{"id":936,"date":"2025-02-14T16:24:53","date_gmt":"2025-02-14T15:24:53","guid":{"rendered":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/?p=936"},"modified":"2025-03-04T16:43:45","modified_gmt":"2025-03-04T15:43:45","slug":"pourquoi-a-t-on-divinise-jesus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/pourquoi-a-t-on-divinise-jesus\/","title":{"rendered":"Pourquoi a-t-on divinis\u00e9 J\u00e9sus\u00a0?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>J\u00e9sus \u00e9tait un homme juif de Galil\u00e9e&nbsp;: pourquoi l\u2019a-t-on fait Dieu&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ad\u00ad<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019id\u00e9e que J\u00e9sus soit devenu Dieu r\u00e9sulte d\u2019un processus historique, th\u00e9ologique et politique qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 progressivement au sein du christianisme primitif du premier au cinqui\u00e8me si\u00e8cle avant notre \u00e8re. Voici quelques \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s qui expliquent cette divinisation&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1. L\u2019exp\u00e9rience des disciples et les premi\u00e8res confessions de foi<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la mort de J\u00e9sus, ses disciples ont fait l\u2019exp\u00e9rience de sa pr\u00e9sence vivante, qu\u2019ils ont interpr\u00e9t\u00e9e comme une r\u00e9surrection. Cela les a amen\u00e9s \u00e0 le voir non seulement comme un proph\u00e8te ou un Messie, mais comme quelqu\u2019un ayant un lien unique avec Dieu. Des formules comme \u00ab&nbsp;J\u00e9sus est Seigneur&nbsp;\u00bb (Kyrios en grec) apparaissent tr\u00e8s t\u00f4t dans les \u00e9crits chr\u00e9tiens (ex. Philippiens 2,6-11). Des formules primitives comme \u00ab&nbsp;J\u00e9sus est Seigneur&nbsp;\u00bb (Romains 10,9 ; 1 Corinthiens 12,3) t\u00e9moignent d\u2019une reconnaissance de son autorit\u00e9 supr\u00eame, en lien avec sa r\u00e9surrection. Dans Philippiens 2,6-11, Paul parle d\u2019un J\u00e9sus exalt\u00e9 par Dieu apr\u00e8s sa mort, ce qui sugg\u00e8re qu\u2019il re\u00e7oit ce titre en raison de son ob\u00e9issance et de son exaltation post-mortem, plut\u00f4t que d\u2019une divinit\u00e9 pr\u00e9existante \u00e9vidente pour tous.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2. L\u2019influence du juda\u00efsme et de la pens\u00e9e grecque<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le juda\u00efsme du I<sup>er<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, certaines figures comme les rois, les anges ou le Messie pouvaient \u00eatre investies d\u2019une mission divine, mais elles n\u2019\u00e9taient pas consid\u00e9r\u00e9es comme Dieu lui-m\u00eame. Avec l\u2019expansion du christianisme dans le monde gr\u00e9co-romain, les concepts philosophiques grecs, notamment ceux du\u00a0<strong>Logos<\/strong>\u00a0(Jean 1,1) et des interm\u00e9diaires divins, ont influenc\u00e9 la mani\u00e8re dont J\u00e9sus \u00e9tait compris. Dans la pens\u00e9e juive\u00a0: Le Logos \u00e9voque la Parole cr\u00e9atrice de Dieu, par laquelle il a cr\u00e9\u00e9 le monde (cf. Gen\u00e8se\u00a01\u00a0: \u00ab\u00a0Dieu dit\u00a0: que la lumi\u00e8re soit\u2026\u00a0\u00bb). Il rappelle aussi la Sagesse personnifi\u00e9e (Proverbes\u00a08, Sagesse\u00a07), qui participe \u00e0 l\u2019\u0153uvre divine. Dans la philosophie grecque\u00a0: Depuis H\u00e9raclite, le Logos d\u00e9signe le principe rationnel qui structure le cosmos. Chez Philon d\u2019Alexandrie (I<sup>er<\/sup>\u00a0si\u00e8cle), un penseur juif influenc\u00e9 par le platonisme, le Logos est une sorte de\u00a0<strong>m\u00e9diateur<\/strong>\u00a0entre Dieu et le monde. Jean s\u2019inscrit dans cette tradition en affirmant que le Logos pr\u00e9existe et agit d\u00e8s la cr\u00e9ation. Mais l\u2019\u00c9glise ira plus loin au concile de Nic\u00e9e en\u00a0<strong>identifiant le Logos au Fils de Dieu pr\u00e9existant.