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Homosexualité en Afrique


 

Claudine Castelnau


11 mars 2024

 

C’était en décembre 2023, le Vatican annonçait sans coup férir que la bénédiction de couples homosexuels était désormais autorisée, mais qu’il n’était pas question de parler mariage. Et cette publication avait suscité étonnement ou scandale et même rébellion dans les Églises d’Afrique où plus de la moitié des pays ont une législation sévère ou même très répressive contre l’homosexualité allant jusqu’à de lourdes peines de prison. Certains avaient même évoqué la peine de mort ou l’appliquent comme la Mauritanie !


Si les pratiques homosexuelles restent fortement condamnées, tant sur le plan juridique que sociétal, en Afrique, certains pays ont tout de même assoupli leurs législations, ouvrant timidement la voie à la dépénalisation et à la légalisation de l’homosexualité. Ou bien, comme le Rwanda, qui n’a jamais eu de lois criminalisant l’homosexualité, tolèrent un climat répressif des LGBT. Enfin des pays, comme le Botswana, ancien protectorat britannique a dépénalisé l’homosexualité en 2021, qualifiant les lois qui punissaient les relations entre personnes du même sexe de « reliques de l’ère britannique victorienne qui oppressent une minorité. »
 

Mais de fait, seule l’Afrique du Sud, pionnière en la matière, a adopté une loi reconnaissant légalement les couples homosexuels et permettant l’adoption. Une loi ardemment soutenue par l'archevêque et primat de l’Église anglicane sud-africaine Desmond Tutu, aujourd’hui décédé, qui déclarait en 1998 « Puisque nous considérons que l'amour concerne tout l'être et pas seulement la dimension sexuelle, et qu'il ouvre au don de soi et à la compassion, quelles raisons aurions -nous de croire que cette qualité doit être réservée aux couples hétérosexuels ? » Il était encore plus direct en novembre 2007,  n'hésitant pas à lancer « If God, as they say, is homophobic, I wouldn't worship that God » (Si Dieu était homophobe je ne croirais pas en ce Dieu).


Et si la question revient à la surface, c’est aussi parce que le 2 mars, le Parlement du Ghana, un pays qui se dit très religieux, à majorité chrétienne, a voté pour un projet de loi anti-LGBT criminalisant et interdisant les relations homosexuelles.


Ce projet de loi enthousiasme le Conseil pentecôtiste et charismatique du Ghana qui défend, selon l’apôtre (dirigeant) pentecôtiste ghanéen Immanuel Tettey « les valeurs religieuses, culturelles et familiales uniques du Ghana. » En pratique, la future loi prévoit l’obligation de dénoncer « des suspects » d’homosexualité, elle fait la promotion des thérapies de conversion (interdites en France) pour soi-disant guérir les homosexuels de leur « maladie » [des thérapies qui peuvent utiliser la violence physique]. La loi prévoit aussi des peines de prison plus lourdes contre les homosexuels.


L’annonce de ce projet de loi très répressif a été vivement critiqué par des personnalités locales comme la présidente du Centre ghanéen pour le développement démocratique, mais aussi, sur le plan international, par les États-Unis, Amnesty International et les Nations Unies.

 



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