{"id":3839,"date":"2026-05-02T08:37:39","date_gmt":"2026-05-02T07:37:39","guid":{"rendered":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/?p=3839"},"modified":"2026-05-02T08:38:39","modified_gmt":"2026-05-02T07:38:39","slug":"jesus-apres-les-dogmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/jesus-apres-les-dogmes\/","title":{"rendered":"J\u00e9sus apr\u00e8s les dogmes"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"370\" height=\"510\" src=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/ill.leconte.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3840\" srcset=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/ill.leconte.png 370w, https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/ill.leconte-218x300.png 218w\" sizes=\"auto, (max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Histoire, critique et libert\u00e9 de croire<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Ed. Karthala<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">194 pages \u2013 24 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Recension Gilles Castelnau<\/p>\n\n\n\n<p>Toute sa vie, Michel Leconte a r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 la mani\u00e8re dont il pouvait comprendre Dieu et le Christ. Il dit ne pas avoir v\u00e9cu de rupture soudaine et n\u2019\u00eatre anim\u00e9 d\u2019aucun d\u00e9sir de provocation, mais d\u2019une grande exigence spirituelle et d\u2019une ouverture intellectuelle aux mouvements th\u00e9ologiques qui ont caract\u00e9ris\u00e9 le XX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle. Il a \u00e9t\u00e9 un temps moine trappiste, catholique fid\u00e8le. Il a poursuivi des \u00e9tudes de psychologie et a v\u00e9cu une belle carri\u00e8re de psychologue dans la marine nationale dont il est capitaine de vaisseau. Il a \u00e9volu\u00e9 dans un catholicisme progressiste avec Jacques Pohier, Joseph Moingt et les th\u00e9ologiens de la lib\u00e9ration comme Gustavo Guttierez et Leonardo Boff. Il a progressivement trouv\u00e9 paisiblement sa place dans un protestantisme lib\u00e9ral en compagnie de Paul Tillich, Ernst K\u00e4semann et Andr\u00e9 Gounelle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette \u00e9volution doit beaucoup \u00e0 la lucidit\u00e9 avec laquelle il analyse le mouvement intellectuel qui animait les auteurs du Nouveau Testament, notamment saint Paul et les \u00e9vang\u00e9listes dans leur volont\u00e9 de rendre compte de la vie nouvelle suscit\u00e9e par la communion de celui qu\u2019ils ont choisi d\u2019appeler \u00ab&nbsp;Christ&nbsp;\u00bb. Il a lu les biblistes modernes et pratique, \u00e0 tr\u00e8s juste titre, leur lecture historique et critique des textes.<\/p>\n\n\n\n<p>Il confronte \u00e9galement les textes d\u2019orientation officiels de l\u2019\u00c9glise catholique ainsi que ses rites liturgiques \u00e0 l\u2019esprit de l\u2019\u00c9vangile que J\u00e9sus r\u00e9v\u00e9lait et nous fait prendre conscience des erreurs spirituelles qui ont progressivement envahi la vie chr\u00e9tienne traditionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Les huit chapitres de ce livre nous font parcourir avec une grande clart\u00e9 tous les aspects qui font encore aujourd\u2019hui probl\u00e8me pour tant de nos contemporains et les \u00e9carte inutilement de la foi, de l\u2019esp\u00e9rance et de l\u2019amour que le Christ J\u00e9sus met pourtant dans les c\u0153urs.<br>\u2022 J\u00e9sus&nbsp;: un homme&nbsp;! vraiment&nbsp;!<br>\u2022 Le Dieu de J\u00e9sus<br>\u2022 L\u2019\u00e9v\u00e9nement J\u00e9sus interpr\u00e9t\u00e9 par Paul et par les \u00e9vangiles<br>\u2022 Le langage de la R\u00e9surrection<br>\u2022 La divinisation de J\u00e9sus<br>\u2022 Les dogmes&nbsp;: une d\u00e9rive vis-\u00e0-vis des premiers t\u00e9moignages de foi en J\u00e9sus<br>\u2022 L\u2019\u00c9glise catholique&nbsp;: quelle fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 J\u00e9sus&nbsp;?