Et la circoncision ?
Claudine Castelnau
12 février 2018
L’affaire de la circoncision rituelle revient dans l’actualité, encore une fois. En Islande, un projet de loi soutenu par les députés de quatre partis politiques qui représentent 46 % des députés du Parlement islandais, vise à interdire avant l’âge de 18 ans, cette pratique considérée comme une violation des droits de l’enfants et dangereuse pour sa santé avec des risques d’infection.
Dans les autres pays nordiques (Finlande, Danemark, Suède, Norvège) la circoncision non médicale des garçons de moins de 18 ans fait aussi débat sur les droits de l’enfant – athées et libéraux de gauche y voient une forme de maltraitance, et depuis 2013, une déclaration conjointe initiée par les défenseurs des droits des enfants de tous ces pays a proposé une interdiction de la pratique même si elle n’a toujours pas force de loi.
La liberté de culte est aussi mise en question en menaçant, pour les juifs, la transmission de l’identité religieuse et pour les musulmans une coutume largement pratiquée.
The Times of Israel, un magazine israélien en ligne, voit dans ce projet de loi la suite de l’interdiction des mutilations génitales féminines, interdites dans ces pays scandinaves depuis 2005.
Et en 2012, en Allemagne, le tribunal de Cologne a jugé que la circoncision était un acte criminel, interdiction rapportée depuis mais qui s’applique encore par moments en Autriche et en Suisse.
The Times of Israel rappelle que l’abattage rituel des animaux (c’est-à-dire non étourdis avant d’être égorgés) est un autre sujet de discussion sensible en Europe occidentale et sert parfois de caution à des propos racistes antimusulmans ou antisémites, les deux communautés qui pratiquent cette mise à mort choquante.
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