{"id":3439,"date":"2026-02-23T11:26:51","date_gmt":"2026-02-23T10:26:51","guid":{"rendered":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/?p=3439"},"modified":"2026-02-23T11:29:38","modified_gmt":"2026-02-23T10:29:38","slug":"de-linevidence-de-dieu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/de-linevidence-de-dieu\/","title":{"rendered":"De l&rsquo;in\u00e9vidence de Dieu"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"312\" height=\"510\" src=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/ill.inevidence.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-3440\" srcset=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/ill.inevidence.png 312w, https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/ill.inevidence-184x300.png 184w\" sizes=\"auto, (max-width: 312px) 100vw, 312px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">De l\u2019in\u00e9vidence de Dieu<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Essai<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">114 pages &#8211; 12 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><a href=\"http:\/\/www.editions-olivetan.com\">\u00c9d. Oliv\u00e9tan<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Recension Gilles Castelnau<\/p>\n\n\n\n<p>..<\/p>\n\n\n\n<p>Flemming Fleinert-Jensen est pasteur de l\u2019\u00c9glise protestante unie de France. Il a \u00e9t\u00e9 professeur au Centre d\u2019\u00e9tudes \u0153cum\u00e9niques \u00e0 Strasbourg et charg\u00e9 de cours \u00e0 l\u2019Institut catholique de Paris. Il est cofondateur de l\u2019Institut biblique de Versailles et ancien pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 Soren Kierkegaard.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est conscient du fait que pour nombre de nos contemporains \u2013 et nous-m\u00eame bien souvent \u2013 l\u2019existence et la pr\u00e9sence de Dieu n\u2019est plus une \u00ab&nbsp;\u00e9vidence<strong>&nbsp;\u00bb<\/strong>&nbsp;comme elle l\u2019\u00e9tait encore nagu\u00e8re. On ne sait plus trop qu\u2019en penser et en dire. L\u2019ath\u00e9isme grandit, ou du moins l\u2019agnosticisme alors qu\u2019une spiritualit\u00e9 souvent extravagante se d\u00e9veloppe.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa grande science th\u00e9ologique et la longue fr\u00e9quentation humaine de son minist\u00e8re lui permettent \u00e0 la fois d\u2019\u00e9crire tr\u00e8s simplement et tr\u00e8s clairement sur ces sujets difficiles tout en se gardant de toute affirmation p\u00e9remptoire et superficielle.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce petit livre tr\u00e8s simple et tr\u00e8s savant, il s\u2019efforce d\u2019acc\u00e9der au fond de la pens\u00e9e humaine. Il remarque notamment que l\u2019on ne peut parler valablement de Dieu qu\u2019en r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 l\u2019Esprit, qui r\u00e9alise sa relation avec nous. Dieu est bien une \u00ab&nbsp;in\u00e9vidence&nbsp;\u00bb&nbsp;! C\u2019est ainsi qu\u2019il place en exergue de cet ouvrage les deux citations que voici&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Je t\u2019ai connu non pas comme tu es pour toi, mais comme tu es pour moi&nbsp;\u00bb (Saint Augustin)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La fa\u00e7on dont tu emploies le mot \u2018Dieu\u2019 ne montre pas \u00e0&nbsp;<strong><em>qui<\/em><\/strong>&nbsp;tu penses \u2013 elle montre&nbsp;<strong><em>ce que<\/em><\/strong>&nbsp;tu penses&nbsp;\u00bb (Ludwig Wittgenstein).