<br>\u2022 Un christianisme pour le XXI<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En voici des passages&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>J\u00e9sus&nbsp;: un homme&nbsp;! vraiment&nbsp;!<\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>J\u00e9sus lib\u00e8re, il ne \u00ab\u00a0pardonne\u00a0\u00bb pas<\/strong><em><br>J\u00e9sus ne fonde pas une religion de la faute, mais une dynamique de lib\u00e9ration<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00c9glise a souvent enferm\u00e9 l&rsquo;\u00c9vangile dans une logique sacrificielle&nbsp;: un Dieu offens\u00e9 exige r\u00e9paration et J\u00e9sus meurt pour satisfaire \u00e0 la justice divine. Ce mod\u00e8le, h\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;Anselme de Cantorb\u00e9ry (1033-1109), repose sur une anthropologie pessimiste et une vision violente de Dieu. Mais J\u00e9sus ne meurt pas pour satisfaire Dieu. Il meurt par fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 son message d&rsquo;amour inconditionnel, en r\u00e9sistant jusqu&rsquo;au bout \u00e0 l&rsquo;engrenage religieux de la peur et de la punition.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pourquoi J\u00e9sus a-t-il \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9&nbsp;<\/strong>?<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;abord, \u00e0 cause de toutes ses paroles de contestation de la religion de ce temps-l\u00e0, dont en particulier sa non-observance du pur et de l&rsquo;impur prescrite dans le livre du L\u00e9vitique, ses repas et son accueil de ceux que la religion prescrivait sous peine de sanctions de ne pas approcher et, \u00e0 plus forte raison, de ne pas fr\u00e9quenter ou de recevoir \u00e0 sa table.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Dieu de J\u00e9sus<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dieu s&rsquo;est fait tel homme en J\u00e9sus<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd&rsquo;hui, confesser ou affirmer que J\u00e9sus est homme et Dieu n&rsquo;\u00e9voque \u00e0 peu pr\u00e8s rien pour nombre de croyants. Ceux-ci ne comprennent pas ce que son identit\u00e9 divine ajoute \u00e0 ses exigences morales et sociales. Pour ceux qui se sont frott\u00e9s au marxisme ou \u00e0 la psychanalyse, ils soup\u00e7onnent dans les \u00e9nonc\u00e9s sur J\u00e9sus divinis\u00e9 une fa\u00e7on subtile de d\u00e9tourner l&rsquo;attention des luttes r\u00e9elles dans la soci\u00e9t\u00e9 et d&rsquo;arracher le christianisme \u00e0 son inspiration proph\u00e9tique pour en faire une doctrine abstraite.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>La divinisation de J\u00e9sus<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avons-nous trahi J\u00e9sus en le faisant Dieu&nbsp;?&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>La grande op\u00e9ration de capture<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s le concile de Nic\u00e9e (325), sous l&rsquo;influence de l&#8217;empereur Constantin d\u00e9sireux d&rsquo;unit\u00e9 politique et religieuse, ainsi que d&rsquo;une pens\u00e9e grecque obs\u00e9d\u00e9e par l&rsquo;\u00catre, on proclame que J\u00e9sus est \u00ab&nbsp;<em>de m\u00eame substance que Dieu&nbsp;<\/em>\u00bb &#8211;&nbsp;un Dieu consid\u00e9r\u00e9 comme Tout-puissant, impassible et omniscient &#8211; tr\u00e8s loin du Dieu annonc\u00e9 par J\u00e9sus. Le pouvoir politique (Constantin et les empereurs suivants) s&rsquo;est empar\u00e9 de cette divinisation pour faire de J\u00e9sus le fondement d&rsquo;un ordre sacr\u00e9, hi\u00e9rarchique et imp\u00e9rial. L&rsquo;\u00c9glise a ent\u00e9rin\u00e9 cette d\u00e9viation. \u00c0 partir de l\u00e0, la foi devient soumission \u00e0 des dogmes et \u00e0 des croyances, et J\u00e9sus devient objet de culte plus que ma\u00eetre de vie. L&rsquo;adoration du Saint Sacrement en est l&rsquo;illustration la plus manifeste.