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La voie de l’acte juste

la Bhagavad-Gitâ

 

Traduite du sanskrit par Émile Sénart

Choix de textes établi et présenté par Gisèle Siguier-Sauné

Ed. Pocket

 

13 février 2009
Ce texte fondamental de la religion hindoue est présenté par de nombreux extraits que Mme Gisèle Siguier-Sauné nous introduit de manière très claire et compréhensible dans ce monde foisonnant et qui nous paraît si étrange : agir ou ne pas agir, la question du désir, la signification du yoga, la piété de la bhakti...

Voici quelques extraits de la Bhagavad-Gitâ dont nous espérons qu’elle donnera à l’internaute l’idée d’acheter ce petit livre et, qui sait, d’approfondir encore sa connaissance.

 

p. 57
Bhagabat dit :
Quand l'homme s'affranchit, ô fils de Prithâ, de tous les désirs qui hantent l'esprit, qu'il trouve sa satisfaction en soi et par soi, on dit qu'il est en possession de la sagesse.

Sans trouble dans la souffrance, sans attrait pour le plaisir, libre d'attachement, de colère et de crainte, l'ascète est en possession de la lumière.

Celui qui ne ressent aucune inclination, qui, d'aucun bien ni d'aucun mal, ne conçoit ni joie ni révolte, celui-là est en possession de la sagesse.

Et lorsque, telle la tortue rentrant complète­ment ses membres, il isole ses sens des objets sensibles, la sagesse en lui est vraiment solide.

Les objets des sens disparaissent pour l'âme qui n'en fait pas son aliment ; la sensibilité reste. À son tour elle disparaît pour qui a reconnu l'absolu. 

 

p. 87
Je suis, moi l'origine et la fin de l'univers tout entier.

Il n'est rien au-dessus de moi, ô héros ;je suis la trame sur laquelle le tout est tissé, tels les rangs de perles sur un fil.

Dans l'eau je suis le goût, ô fils de Kuntî, la lumière dans la lune et dans le soleil, la syllabe Of!1 dans tous les vedas, le son dans l'espace, la virilité dans les hommes.

Je suis dans la terre le parfum, la splendeur dans l'astre du jour, la vie dans tous les êtres, l'ascèse dans les ascètes.

Sache, ô fils de Prithâ, que je suis le germe éternel de tous les êtres; je suis la pensée des êtres pensants, la grandeur des grands.

Je suis la force, affranchie de désir et de passion, des forts; dans les êtres vivants je suis, ô héros des Bhâratas, l'amour permis.

 

p. 98
Mais les sages, ô fils de Prithâ, qui relèvent de la nature divine, s'attachent à moi uniquement ; ils me connaissent pour l'origine impérissable des êtres.

Les uns me glorifient sans cesse, et, adonnés aux pratiques rigides, m'adorant pieusement me servent avec une application constante.

D'autres me servent en me rendant un culte de connaissance, soit qu'ils me considèrent dans l'unité ou dans la multiplicité infinie de mes manifestations distinctes.

Je suis le rite, je suis le sacrifice, je suis l'offrande et l'herbe rituelle; c'est moi qui suis la prière, le beurre clarifié ; je suis le feu ; je suis la libation.

De ce monde, je suis le père, la mère, l'ordonnateur, l'ancêtre ; je suis l'objet de la science, le purificateur, la syllabe om, la ric, le sâman, le yajus ;

Je suis le but, le soutien, le maître, le témoin, la demeure, le refuge, l'ami, l'origine et la fin, le support, le réceptacle, le germe, l'impérissable.

Je donne la chaleur, je retiens la pluie et je la répands ; je suis l'immortalité et la mort ; je suis, ô Arjuna, l'être et le non-être.

 

p. 119
Toujours satisfait, le yogin, maître de lui, ferme en ses résolutions, qui, tendrement attaché à moi, repose en moi son esprit et sa pensée, celui-là m'est cher.

Celui de qui les hommes n'ont rien à redouter et qui ne redoute rien des hommes, celui qui est affranchi de tous mouvements de joie, de colère, de crainte, celui-là m'est cher.

Détaché, pur, fort, parfaitement indifférent, supérieur à toute agitation, celui·qui, renonçant à toute activité intéressée, m'est tendrement attaché, celui-là m'est cher.

Celui qui, plein de tendre dévotion, ne se réjouit ni ne hait, ne s'attriste ni ne désire, renonce également à ce qui est agréable ou pénible, celui-là m'est cher.

Celui qui ne fait nulle différence entre ennemi et ami, entre l'honneur et le mépris, le froid et le chaud, le plaisir et la peine, libéré de tout attachement,

L’homme plein de dévotion tendre, qui accueille le blâme et l’éloge du même silence dédaigneux, qui est également satisfait de tout, qui, sans asile, garde le cœur ferme, cet homme m’est cher.

 

 

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