er juin 2017
Je réponds à l’article d’Alan Goss « le Dieu théiste devrait (doit) disparaître » (publié en traduction française sur ce site)
Il parle d’efforts à faire pour représenter Dieu de manière nouvelle plus satisfaisante. En voici un. J’ai récemment fait un exposé à notre groupe Sea of Faith à propos du livre de Carol Christ « She who Changes Re-imagining the Divine in the World » (« Elle qui change la conception de la divinité dans le monde »)
Elle parle de six erreurs théologiques du christianisme traditionnel :
- Un Dieu immuable et parfait
- Omnipotent
- Omniscient
- Bonté antipathique
- Notre immortalité
- Vérité absolue de la révélation
Elle examine les malheureuses conséquences de ces idées pour l’humanité : dualisme, hiérarchie, esclavage, oppression des femmes et des enfants. Un Dieu lointain exerçant sa puissance sur tous, les humains se dérobant à leur responsabilité à l’égard de l’état de la planète, guerres de religion provoquées par l’idée de la vérité absolue de la révélation.
Elle pose ensuite une alternative obligatoire : un univers co-créé en permanence par Dieu et par tous les êtres du cosmos.
(En ne dit pas Dieu mais Déesse-Dieu afin de se situer clairement au-delà du masculin et du féminin, notamment du masculin)
Nous sommes en Dieu et pouvons le ressentir comme une puissance au plus profond de nous-même. Dieu est en nous, participant à notre existence, souffrant quand nous souffrons, se réjouissant de notre joie. Dieu est omniprésent, agit dans l’univers et en tous les êtres par sa puissance de vie, d’harmonie et de beauté. Il se préoccupe fondamentalement de tout être et de la vie de l’univers dans son ensemble.
Il n’exerce pas de pouvoir sur l’univers mais avec l’univers. Dans l’univers co-créé, Dieu n’est pas omniscient bien qu’il ait une connaissance du passé et du présent plus complète qu’aucun être et en tire une plus importante vision des possibilités offertes par le futur.
Néanmoins, Dieu peut être surpris et l’est fréquemment, par le futur tel qu’ils surgit finalement. Il y a toujours du risque dans l’univers co-créé, pour tous ses participants, y compris pour Dieu. Nous sommes engagés dans une aventure.
En ce qui concerne l’immortalité, Carol ne voit aucune raison d’espérer une vie après la mort. Pour elle, le but de la vie est de profiter de la vie autant que l’on peut et de s’efforcer d’accroître la joie des autres.
Notre connaissance humaine est fragmentaire et nous ne pouvons jamais connaître la vérité complète. Cela rend la vie intéressante et déstabilisante.
Ce qu’il faut c’est avoir foi en la puissance divine qui anime le processus créateur de l’univers dans son désir profond que tous les êtres du monde jouissent de la vie tant qu’ils le peuvent.
Cette conception de Dieu attribue aux humains la responsabilité de toutes les souffrances et tous les maux créés par l’humanité elle-même.
C’est à nous que revient la tâche de guérir notre planète.
Où trouverons-nous l’inspiration pour répondre à ce défi ? A travers les âges, les humains ont cherché à imaginer une puissance divine qui les aiderait dans leurs luttes quotidiennes. Le monde d’aujourd'hui exige une nouvelle inspiration, de nouvelles conceptions du monde correspondant à nos connaissances actuelles. Pourrait-on imaginer un récit fondateur qui inclurait l’histoire d’une supernova explosant afin que ses éléments producteurs de vie jaillissent et s’incarnent dans des galaxies, des systèmes solaires et des planètes où naissent des abeilles et des fleurs ?
Si nous élaborons notre récit fondateur, nous pourrons prendre exemple sur les anciennes traditions spirituelles et l’organiser, lui aussi en rituels, symboles et occasions d’émerveillement.
Les Églises sauront-elles trouver l’inspiration qui les conduira dans cette tâche essentielle ?
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