<\/p>\n\n\n\n<p><em>De la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la trahison<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ce que nous avons perdu dans ce basculement, c&rsquo;est la subversion \u00e9vang\u00e9lique. J\u00e9sus n&rsquo;\u00e9tait pas venu fonder une religion, mais ouvrir une ouverture dans le juda\u00efsme rigide du Temple. Il n&rsquo;appelait pas \u00e0 le v\u00e9n\u00e9rer, \u00e0 offrir des sacrifices mais \u00e0 vivre, aimer, pardonner, r\u00e9sister comme lui. En le divinisant, on l&rsquo;a sanctuaris\u00e9, on l&rsquo;a \u00e9loign\u00e9, on l&rsquo;a couvert d&rsquo;or et d&rsquo;encens, de liturgie grandiose et de latin, on l&rsquo;a rendu intouchable, donc inimitable. Non, J\u00e9sus ne s&rsquo;est jamais pr\u00e9sent\u00e9 comme un Dieu. Il ne r\u00e9clame pas l&rsquo;adoration, mais l&rsquo;imitation&nbsp;:&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;Suis-moi&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/em>dit-il \u00e0 ceux qu&rsquo;il rencontre. Il ne demande pas qu&rsquo;on le prie, mais qu&rsquo;on aime l&rsquo;autre comme lui.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Les dogmes&nbsp;: une d\u00e9rive vis-\u00e0-vis des premiers t\u00e9moignages de foi en J\u00e9sus<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le concile de Nic\u00e9e (325)&nbsp;<\/strong>:<strong>&nbsp;une trahison du message \u00e9vang\u00e9lique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Depuis le concile de Nic\u00e9e en&nbsp;325, l&rsquo;\u00c9glise chr\u00e9tienne professe que J\u00e9sus-Christ est \u00ab&nbsp;<em>Dieu n\u00e9 de Dieu, vrai Dieu n\u00e9 du vrai Dieu, consubstantiel au P\u00e8re&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/em>Ce dogme, devenu central, aurait d\u00fb pr\u00e9server la foi. Il a pourtant, au fil des si\u00e8cles, d\u00e9sarm\u00e9 la radicalit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9vangile. Car faire de J\u00e9sus un Dieu, n&rsquo;est-ce pas &#8211;&nbsp;osons le mot&nbsp;&#8211; trahir l&rsquo;homme J\u00e9sus, celui que les \u00e9vangiles nous pr\u00e9sentent, celui qui marchait avec les pauvres et les exclus, affrontait les pouvoirs religieux, condamnait les riches accapareurs et pleurait comme un homme&nbsp;? Faire de J\u00e9sus&nbsp;<em>Dieu&nbsp;<\/em>a \u00e9clips\u00e9 la port\u00e9e r\u00e9volutionnaire de son humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>L\u2019\u00c9glise catholique&nbsp;: quelle fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 J\u00e9sus&nbsp;?<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une \u00c9glise dont la morale est inhumaine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>La cruaut\u00e9 des principes<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Au c\u0153ur du syst\u00e8me, il y a une pr\u00e9tention&nbsp;: d\u00e9tenir la v\u00e9rit\u00e9 absolue sur le bien et le mal. \u00c0 partir de l\u00e0, tout est permis&nbsp;: l&rsquo;institution s&rsquo;arroge le droit de d\u00e9cider \u00e0 la place des consciences, d&rsquo;imposer des normes intangibles, de condamner ceux qui s&rsquo;en \u00e9cartent.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;exemple le plus visible est celui de la sexualit\u00e9&nbsp;: interdiction de la contraception, condamnation de l&rsquo;homosexualit\u00e9, rigidit\u00e9 face aux divorc\u00e9s remari\u00e9s. Ces r\u00e8gles sont pr\u00e9sent\u00e9es comme des \u00ab&nbsp;lois naturelles&nbsp;\u00bb, alors qu&rsquo;elles ne sont que le reflet d&rsquo;une vision archa\u00efque du corps et du d\u00e9sir. Derri\u00e8re les formules pieuses se cache une m\u00e9fiance fondamentale envers la vie, envers le plaisir, envers la libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Un christianisme pour le XXI<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle.<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Que signifie suivre le Christ&nbsp;<\/strong>?