{"id":514,"date":"2025-01-04T17:33:58","date_gmt":"2025-01-04T16:33:58","guid":{"rendered":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/?p=514"},"modified":"2025-01-05T16:02:54","modified_gmt":"2025-01-05T15:02:54","slug":"a-la-recherche-du-tresor-cache","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/a-la-recherche-du-tresor-cache\/","title":{"rendered":"\u00c0 la recherche du tr\u00e9sor cach\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"325\" height=\"539\" src=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/ill.musset.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-519\" srcset=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/ill.musset.jpg 325w, https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/ill.musset-181x300.jpg 181w\" sizes=\"auto, (max-width: 325px) 100vw, 325px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Cinquante histoires v\u00e9cues qui m\u2019ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l\u2019essentiel<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Jacques Musset<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Ed Karthala<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">214 pages \u2013 25 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Recension Gilles Castelnau<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Jacques Musset nous r\u00e9v\u00e8le dans ce livre sa personnalit\u00e9 fort sympathique, tr\u00e8s humaine, sensible \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019autrui, vivant ici et maintenant sans attendre l\u2019au-del\u00e0 et sans poursuivre un id\u00e9al passionn\u00e9 et inaccessible, une existence heureuse, fraternelle et\u2026 courageuse (il est atteint d\u2019un cancer qui r\u00e9cidive toujours).<\/p>\n\n\n\n<p>Il se pr\u00e9sente \u00e0 nous en 50 situations qu\u2019il a v\u00e9cues en trois p\u00e9riodes successives.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019abord il s\u2019habille chaque ann\u00e9e en p\u00e8lerin pendant trois semaines et parcourt \u00e0 pied de longues distances \u00e0 travers plusieurs pays d\u2019Europe. Pour parler de lui, il nous raconte ses rencontres, originales, paisibles, toujours int\u00e9ressantes. On est vite s\u00e9duit par son ouverture qui nous fait aimer nous-m\u00eames ceux qu\u2019il croise ainsi.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite il devient jardinier et son int\u00e9r\u00eat pour les plantes et les l\u00e9gumes qu\u2019il fait pousser et aime regarder nous introduit nous-m\u00eames au monde inconnu de la nature vivante et\u2026 \u00e0 la vie du monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, c\u2019est ce qu\u2019il appelle \u00ab&nbsp;l\u2019ordinaire des jours&nbsp;\u00bb&nbsp;: mais les personnages qu\u2019il y rencontre, tout \u00ab&nbsp;ordinaires&nbsp;\u00bb qu\u2019ils soient, n\u2019ont rien de banal. Mais nous comprenons que notre prochain n\u2019est jamais banal lorsqu\u2019on le regarde avec un regard humain.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En voici des passages&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;I&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Sur les sentiers de France et d\u2019Europe<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2026 Le bonheur est dans l&rsquo;incessante marche&nbsp;<\/strong>(Jean Sulivan)<\/p>\n\n\n\n<p><em>J&rsquo;ai \u00e9crit ce texte \u00e0 trente kilom\u00e8tres de Grenade en Espagne, alors que je marchais sur les traces des deux grands mystiques espagnols du si\u00e8cle d&rsquo;or&nbsp;: Th\u00e9r\u00e8se d&rsquo;Avila et Jean de la Croix. S&rsquo;il \u00e9voque l&rsquo;exp\u00e9rience du p\u00e8lerin solitaire, il traduit plus profond\u00e9ment quelque chose de l&rsquo;aventure spirituelle de l&rsquo;homme.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>O\u00f9 qu&rsquo;il se rende, c&rsquo;est en marchant sans cesse qu&rsquo;il acquiert force et endurance. Ainsi, son sac, quoi qu&rsquo;il contienne, devient plus l\u00e9ger au fil des \u00e9tapes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le soleil ardent, la pluie insistante et le vent contrariant ont de quoi \u00e9puiser ses \u00e9nergies. Et pourtant, le miracle quotidien s\u2019op\u00e8re. D&rsquo;une source cach\u00e9e, jaillit en lui, chaque matin, une vigueur nouvelle qui l&rsquo;entra\u00eene avec aisance vers des terres inconnues.