Libre opinion
Proches de vous !
Pour vous qui êtes malades
et pour vous qui les accompagnez
Foi
chrétienne et maladie
Éd. Olivétan
48 pages – 4 €
Recension
Gilles Castelnau
20 février 2017
Cette séduisante petite
brochure, que l’on peut glisser dans sa
poche, a été faite par une groupe d’une dizaines
de visiteurs d’hôpitaux du canton de Vaux, en
Suisse, protestants, catholiques, évangéliques
et orthodoxes. Elle contient des petits
commentaires spirituels, des conseils, des
photos très sympathiques, des versets bibliques.
Elle est lumineuse, elle apaise, encourage,
sourit...
En voici des extraits
.
page 9
Pourquoi les Églises
accompagnent-elles les malades ?
Accompagner est une action qui implique deux
personnes : celui qui a besoin d’être
accompagné momentanément ou à plus long terme et
celui qui l'accompagne. Ces deux interlocuteurs
sont engagés dans un dialogue qui porte sur la
difficulté, la solitude, le handicap, la
détresse et offre une réponse éclairée par des
références spirituelles plus ou moins partagées.
Accompagner, c'est vivre un temps d'échange et,
par cet échange, transformer chacun des
partenaires du dialogue et ouvrir à une possible
expérience de partage.
Parce que nous croyons en un Dieu qui s'est
fait homme, l'accompagnement des malades
appartient à notre identité chrétienne. Le
mystère de la rencontre avec Dieu s'exprime
d'une manière privilégiée dans cet
accompagnement. Cela veut dire que Dieu est
présent lorsque l'accompagnant et le malade se
rencontrent. Tout accompagnement nous dépasse.
Nous ne sommes jamais seuls avec l'autre. Tout
accompagnement est la rencontre de trois
personnes : Dieu, le malade et l'accompagnant.
C'est la dimension spécifique de notre présence
auprès de celui qui souffre et l’humilité de
notre démarche.
page 18
La prière avec et pour les malades signifie
avant tout le désir de se placer devant Dieu, la
certitude que Dieu est présent et l’invitation à
nous laisser toucher par lui. La prière est
aussi une demande adressée à Dieu. Demande
humble qui reconnaît que ce qui nous arrive,
dépasse notre désir à tout vouloir maîtriser. La
foi n'écarte pas l’initiative et l'intelligence
humaine. Elle ne s'oppose pas à la science, mais
ouvre l'être à sa pleine dimension de personne
aimée de Dieu, qui n'est pas limité au seul
corps qui souffre.

page 22
L’Évangile nous invite à découvrir que notre
souffrance peut être habitée par la présence du
Christ. Cette découverte devient alors une
expérience enrichissante qui témoigne de la
victoire de la Vie.
page 27
L’accompagnant, qu’il soit aumônier ou membre
d'une Église, répond à toute forme de demande
dans un esprit de service, d'accueil, de liberté
et de respect. C'est celui qui souffre, qui seul
doit avoir la maîtrise à chaque instant de la
relation. La forme et le contenu de
l’accompagnement sont une réponse à une
demande ; elle ne peut en aucun cas être
mécanique ou imposée.


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