<\/p>\n\n\n\n<p>En voici des passages&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Dieu \u00e0 la troisi\u00e8me personne<br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La v\u00e9ritable raison pour laquelle&nbsp;il&nbsp;faudrait \u00e9viter de concevoir Dieu comme une personne, c&rsquo;est que Dieu ne peut \u00eatre con\u00e7u comme un&nbsp;<em>il&nbsp;<\/em>ou un&nbsp;<em>lui&nbsp;<\/em>(m\u00eame \u00e9crit avec une majuscule), mais comme un&nbsp;<em>tu.&nbsp;<\/em>Pour continuer les remarques faites plus haut, celui qui prie n&rsquo;adresse pas ses paroles&nbsp;\u00e0&nbsp;<em>quelqu&rsquo;un,&nbsp;<\/em>mais&nbsp;\u00e0&nbsp;Dieu en tant qu&rsquo;un&nbsp;<em>tu&nbsp;<\/em>vivant cens\u00e9 recueillir la pri\u00e8re. Celle-ci est cependant redevable \u00e0 une parole pr\u00e9alable, \u00e0 un&nbsp;<em>logos&nbsp;<\/em>fondamental qui, d\u00e9clin\u00e9 de maintes mani\u00e8res, ne s&rsquo;adresse pas \u00e0 la cantonade, mais directement&nbsp;\u00e0&nbsp;un&nbsp;<em>tu&nbsp;<\/em>humain qui, de son c\u00f4t\u00e9, lui r\u00e9pond en se tournant vers Dieu comme dans un&nbsp;<em>sursum corda (\u00ab&nbsp;<\/em>\u00c9levons les c\u0153urs&nbsp;\u00bb)&nbsp;murmur\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ce propos, citons la raison pour laquelle le th\u00e9ologien germano-am\u00e9ricain Paul Tillich (1886-1965) refuse aussi de dire que Dieu est une personne&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Si Dieu \u00e9tait&nbsp;<em>une&nbsp;<\/em>personne,&nbsp;il&nbsp;serait un \u00eatre \u00e0 c\u00f4t\u00e9&nbsp;d&rsquo;autres \u00eatres, et non celui en qui tout notre \u00eatre a son existence et sa vie, et qui est plus proche de chacun de nous que nous ne le sommes de nous-m\u00eames.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Le ciel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement on peut entendre dire que certaines exp\u00e9riences esth\u00e9tiques associ\u00e9es par exemple&nbsp;\u00e0&nbsp;la nature ou&nbsp;\u00e0&nbsp;l&rsquo;\u00e9motion devant une \u0153uvre d&rsquo;art repr\u00e9sentent une sorte de transcendance qui rappelle que l&rsquo;homme n&rsquo;est pas unidimensionnel, mais ouvert&nbsp;\u00e0&nbsp;plus grand que lui.<\/p>\n\n\n\n<p>On pourrait multiplier les exemples d&rsquo;une telle&nbsp;<em>transcendance immanente&nbsp;<\/em>convoqu\u00e9e \u00e9galement par&nbsp;la contemplation du ciel. Concr\u00e8tement et symboliquement, le ciel est aper\u00e7u comme situ\u00e9 au-dessus de la terre. Il est l&rsquo;endroit d&rsquo;o\u00f9 le soleil et la pluie f\u00e9condent le sol afin qu&rsquo;il porte du fruit et en m\u00eame temps l&rsquo;ouverture&nbsp;\u00e0&nbsp;l&rsquo;immensit\u00e9 vertigineuse de l&rsquo;univers. Les habitants de la terre savent que par rapport&nbsp;\u00e0&nbsp;ce ciel, ils p\u00e8sent infiniment peu. Ils sont conscients que leur \u00e9tat individuel et la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle ils vivent d\u00e9pendent de la nature, voire du cosmos, et que leurs racines y plongent myst\u00e9rieusement. Cette d\u00e9pendance peut aussi rappeler une dimension divine \u00e0 la fois infinie et inaccessible qui, dans son ind\u00e9termination, est con\u00e7ue de mani\u00e8res bien diff\u00e9rentes. Sentiment dans lequel il faut chercher une des origines du fait religieux et qui s&rsquo;inscrit dans le besoin de se sentir&nbsp;\u00ab&nbsp;en r\u00e8gle&nbsp;\u00bb&nbsp;avec une r\u00e9alit\u00e9 c\u00e9leste&nbsp;\u00e0&nbsp;travers des gestes tels que pri\u00e8res et sacrifices cens\u00e9s apporter la b\u00e9n\u00e9diction et prot\u00e9ger contre la col\u00e8re mena\u00e7ant&nbsp;\u00ab&nbsp;d&rsquo;en haut&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec le Nouveau Testament, la perspective a chang\u00e9. Dieu n&rsquo;est pas renvoy\u00e9 \u00e0 un lieu au-dessus du monde nomm\u00e9 \u00ab&nbsp;transcendance&nbsp;\u00bb.