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Chez Jean qui est l\u2019\u00e9vang\u00e9liste le plus tardif (90-100), le Logos d\u00e9signe donc J\u00e9sus-Christ comme la\u00a0<strong>Parole \u00e9ternelle<\/strong>\u00a0et divine de Dieu, qui r\u00e9v\u00e8le pleinement le P\u00e8re en s\u2019incarnant dans le monde. Ce concept permet de relier la foi juive en un Dieu cr\u00e9ateur et la pens\u00e9e grecque sur un principe universel d\u2019ordre et de sagesse.Le concile de Nic\u00e9e va \u00e9laborer une christologie haute o\u00f9 J\u00e9sus est pleinement Dieu.\u00a0<strong>Pour Jean, le Logos est le Fils de Dieu, mais il n\u2019est pas de m\u00eame essence que le P\u00e8re.<\/strong>\u00a0L\u2019affirmation du concile de Nic\u00e9e constitue une rupture d\u00e9finitive avec le juda\u00efsme pour lequel la divinisation d\u2019une cr\u00e9ature de Dieu est idol\u00e2tre. Tillich donnera au Logos une autre interpr\u00e9tation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>3. Les d\u00e9bats th\u00e9ologiques des premiers si\u00e8cles<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avec la mont\u00e9e du christianisme, il fallait expliquer qui est J\u00e9sus et pourquoi il est plus qu\u2019un simple proph\u00e8te. L\u2019identification du Logos \u00e0 Dieu permettait de montrer que J\u00e9sus a une origine divine et qu\u2019il pr\u00e9existe avant son incarnation (Jean&nbsp;1,14&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le Logos s\u2019est fait chair&nbsp;\u00bb). Ensuite, d\u2019offrir une lecture compr\u00e9hensible aux Juifs et aux Grecs&nbsp;: il est \u00e0 la fois la Parole de Dieu (juda\u00efsme) et le principe universel de sagesse (hell\u00e9nisme), et enfin, d\u2019affirmer que Dieu se r\u00e9v\u00e8le pleinement en J\u00e9sus, sans briser son unicit\u00e9 divine. Mais l\u2019identification du Logos \u00e0 Dieu a \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur des controverses des premiers si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Certains, comme les ariens, refusaient de dire que le Logos \u00e9tait pleinement Dieu et parlaient d\u2019une cr\u00e9ature divine subordonn\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 D\u2019autres, comme les th\u00e9ologiens de Nic\u00e9e (325) et Alexandre d\u2019Alexandrie insistaient sur l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre le Logos et Dieu (\u00ab&nbsp;engendr\u00e9, non cr\u00e9\u00e9, de m\u00eame nature que le P\u00e8re&nbsp;\u00bb).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La question de la nature de J\u00e9sus a donc suscit\u00e9 des d\u00e9bats intenses chez les premiers chr\u00e9tiens. Certains groupes chr\u00e9tiens voyaient en lui un homme exceptionnel, d\u2019autres le consid\u00e9raient comme une sorte d\u2019ange ou une \u00e9manation divine. Finalement, les conciles \u0153cum\u00e9niques (Nic\u00e9e en 325, Chalc\u00e9doine en 451) ont d\u00e9fini J\u00e9sus comme&nbsp;<strong>vrai Dieu et vrai homme<\/strong>, rejetant les positions qui le voyaient uniquement comme un \u00eatre humain (\u00e9bionisme) ou uniquement comme un \u00eatre divin (doc\u00e9tisme), (voir le sch\u00e9ma ci-dessous).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4. Une construction doctrinale et politique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019affirmation de la divinit\u00e9 de J\u00e9sus a \u00e9galement eu une dimension politique. L\u2019Empire romain, en adoptant le christianisme sous Constantin, a favoris\u00e9 une th\u00e9ologie unifi\u00e9e pour stabiliser l\u2019\u00c9glise et l\u2019Empire. La formulation de la Trinit\u00e9 et de l\u2019Incarnation a permis de distinguer clairement le christianisme des autres courants religieux et d\u2019en faire une religion universelle.<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, J\u00e9sus a \u00e9t\u00e9 proclam\u00e9 Dieu \u00e0 travers un processus \u00e9volutif combinant exp\u00e9rience spirituelle, d\u00e9bats th\u00e9ologiques et dynamiques sociopolitiques. Ce n\u2019\u00e9tait pas une d\u00e9cision prise instantan\u00e9ment, mais une construction qui s\u2019est affirm\u00e9e progressivement dans l\u2019histoire de l\u2019\u00c9glise.