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 son pas d&rsquo;escargot, son regard immobile a le temps de s&rsquo;impr\u00e9gner des paysages. Bienheureuse lenteur des pieds qui oblige les yeux \u00e0 d\u00e9couvrir les merveilles qui s&rsquo;offrent au passage.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour parvenir au but, il s&rsquo;est trac\u00e9 au d\u00e9part un itin\u00e9raire avec grande pr\u00e9cision. Mais la r\u00e9alit\u00e9 du terrain et les mille contraintes impr\u00e9vues du chemin l&rsquo;obligent parfois, la mort dans l&rsquo;\u00e2me, \u00e0 modifier sa voie. \u00d4 surprise ! Ce \u00e0 quoi il renonce le conduit \u00e0 d\u00e9couvrir des merveilles inattendues.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n&#8217;emporte que l&rsquo;indispensable dans son sac \u00e0 dos. Ce d\u00e9pouillement n\u00e9cessaire et librement consenti rend son chemin l\u00e9ger et ne le distrait pas de l&rsquo;essentiel.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est seul dans son aventure et il aime sa solitude. Mais en cheminant, il porte en lui des visages aim\u00e9s, compagnons invisibles d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et d&rsquo;hier dont la pr\u00e9sence n&rsquo;est pas moins forte que dans le face-\u00e0-face.<\/p>\n\n\n\n<p>Il lui arrive aussi de rencontrer, \u00e0 la crois\u00e9e des chemins, des \u00eatres qui comme lui marchent sur les sentiers de terre ou simplement sur ceux de la vie. Des paroles \u00e9chang\u00e9es qui viennent des profondeurs font na\u00eetre des connivences au-del\u00e0 des fronti\u00e8res. La m\u00e9moire de ces rencontres est un tr\u00e9sor pr\u00e9cieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, si les ann\u00e9es passant et la mort approchant, il doit remiser d\u00e9finitivement son b\u00e2ton, son sac et ses chaussures, la voix int\u00e9rieure l&rsquo;invitera encore \u00e0 poursuivre la route en lui\u00ad m\u00eame. Car les seuls vrais chemins dont les sentiers de terre ne sont que les symboles sont ceux qu&rsquo;\u00e0 longueur de vie on accomplit en soi-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Page 91<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Au potager, \u00e9cole d\u2019humanit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2026 Qu\u2019ai-je fait de ma vie&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"6\" height=\"7\" src=\"blob:https:\/\/protestantsdanslaville.org\/d0f8ee03-2f12-4a40-8001-ef2c4f506ab4\">L&rsquo;automne est, au potager, la saison des derni\u00e8res r\u00e9coltes. Que reste-t-il&nbsp;? De la salade bien s\u00fbr, des poivrons et des aubergines que l&rsquo;on mangera farcis, des haricots verts issus d&rsquo;une deuxi\u00e8me planche sem\u00e9e d\u00e9but ao\u00fbt, de la m\u00e2che, des poireaux, des betteraves rouges, des c\u00e9leris boules, des cardes, ces trois l\u00e9gumes qui nous r\u00e9galeront tout l&rsquo;hiver, crus ou cuits, s&rsquo;il ne g\u00e8le pas. Peut-on encore planter&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces derniers dispositifs, le potager devient comme un th\u00e9\u00e2tre de plein air qui ferme. Le spectacle est termin\u00e9, Jusqu&rsquo;au printemps prochain. Les poteaux de ch\u00e2taigniers qui soutenaient les tomates sont retir\u00e9s, lav\u00e9s et remis\u00e9s au sec, et, \u00e9galement, les plus petits auxquels \u00e9taient attach\u00e9s les pieds d\u2019aubergine et de poivrons ; les arrosoirs sont rang\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 quoi pense le jardinier lorsqu&rsquo;il remise ses outils \u00e0 la mi\u00adoctobre&nbsp;? Pour ma part, j&rsquo;\u00e9prouve un certain bonheur int\u00e9rieur, celui d&rsquo;avoir men\u00e9 \u00e0 bien la conduite du potager depuis le mois de mars, en d\u00e9pit de quelques rat\u00e9s&nbsp;: cette ann\u00e9e, les poireaux n&rsquo;ont pas beaucoup grossi et les c\u00e9leris boules sont un peu maigrichons. Occasion de me rappeler une fois de plus que le jardinier ne ma\u00eetrise pas tout. Mais