&nbsp;Ce mot non biblique sugg\u00e8re au contraire que le ciel, en tant que demeure de Dieu, s&rsquo;est d\u00e9barrass\u00e9 de ses poussi\u00e8res astrales et trouve sa r\u00e9alit\u00e9 dans l&rsquo;histoire des humains.&nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Interlude<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Que faire d&rsquo;un Dieu qui est in\u00e9vident, mais qui&nbsp;est&nbsp;\u00e0&nbsp;l&rsquo;\u0153uvre&nbsp;; qui n&rsquo;existe pas, mais qui est; qui n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire pour expliquer le monde, mais qui est&nbsp;\u00e0&nbsp;l&rsquo;origine du monde&nbsp;; qui n&rsquo;est pas une personne, mais peut \u00eatre dit personnel&nbsp;; qui n&rsquo;est pas un \u00eatre surnaturel, mais s&rsquo;int\u00e8gre dans le monde sans se confondre avec lui&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><br>[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9but des dix commandements, en h\u00e9breu appel\u00e9s les dix paroles&nbsp;<em>(d<sup>e<\/sup>barim),&nbsp;<\/em>mart\u00e8le qu&rsquo;il ne faut faire aucune image sculpt\u00e9e ni aucune repr\u00e9sentation de ce qui se trouve au ciel, sur terre ou sous l&rsquo;eau. Refus&nbsp;d&rsquo;adorer ce qui n&rsquo;est pas Dieu, ni de Dieu. Parole vitup\u00e9rant toute tentative de remplacer le Cr\u00e9ateur par les cr\u00e9atures, le divin par l&rsquo;humain, ce qui arrive d\u00e8s qu&rsquo;une personne ou un groupe quelconque sont acclam\u00e9s comme l&rsquo;incarnation d&rsquo;un id\u00e9al terrestre auquel on est pr\u00eat&nbsp;\u00e0&nbsp;vouer un culte inconditionnel. En elle-m\u00eame, l&rsquo;idole n&rsquo;est rien et rien n&rsquo;est une idole. Elle le&nbsp;<em>devient&nbsp;<\/em>par le regard qui est pos\u00e9 sur elle, par son instrumentalisation pour des causes, personnelles, religieuses, politiques, autrement dit par tout emploi abusif qui enfreint le commandement suivant&nbsp;:&nbsp;<em>Tu ne prof\u00e9reras pas le nom de l&rsquo;\u00c9ternel, ton Dieu, en vain.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La tentation de cr\u00e9er des faux dieux concerne aussi les repr\u00e9sentations mentales de Dieu taill\u00e9es dans la m\u00e9moire religieuse collective. Combien de personnes ne gardent-elles pas une image diffuse de Dieu comme \u00ab&nbsp;p\u00e8re fouettard&nbsp;\u00bb ou&nbsp;<em>big brother&nbsp;<\/em>(George Orwell,&nbsp;<em>1984),&nbsp;<\/em>divinit\u00e9 au courant de tout, qui surveille tout, qui punit les mauvais et r\u00e9compense les bons&nbsp;?&nbsp;Ou de Dieu comme une figure c\u00e9leste&nbsp;\u00e0&nbsp;qui on reproche de ne pas intervenir pour emp\u00eacher la cruaut\u00e9 des hommes ou les soubresauts de la nature avec leurs cort\u00e8ges de victime&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Croire sur parole<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ath\u00e9e voit les choses autrement.&nbsp;\u00c0&nbsp;ses yeux, apr\u00e8s avoir r\u00e9cus\u00e9 toutes les repr\u00e9sentations de Dieu qu&rsquo;il conna\u00eet, le mot&nbsp;\u00ab&nbsp;Dieu&nbsp;\u00bb&nbsp;s&rsquo;est vid\u00e9 de sa substance. Il ne lui dit plus rien. Il n&rsquo;est ni probl\u00e8me ni myst\u00e8re.