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Dialogue interreligieux

 

 

« Jean, explique-moi ton évangile »


 

Éd. l'Harmattan

190 pages. 18 €

 

 

pasteur Jean Dumas

 

1er mai 2009

Le pasteur Jean Dumas qui médite l’évangile de Jean depuis des années, imagine qu’il dialogue par email avec l’évangéliste lui-même, dont il porte le nom et dont il aurait trouvé l’adresse céleste.
Il est passionné par cette conversation, intimidé, confiant, fraternel. Il commence par le tutoyer et l’évangéliste le vouvoie, alors il change... Ces pages de questions et de réponses sont entrecoupées des passages de l’évangile qui sont, justement, en question.

Toutes les questions, les incertitudes, les émerveillements aussi que peut susciter la lecture de cet évangile au Français du 21e siècle sont passées en revue, avec une liberté d’esprit, une rigueur et une authenticité telles que la foi chrétienne (un protestantisme libéral) est jaillit fraîche et renouvelée.

En voici quelques passages qui donneront envie au lecteur d'acquérir le livre.

 

.

page 10

Introduction. Jean Dumas.

Le croyant que je suis ne peut plus croire en un christianisme qui serait le centre autour duquel les autres religions formeraient un cercle. Depuis plusieurs années je suis entré dans la ronde des dialogues à parts égales avec mes frères croyants des autres traditions religieuses. Chacune est respectable en soi et toutes tournent ensemble autour d'un même axe que, fidèle à ma tradition, je nomme Dieu.
[...]

De l'audace : parce que pour beaucoup trop d'hommes, de nos jours, le croyant qui entre en dialogue va à contre-courant. Et j'ai conscience de pratiquer ma, lecture du quatrième évangile à contre-courant des lectures habituelles. Dans un monde qui perd les repères que l'or croyait éternels, il est plus confortable, croit-on, de s'efforcer à les maintenir en conservant ce que l'on croyait hier. Les différentes facettes d'un retour du religieux répondent à un tel réflexe, semblant sain, et le partisan du dialogue rencontre l'incompréhension. Il est mal supporté ou considéré comme un aventurier inconscient des dangers du voyage dans l’interreligieux.

Entrer en dialogue est encore une attitude risquée car elle expose aux affrontements avec bien des majorités religieuses en place. Certains des partisans du dialogue subissent des procès en hérésie, réels ou virtuels, mais toujours douloureux. Comme on l'a vu récemment dans certains pays à majorité islamiste, d'autres en arrivent à risquer leur vie, victimes de condamnations fanatiques implacables. Ailleurs, les acteurs du dialogue sont traités par le mépris et ne rencontrent que le silence d'autorités religieuses qui pensent ainsi étouffer leurs voix pour éviter des conflits mal venus à leurs yeux, trop tôt venus sans doute.

 

 

page 41   C’est l’évangéliste Jean qui a la parole.

Cher Jean,
Le mot "homme" revient encore une fois
, appliqué à Jésus par Pilate, lors de sa comparution devant le gouverneur romain. Il a laissé Jésus entre les mains de ses sbires, qui l'ont affublé d'un manteau rouge sang, et lui ont mis une couronne d'épineux autour du crâne. Pilate alors le montre à la foule amassée dehors, et leur crie : "voici l'homme !" J'aime donner à certaines de mes expressions un double sens : derrière le sens premier d'un mot se cache une signification profonde. L 'homme, Jésus de Nazareth, est alors l'homme vrai, tel que Dieu le veut. Il est, certes, victime des lâchetés et des jalousies humaines, mais il devient cependant cet Adam, nouveau, qui, contrairement au premier Adam, ·ne dévie pas d'un pouce de la ligne qu'il s'est tracée : suivre la voie de Dieu, jusqu'au bout du chemin, sans faillir. C'est en cela qu'i! devient pour toujours l'homme rayonnant la gloire de Dieu.

 

 

page 48    C’est l’évangéliste Jean qui a la parole.

Cher Jean,
C'est Jean-Baptiste qui, le premier
, désigne Jésus comme étant le fils de Dieu, lorsqu'il le rencontre en baptisant les foules, Jean raconte alors qu'il a vu le Souffle descendre et se poser sur Jésus : « j'en suis le témoin, il est le fils de Dieu"; s'est-il aussitôt écrié. Jésus est fait fils de Dieu par le Souffle divin qui s'empare de lui, lors de son baptême. Il sera désormais "imprégné de son Père, Dieu ", dira-t-il, (ch. 6, v.27) Je tiens beaucoup à cette expression : Jésus est cet homme pleinement imprégné de Dieu, ce que ne sont pas les autres hommes que nous sommes. J'ai compris que Jésus était homme, l'homme véritable que Dieu attendait en vain depuis le premier homme. Comme il y eut un premier Adam, voici le second Adam: voici l'homme, dira de lui Pilate, comme je l'ai rappelé.

 

 

page 144
Réflexion. Jean Dumas.

Méditant sur l'absence de transfiguration chez Jean, j'ai découvert que le Jésus de Jean apparaît transfiguré dès son premier geste publique, proposant au lecteur un nouveau regard sur le monde. Il flotte à Cana, lors de la première manifestation de la vie publique de Jésus, un air de transfiguration. Lors des noces qui s'y déroulent, l'eau des six grandes jarres se transforme en vin fin. Jean, alors, signale un détail semble-t-il insignifiant, à première lecture : ni le mari ni les invités ne surent qu'il y eut miracle. Le miracle n'en est un que pour les tout proches de Jésus, sa mère et ses disciples. Or l'évangile précise que ces derniers, seuls, crurent en lui, et pourquoi donc ? Parce que, dit Jean, « Jésus s'est montré dans tout son éclat » (dans toute sa gloire, traduisent d'autres versions).

Pour les trois premiers évangélistes, Jésus s'est montré dans sa gloire le jour de la transfiguration. Pour Jean, Jésus transfigure dès le début la réalité des choses, et ce n'est pas par quelques miracles surnaturels, terme que Jean n'utilise jamais, mais par des « signes ». « Tel fut, à Cana de Galilée, le commencement des signes» (2, Il). Et Jean clôt son évangile par ces mots : « Jésus a opéré sous les yeux de ses disciples bien d’autres signes ». (20,30). Il s’agit donc d’ouvrir les yeux sur l’invisible réalité du monde. C’est le regard du disciple qui doit savoir lire les signes de la présence invisible.

 

 

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