d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, je suis heureux d&rsquo;avoir permis \u00e0 toutes les semences et tous les plants si divers qui me sont pass\u00e9s par les mains d&rsquo;avoir fait un valeureux chemin et fourni g\u00e9n\u00e9reusement des l\u00e9gumes en quantit\u00e9 et en qualit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Automne dans nos existences rime avec vieillissement. Et ce n&rsquo;est pas faux. Mais la vie ne s&rsquo;arr\u00eate pas parce qu&rsquo;on a franchi le seuil des soixante-dix ans. Comme le potager qui, abordant la morne saison, a encore la force de produire quelques l\u00e9gumes tardifs, ceux qu&rsquo;on appelle les vieux ont encore en eux de belles ressources pour cr\u00e9er, \u00e9changer, d\u00e9couvrir le monde, et aussi &#8211; surtout peut-\u00eatre &#8211; explorer et mieux comprendre ce vaste et myst\u00e9rieux continent qu&rsquo;ils sont eux\u00ad m\u00eames. Le temps de la vieillesse est une p\u00e9riode privil\u00e9gi\u00e9e pour se poser la question essentielle : qu&rsquo;ai-je fait de ma vie&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Non pour nous auto\u00adaccuser ni pour nous auto-justifier, car la culpabilit\u00e9 comme la suffisance sont toutes deux mortif\u00e8res, mais pour tenter de discerner, \u00e0 travers les m\u00e9andres de nos cheminements, le fil secret qui les unifie, autrement dit non seulement les valeurs qui nous ont guid\u00e9s, envers et malgr\u00e9 tout, parfois dans les plus obscures t\u00e9n\u00e8bres, mais ce je ne sais quoi d&rsquo;intime et de permanent qui nous accompagne \u00e0 travers toutes les \u00ab&nbsp;imper\u00admanences&nbsp;\u00bb de notre existence.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Qui ne r\u00eaverait pas de terminer l&rsquo;automne de sa vie dans cette paix du c\u0153ur et de l&rsquo;\u00e2me, fruit de son existence qui n&rsquo;a cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre en marche vers l&rsquo;essentiel&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2026\u2026\u2026.&nbsp;&nbsp;&nbsp;III<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dans l\u2019ordinaire des jours<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2026 Ce qui sauve le monde<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;entends souvent autour de moi des gens qui s&rsquo;affligent&nbsp;: le monde ne va pas bien, il va m\u00eame de moins en moins bien. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;en lisant les journaux, en \u00e9coutant la t\u00e9l\u00e9, en regardant autour de moi, je constate que s&rsquo;\u00e9talent l&rsquo;individua\u00ad lisme, l&rsquo;\u00e9go\u00efsme, le manque de solidarit\u00e9, la bonne conscience suffisante, les souffrances b\u00e9antes ou largement dissimul\u00e9es, ce qui ne signifie pas que ces derni\u00e8res soient moins \u00e9prouvantes que les autres. Et sans doute la distance qui s\u00e9pare l&rsquo;id\u00e9al d&rsquo;un monde plus humain et fraternel et la triste r\u00e9alit\u00e9 demeurera \u00e0 jamais.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, \u00e0 y regarder de plus pr\u00e8s, il existe sur notre plan\u00e8te si malmen\u00e9e, une infinit\u00e9 de gestes, de d\u00e9marches, d&rsquo;initiatives qui non seulement emp\u00eachent de d\u00e9sesp\u00e9rer de notre esp\u00e8ce humaine mais manifestent sa dignit\u00e9 et sa vocation \u00e0 la libert\u00e9 de pens\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;ouverture \u00e0 autrui, \u00e0 la fraternit\u00e9. Et cela, non seulement \u00e0 des milliers de kilom\u00e8tres de chez nous mais \u00e0 notre porte.