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>5. La position de Paul Tillich au XX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour Paul Tillich (1886-1965), J\u00e9sus n\u2019est pas Dieu au sens orthodoxe, mais il est plus qu\u2019un simple homme. Tillich ne consid\u00e8re pas J\u00e9sus comme une figure divine incarn\u00e9e dans un corps humain, mais comme l\u2019expression parfaite de la \u00ab&nbsp;Nouvelle R\u00e9alit\u00e9&nbsp;\u00bb ou de la pr\u00e9sence divine dans l\u2019histoire. Il nomme J\u00e9sus \u00ab&nbsp;<strong>L\u2019\u00eatre nouveau<\/strong>&nbsp;\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il est celui en qui le divin se manifeste de fa\u00e7on unique, r\u00e9v\u00e9lant ce que signifie une vie pleinement ouverte \u00e0 Dieu. Son importance ne r\u00e9side pas dans sa nature divine, mais dans son r\u00f4le de m\u00e9diateur existentiel entre Dieu et l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, chez Tillich, J\u00e9sus est l\u2019homme dans lequel le divin s\u2019exprime totalement, mais sans \u00eatre une incarnation litt\u00e9rale de Dieu.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>6. Les unitariens<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les&nbsp;unitariens&nbsp;rejettent la doctrine de la Trinit\u00e9 et consid\u00e8rent J\u00e9sus comme un \u00eatre humain exceptionnel, mais&nbsp;pas Dieu incarn\u00e9. Leur position sur la nature de J\u00e9sus varie selon les courants, mais elle repose sur quelques principes fondamentaux. Pour les unitariens,&nbsp;<strong>Dieu est un<\/strong><strong>&nbsp;et indivisible<\/strong>, ce qui exclut l\u2019id\u00e9e d\u2019une Trinit\u00e9. J\u00e9sus est reconnu comme un&nbsp;<strong>proph\u00e8te<\/strong>, un enseignant moral et un guide spirituel, mais&nbsp;pas comme Dieu. Il est souvent vu comme ayant&nbsp;<strong>une relation unique avec Dieu<\/strong>, mais sans \u00eatre de nature divine. Les unitariens s\u2019appuient sur des passages bibliques qui distinguent clairement J\u00e9sus de Dieu&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp;Jean 17,3&nbsp;: \u00ab&nbsp;Or, la vie \u00e9ternelle, c\u2019est qu\u2019ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoy\u00e9, J\u00e9sus-Christ.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp;Marc 10,18&nbsp;: \u00ab&nbsp;Pourquoi m\u2019appelles-tu bon&nbsp;? Personne n\u2019est bon, sinon Dieu seul.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Matthieu 27,46&nbsp;: \u00ab&nbsp;J\u00e9sus s\u2019\u00e9cria d\u2019une voix forte&nbsp;: Eli, Eli, lama sabachthani&nbsp;? c\u2019est-\u00e0-dire&nbsp;:&nbsp;Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m\u2019as-tu abandonn\u00e9&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp;Marc 13, 32 Quant au jour et \u00e0 l\u2019heure, personne ne les conna\u00eet,&nbsp;pas m\u00eame les anges dans le ciel ni le Fils : le P\u00e8re seul les conna\u00eet.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Jean 16, 28&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je pars vers le P\u00e8re, car le P\u00e8re est plus grand que moi.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp;Ils interpr\u00e8tent les titres comme&nbsp;\u00ab&nbsp;Fils de Dieu&nbsp;\u00bb&nbsp;dans un sens symbolique, non ontologique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp;Les unitariens rejettent le&nbsp;Concile de Nic\u00e9e (325), qui d\u00e9finit J\u00e9sus comme \u00ab&nbsp;de m\u00eame nature que le P\u00e8re&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp;Ils refusent aussi le&nbsp;Concile de Chalc\u00e9doine (451), qui affirme que J\u00e9sus est \u00ab&nbsp;vrai Dieu et vrai homme&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp;Plut\u00f4t qu\u2019une adoration divine, les unitariens voient en J\u00e9sus&nbsp;un mod\u00e8le de vie \u00e0 suivre.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp;Son message d\u2019amour, de justice et de paix est central, mais il ne doit pas \u00eatre confondu avec Dieu lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les unitariens,&nbsp;J\u00e9sus est un&nbsp;<strong>ma\u00eetre spirituel, un proph\u00e8te, un envoy\u00e9 de Dieu<\/strong>, mais pas Dieu incarn\u00e9. Cette vision s\u2019oppose aux doctrines trinitaires et \u00e0 l\u2019Incarnation, mettant l\u2019accent sur l\u2019unicit\u00e9 absolue de Dieu comme dans le juda\u00efsme et l\u2019Islam.