<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9ification de J\u00e9sus a eu des effets tr\u00e8s dommageables sur la foi des fid\u00e8les. On s&rsquo;est mis \u00e0 prier J\u00e9sus au lieu de s&rsquo;inspirer de lui dans notre action. On s&rsquo;est mis \u00e0 adorer le Saint-Sacrement dans l&rsquo;ostensoir pour avoir le Christ corporellement pr\u00e9sent, au lieu de re-susciter (susciter \u00e0 nouveau) son Dieu par notre comportement et nos actes. C&rsquo;est ab\u00eatir les chr\u00e9tiens que de leur faire croire qu&rsquo;il est corporellement pr\u00e9sent dans l&rsquo;hostie consacr\u00e9e, car c&rsquo;est leur donner \u00e0 croire que le Christ qui a bascul\u00e9 dans la transcendance de Dieu par sa r\u00e9surrection peut \u00eatre ramen\u00e9 sur notre terre par l&rsquo;action myst\u00e9rieuse et magique d&rsquo;un pr\u00eatre&nbsp;; c&rsquo;est d\u00e9tourner les croyants de son Dieu. Ce n&rsquo;est pas de la foi, c&rsquo;est de la superstition.&nbsp;<br>Suivre le Christ, c&rsquo;est d&rsquo;abord et avant tout s&rsquo;inspirer de son message et de son action.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9l\u00e9ments pour une th\u00e9ologie de la pr\u00e9sence<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le constat&nbsp;: la mort du Dieu des dogmes<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La th\u00e9ologie contemporaine a cess\u00e9 de d\u00e9fendre la figure du Dieu tout-puissant h\u00e9rit\u00e9e du th\u00e9isme classique. Paul Tillich fut l&rsquo;un des premiers \u00e0 refuser la conception de Dieu comme un \u00eatre parmi d&rsquo;autres&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Dieu n&rsquo;existe pas. Il est l&rsquo;\u00eatre-m\u00eame ou le fondement de l&rsquo;\u00eatre&nbsp;<\/em>\u00bb.&nbsp;<br>Apr\u00e8s Auschwitz, il n&rsquo;\u00e9tait plus possible de parler de Dieu sans affronter le scandale du mal. J\u00fcrgen Moltmann et Dorothee S\u00f6lle ont d\u00e9velopp\u00e9 la figure d&rsquo;un Dieu souffrant, non pas tout-puissant mais solidaire des victimes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dire Dieu aujourd&rsquo;hui&nbsp;: sortir du surnaturel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On ne peut plus parler de Dieu comme d&rsquo;un super-\u00eatre planqu\u00e9 derri\u00e8re les nuages, pr\u00eat \u00e0 intervenir pour les uns, punir les autres et bricoler des exemptions aux lois de la nature. Cette th\u00e9ologie du merveilleux &#8211;&nbsp;h\u00e9rit\u00e9e du cat\u00e9chisme de nos arri\u00e8re-grands-m\u00e8res&nbsp;&#8211; n&rsquo;est pas seulement d\u00e9pass\u00e9e&nbsp;: elle infantilise, elle d\u00e9glingue la pens\u00e9e et elle emp\u00eache d&rsquo;\u00eatre adulte.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Un horizon \u00e9thique, pas une intervention magique<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dieu n&rsquo;est pas \u00ab&nbsp;celui qui intervient&nbsp;\u00bb, mais celui qui inspire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Conclusion g\u00e9n\u00e9rale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd&rsquo;hui, je ne crois plus \u00ab&nbsp;malgr\u00e9&nbsp;\u00bb la modernit\u00e9. Je crois autrement, avec elle. Je ne crois plus en un Dieu tout-puissant intervenant dans le cours des choses&nbsp;; je crois en une pr\u00e9sence qui se dit dans la confiance et la justice. Je ne crois plus que J\u00e9sus soit Dieu au sens ontologique d\u00e9fini parles conciles&nbsp;; je crois que, dans cet homme libre, quelque chose de Dieu s&rsquo;est donn\u00e9 \u00e0 voir avec une intensit\u00e9 singuli\u00e8re.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>J\u00e9sus apr\u00e8s le dogme, ce n&rsquo;est pas J\u00e9sus diminu\u00e9. C&rsquo;est J\u00e9sus rendu \u00e0 son humanit\u00e9 pleine. Et c&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0, paradoxalement, que sa signification devient universelle.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Histoire, critique et libert\u00e9 de croire Ed. Karthala 194 pages \u2013 24 \u20ac Recension Gilles Castelnau Toute sa vie, Michel Leconte a r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 la mani\u00e8re dont il pouvait comprendre Dieu et le Christ. 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