<\/p>\n\n\n\n<p>Chacun peut \u00e9num\u00e9rer sa propre litanie. Imaginons qu&rsquo;on puisse les collectionner, quel \u00e9tonnement nous saisirait devant le poids et la qualit\u00e9 d&rsquo;humanit\u00e9 qui en permanence donne \u00e0 notre monde sa&nbsp;saveur&nbsp;! Pour ma part, il n&rsquo;y a pas de jour o\u00f9 je ne sois t\u00e9moin, b\u00e9n\u00e9ficiaire et parfois acteur de ces innombrables merveilles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Marie, mon \u00e9pouse, et neuf autres femmes de ma commune, font b\u00e9n\u00e9volement chaque semaine, le mercredi matin, ce qu&rsquo;on appelle \u00ab&nbsp;l&rsquo;accompagnement scolaire&nbsp;\u00bb pour des enfants qui ont des difficult\u00e9s d&rsquo;acquisition pour des raisons diverses. Marie me raconte son entretien avec la petite fille de CE2 qu&rsquo;elle accompagne, les tr\u00e9sors d&rsquo;imagination qu&rsquo;elle d\u00e9ploie pour l&rsquo;int\u00e9resser, la rendre active, la stimuler, sans r\u00e9sultat imm\u00e9diat parfois. Une relation de confiance s&rsquo;est cr\u00e9\u00e9e, support d\u2019une \u00e9volution possible qui se v\u00e9rifie de temps \u00e0 autre. Le d\u00e9sint\u00e9ressement de cette \u00e9quipe de femmes m&rsquo;impressionne.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai appris r\u00e9cemment que dans ma commune un couple d&rsquo;amis offre gratuitement pendant quinze jours leur g\u00eete rural \u00e0 une famille de milieu populaire qui, sans cette occasion, ne pourrait respirer le grand air de la campagne. Le renoncement de mes amis au gain financier d&rsquo;une location, leur accueil d&rsquo;inconnus et leur disponibilit\u00e9 \u00e0 leur \u00e9gard est pour moi source d&rsquo;\u00e9merveillement.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce domaine comme dans les autres, ce qu&rsquo;on appelle \u00ab des riens\u00bb ne sont jamais rien. Comme les fleurs sauvages embellissent les bords des sentiers<\/p>\n\n\n\n<p>et des foss\u00e9s, tous les actes spontan\u00e9s du c\u0153ur ensoleillent notre monde de plus de lumi\u00e8re qu&rsquo;on ne l&rsquo;imagine, car nos yeux sont souvent aveugles. Puiss\u00e9-je les garder ouverts sur les mille facettes du beau, du vrai, du bien, qui, multipli\u00e9es \u00e0 l&rsquo;infini, sont sel de la terre et levain dans la lourde p\u00e2te humaine !<\/p>\n\n\n\n<p>Cueillir avec reconnaissance les prunes de mes pruniers et les l\u00e9gumes de mon potager proc\u00e8de du m\u00eame esprit et me rappelle cette v\u00e9rit\u00e9 essentielle: j&rsquo;existe non seulement en donnant mais aussi en recevant. En recevant avec reconnaissance, j&rsquo;apporte aussi \u00e0 mes bienfaiteurs. Peut-\u00eatre faut-il m\u00fbrir soi-m\u00eame pour comprendre en profondeur cette r\u00e9alit\u00e9 constitutive de l&rsquo;\u00eatre humain et la traduire en actes dans tous les secteurs de sa vie. C&rsquo;est une des cl\u00e9s de la joie de vivre !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cinquante histoires v\u00e9cues qui m\u2019ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l\u2019essentiel Jacques Musset Ed Karthala 214 pages \u2013 25 \u20ac Recension Gilles Castelnau Jacques Musset nous r\u00e9v\u00e8le dans ce livre sa personnalit\u00e9 fort sympathique, tr\u00e8s humaine, sensible \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019autrui, vivant ici et maintenant sans attendre l\u2019au-del\u00e0 et sans poursuivre un id\u00e9al passionn\u00e9 et inaccessible, une existence heureuse, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[33],"tags":[],"external_author":[31],"cited_author":[],"publisher":[],"book_author":[],"class_list":["post-514","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-livre","external_author-gilles-castelnau"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/514","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=514"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/514\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":627,"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/514\/revisions\/627"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=514"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=514"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=514"},{"taxonomy":"external_author","embeddable":true,"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/external_author?post=514"},{"taxonomy":"cited_author","embeddable":true,"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/cited_author?post=514"},{"taxonomy":"publisher","embeddable":true,"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/publisher?post=514"},{"taxonomy":"book_author","embeddable":true,"href":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/book_author?post=514"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}