Dialogue interreligieux
Sans Notre Dame des Grâces
que deviendrait Nice ?
Gilles Castelnau
30 mai 2011
Hier, à Nice, en l’église catholique du Vœu, le maire de Nice Christian Estrosi, entouré du président du conseil général Eric Ciotto et de plusieurs élus, en présence de Mgr Louis Sankalé, évêque de Nice et du curé de la paroisse, le Père Jean-Louis Lopez, a confié les destinées de la ville de Nice à Notre Dame des Grâces. La confrérie des Pénitents Blancs était présente et la Maîtrise de la cathédrale a chanté.
Il paraît que l’on fait cela chaque année depuis 1832 où l’on avait particulièrement eu besoin de l’intercession de la Vierge en raison d’une épidémie de choléra. On pensait à l'époque que si Nice faisait ce geste officiel, la Vierge serait sans doute motivée à user de son influence céleste pour obtenir de Dieu qu’il intervienne en faveur des Niçois et qu’il emploie sa toute-puissance pour stopper l’épidémie qu’il laissait, pour le moment, proliférer sans paraître s’en soucier.
Cela avait donné toute satisfaction et, de crainte que cette protection ne soit progressivement oubliée dans les cieux très-hauts, les Niçois avaient pensé qu’il fallait rafraîchir chaque année la mémoire de Notre Dame des Grâces en répétant le même vœu, dans la même église, à la même époque.
C’est ce qu’a fait le maire de Nice, entouré des plus hautes autorités locales, comme nous l’avons dit.
Il semble qu’à Nice l’ancienneté d’une superstition transforme celle-ci en vérité spirituelle indiscutée.
Voir Nice Matin du 30 mai
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