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>7. Un besoin de salut des hommes a pouss\u00e9 \u00e0 la divinisation de J\u00e9sus&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019un des moteurs essentiels de la divinisation de J\u00e9sus r\u00e9side dans le besoin de salut ressenti par les premiers chr\u00e9tiens. Dans la pens\u00e9e juive et gr\u00e9co-romaine de l\u2019\u00e9poque, seul Dieu pouvait v\u00e9ritablement sauver l\u2019humanit\u00e9. Ainsi, si J\u00e9sus \u00e9tait celui qui apportait le salut, il devait \u00eatre plus qu\u2019un homme.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1. Un salut qui d\u00e9passe l\u2019humain<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la tradition juive, le salut \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 Dieu seul (\u00c9sa\u00efe 43 ,11&nbsp;: \u00ab&nbsp;C\u2019est moi, moi qui suis l\u2019\u00c9ternel, et hors moi il n\u2019y a point de sauveur.&nbsp;\u00bb). Or, les disciples voyaient en J\u00e9sus non seulement un enseignant ou un proph\u00e8te, mais celui qui pardonnait les p\u00e9ch\u00e9s, gu\u00e9rissait les malades et ressuscitait les morts. Un tel pouvoir \u00e9tait normalement r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 Dieu.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2. Le sacrifice et l\u2019expiation des p\u00e9ch\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le christianisme a interpr\u00e9t\u00e9 la mort de J\u00e9sus comme un sacrifice pour les p\u00e9ch\u00e9s du monde, reprenant l\u2019image du Serviteur souffrant d\u2019\u00c9sa\u00efe 53. Paul, dans Romains 3, 23-24, affirme que \u00ab&nbsp;T<em>ous ont p\u00e9ch\u00e9 et sont priv\u00e9s de la gloire de Dieu<\/em>&nbsp;\u00bb mais que le salut vient par la foi en J\u00e9sus-Christ. Si son sacrifice devait \u00eatre efficace pour toute l\u2019humanit\u00e9, il ne pouvait \u00eatre qu\u2019un simple homme&nbsp;: il devait \u00eatre divin.<\/p>\n\n\n\n<p>3<strong>. Une r\u00e9ponse au mal et \u00e0 la mort<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le monde antique \u00e9tait marqu\u00e9 par la souffrance, l\u2019injustice et la mort. La promesse chr\u00e9tienne du salut par J\u00e9sus apportait une r\u00e9ponse \u00e0 ces angoisses. Si J\u00e9sus \u00e9tait simplement un proph\u00e8te, son message de salut aurait eu moins d\u2019impact. Mais en \u00e9tant Dieu incarn\u00e9, il devenait l\u2019assurance d\u2019une victoire totale sur le mal et la mort.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>4. Une n\u00e9cessit\u00e9 pour la relation avec Dieu<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la pens\u00e9e chr\u00e9tienne, si l\u2019homme est s\u00e9par\u00e9 de Dieu par le p\u00e9ch\u00e9, alors seul un \u00eatre \u00e0 la fois pleinement divin et pleinement humain pouvait restaurer cette relation. La doctrine de l\u2019Incarnation (Dieu fait homme en J\u00e9sus) est n\u00e9e de cette conviction&nbsp;: Jean 14, 6 \u00ab&nbsp;<em>Je suis le chemin, la v\u00e9rit\u00e9 et la vie. Nul ne vient au P\u00e8re que par moi.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le besoin de salut a donc jou\u00e9 un r\u00f4le crucial dans la reconnaissance de J\u00e9sus comme Dieu. Ce n\u2019\u00e9tait pas seulement une \u00e9volution th\u00e9ologique, mais une r\u00e9ponse \u00e0 une attente profonde de l\u2019humanit\u00e9&nbsp;: si J\u00e9sus est le Sauveur universel, alors il doit \u00eatre Dieu.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J\u00e9sus \u00e9tait un homme juif de Galil\u00e9e&nbsp;: pourquoi l\u2019a-t-on fait Dieu&nbsp;? \u00ad\u00ad L\u2019id\u00e9e que J\u00e9sus soit devenu Dieu r\u00e9sulte d\u2019un processus historique, th\u00e9ologique et politique qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 progressivement au sein du christianisme primitif du premier au cinqui\u00e8me si\u00e8cle avant notre \u00e8re. Voici quelques \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s qui expliquent cette divinisation&nbsp;: 1. 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