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Image de l’Inde

les gopuras

 

 

Francois Thiria



22 mai 2015

D’une manière générale l’hindouisme est le nom que les occidentaux ont donné à la religion autochtone de l’Inde. Il comprend un éventail très éclectique de doctrines et de pratiques allant du panthéisme à l’agnosticisme et de la croyance en la réincarnation à l’adhésion au système des castes. Mais aux yeux d’un hindou aucune de ces croyances ne constitue un credo obligatoire. Il n’existe pas de dogme imposé. L’hindouisme affirme que toutes les formes de culte se valent et que la religion est un engagement personnel, lié à l’épanouissement de l’individu dans sa relation avec la divinité.

D’une manière concrète appréhender l’hindouisme pour un occidental comme moi pétri de monothéisme est bien difficile. Une image qui me permet de mieux l’approcher est l’image du gopura.

Le gopura est la porte d’entrée des temples en Inde du sud. Pour être plus précis c’est la porte de l’enceinte (ou des enceintes) qui entoure le temple. C’est une porte monumentale constituée d’une ouverture qui permettait aux éléphants porteurs des nababs locaux de rentrer. Cette ouverture est surmontée d’un très haut tronc de pyramide, le tout pouvant atteindre 60 mètres de haut comme à Madurai. Ce tronc de pyramide est creux et munie d’ouvertures.

Mais ce qui le caractérise le plus c’est le fourmillement de personnages sculptés sur sa façade: héros d’épopées, saints, animaux, demi dieux, divinités... et bien d’autres êtres issus de l’imagination débordantes des Indiens. Chaque personnage est, en général en stuc peint, repeint tous les soixante ans, donnant à ces gopuras des couleurs chatoyantes qui paraissent un peu kitch à nous autres européens. Il faudrait de longues semaines pour reconnaître tous ces personnages, les resituer dans le panthéon indien et se souvenir de leurs caractéristiques décrites longuement dans les épopées (Mahabarata, Ramayana...) et autres livres religieux comportant des dizaines de milliers de vers. La quantité de divinités en Inde est étourdissante, la tradition veut qu’il y en ait plus de trois cent mille ! Comment s’y reconnaître ? Comment trouver un sens à tout cela ?

Lorsque je contemple ce gopura foisonnant de ces divinités j’y vois tout d’abord une unité architecturale (nos cathédrales couvertes de statues de saint aussi !) Et puis c’est l’entrée du temple où se trouve la Divinité que l’on vient adorer, Divinité que l’on appelle : Shiva, Vishnu... A l’aide de nombreuses représentations l’esprit s’élève vers Dieu. Cela n’empêche pas que chaque divinité ait ses propres caractéristiques, divinité que l’on choisit en fonction des demandes spécifiques.

Si cette religion nous étonne par son aspect polythéiste souvenons-nous, chrétiens, du reproche que nous font les musulmans quand il considère notre « dogme » de la Trinité : polythéistes ! Devant cette difficulté le théologien Karl Barth disait qu’il croyait en un Dieu unique mais qui avait plusieurs manières d’être. Louis Pernot, théologien lui aussi, dans une de ses prédications disait qu’il croyait en un Dieu unique mais complexe.

La lecture de certains textes de ferveur hindouiste nous permet de nous dégager de la complexité des « représentations » de la Divinité , pour nous concentrer sur notre relation avec elle, en particulier les poèmes de Toukaram, dévot marathe (habitant de la région de Bombay) du XVIIe siècle :

Notre monde est noué à Dieu :
Son amour y enchevêtre tout.
Les fibres d’une corde qu’on tend
S’unissent plus encore.
Ne crache pas sur ce monde-ci.
Vois comme ton âme se mêle aux autres âmes !
Leurs joies, leurs peines s’inscrivent dans leur cœur,
Les tiennes dans le leur, selon la même loi.
Le regard ainsi simplifié,
Ton visage rayonnera sur tous.



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