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« Parlez moi de votre vie
et je comprendrai
quel est votre Dieu »

François Thiria

 

 

7 février 2018

Cette parole m’a fait penser à un évènement lors d’un voyage en Inde qui m’avait fait réfléchir aussi :

C’était près d’Ahmedabad, dans l’état du Gujarat, état connu surtout par la discrimination (parfois très violente) vis-à-vis des musulmans de la part des hindouistes. Dans ce bourg, Sarkej, il y avait un ensemble de bâtiments dédiés au culte musulman : mosquée, mausolée… que nous comptions visiter. L’islam est présent en Inde depuis plus de 1000 ans par voies pacifique (marchand) ou par invasions. Les musulmans sont à peu près 12 % de la population, soit près de 180 millions d’habitants.

Le guide me propose d’honorer le soufi dont le mausolée se trouvait là (j’en ai déduit que le guide était musulman, ce qui n’était pas évident auparavant). Je m’empressais de le faire car rendre hommage à un saint c’est rendre hommage à toute une religion et à ses croyants. Mon guide m’acheta des pétales de fleur et me recouvrit d’un petit bonnet musulman qui ne servait pas pour la première fois étant donné sa propreté. J’ai tourné autour du mausolée en faisant des stations sur les trois cotés accessibles en déversant les pétales sur la tombe. A la fin de circumambulation je vis se lever à l’autre bout de la cour un vieillard qui se dirigea vers moi. Arrivé près de moi il me regarda intensément et me tendit la main que je serrai chaleureusement. Il ne parlait pas anglais, je ne parlais pas gujarati. Mais nous n’avons pas eu besoin du guide pour nous comprendre. J’interprétais ce geste comme une série de reconnaissances.

Reconnaissance : il me remerciait d’avoir fait cet hommage, moi un étranger, certainement non musulman

Reconnaissance : il reconnaissait sans doute en moi un autre croyant (chrétien sans doute) qui lui-même reconnaissait dans l’islam une religion digne d’être honorée.

Reconnaissance : dans cet échange sans parole, la reconnaissance d’une certaine fraternité dans la foi en un Dieu unique (du moins c’est comme cela que je l’ai vécu)

Par ce geste ce musulman me montrait que l’islam était une religion de tolérance, comme l’histoire de l’Inde le montre (à part quelques exceptions). Déjà au temps des Grands Moghols (16e et 17e siècle) la tolérance était la politique officiel et l’empereur Akbar avait épousé une chrétienne, une hindouiste et une musulmane. Il a même tenté de créer une religion faisant la synthèse des trois religions « domestiques ».

Le poète Kabir, à la même époque, écrivait :

Si Allah demeure dans une mosquée, à qui appartient le reste du monde ?
Les Hindous disent qu’Il demeure dans l’idole : les uns et les autres se trompent !
Oh Allah-Ram c’est pour Toi que je vis,
Oh Maître aie pitié de moi !
On dit que Hari (Ram) demeure au Sud
Et qu’Allah réside à l’Ouest :
Cherche-Le dans ton cœur, cherche-Le dans tous les cœurs :
Là est sa demeure et sa résidence !

L’islam religion de tolérance, religion d’accueil de l’étranger non musulman !

Il établit ainsi un lien entre le comportement humain et le Dieu qui l’inspire


 

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