&nbsp;\u00c0&nbsp;cela, il ne suffit pas de r\u00e9pliquer que ce sont les repr\u00e9sentations de Dieu qu&rsquo;il rejette et non pas Dieu en tant que Dieu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>[\u2026]&nbsp;<br>Il ne suffit pas non plus de faire valoir qu&rsquo;il est \u00e9trange de rejeter ce qu&rsquo;on ne conna\u00eet pas. C&rsquo;est en effet \u00e9trange, mais c&rsquo;est \u00e9galement \u00e9trange que le croyant confesse un nom qui \u00e9chappe&nbsp;\u00e0&nbsp;toute d\u00e9finition, qui se r\u00e9v\u00e8le comme une surprise sur laquelle personne n&rsquo;a de prise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Esprit divin et esprit humain<br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 les innombrables anthropomorphismes dont la Bible se sert pour d\u00e9signer l&rsquo;action de Dieu,&nbsp;il&nbsp;n&rsquo;est dit nulle part que Dieu poss\u00e8de un corps ou une \u00e2me&nbsp;<em>(n\u00e8f\u00e8sh).&nbsp;<\/em>En revanche, d\u00e8s les premi\u00e8res lignes de la Gen\u00e8se,&nbsp;il&nbsp;est question de l&rsquo;Esprit de Dieu&nbsp;<em>(ruah,&nbsp;<\/em>un mot qui d\u00e9signe aussi le souffle ou le vent) qui plane au-dessus des eaux primordiales.&nbsp;\u00c0&nbsp;cette \u00e9vocation du Souffle divin succ\u00e8de imm\u00e9diatement la parole qui, \u00e0 son tour, produit ce qu&rsquo;elle \u00e9nonce&nbsp;:&nbsp;<em>Et Dieu dit&nbsp;:\u00ab&nbsp;Que la lumi\u00e8re soit.&nbsp;\u00bb Et&nbsp;<\/em><em>la&nbsp;<\/em><em>lumi\u00e8re fut&nbsp;<\/em>(on parlerait aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un langage performatif). Esprit et parole vont donc ensemble. Ils attestent que Dieu n&rsquo;est pas muet et sans vie comme les idoles, mais vivant et cr\u00e9ateur.<br><\/p>\n\n\n\n<p>[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p>S&rsquo;il est vrai que personne ne sait ce qu&rsquo;il dit en pronon\u00e7ant le nom de Dieu, le m\u00eame non-savoir est aussi vrai pour ce qui concerne l&rsquo;Esprit, et&nbsp;\u00e0&nbsp;plus forte raison au sujet de la parole que J\u00e9sus, selon l&rsquo;\u00e9vangile de Jean, adresse&nbsp;\u00e0&nbsp;la Samaritaine&nbsp;:&nbsp;<em>Dieu&nbsp;<\/em>(est)&nbsp;<em>Esprit&nbsp;<\/em>Jn&nbsp;4.24).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>[\u2026]<br><\/p>\n\n\n\n<p>En d&rsquo;autres mots, qui dit&nbsp;\u00ab&nbsp;Dieu&nbsp;\u00bb&nbsp;dit aussi&nbsp;\u00ab&nbsp;Esprit&nbsp;\u00bb et&nbsp;\u00ab&nbsp;Verbe&nbsp;\u00bb.&nbsp;Tout seul le mot \u00ab&nbsp;Dieu&nbsp;\u00bb&nbsp;ne dit&nbsp;rien. Ce qui vaut de n&rsquo;importe quel sujet grammatical. Personne ne comprend la phrase&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;Pierre la maison&nbsp;\u00bb&nbsp;; elle attend un verbe et devient par exemple&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;Pierre construit la maison&nbsp;\u00bb.&nbsp;De m\u00eame pour le mot<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Dieu&nbsp;\u00bb, qui ne&nbsp;<em>dit&nbsp;<\/em>rien sans un verbe. On pourrait m\u00eame soutenir que sans le Verbe,&nbsp;il&nbsp;s&rsquo;\u00e9vanouit dans des sp\u00e9culations confuses et perd son sens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Les fruits de l\u2019Esprit<br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, le propre de la d\u00e9marche chr\u00e9tienne est de se sentir habilit\u00e9e \u00e0 apporter un exc\u00e9dent de sens en reliant la sph\u00e8re de l&rsquo;esprit humain avec celle de l&rsquo;Esprit et \u00e0 insister sur des situations o\u00f9 les effets du passage de l&rsquo;Esprit peuvent se profiler. En elles-m\u00eames, ces situations restent ce qu&rsquo;elles sont, mais au lieu de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 autre chose qu&rsquo;\u00e0 elles-m\u00eames, elles sont cens\u00e9es rec\u00e9ler un potentiel interpr\u00e9tatif susceptible de les renvoyer \u00e0 une&nbsp;<em>source&nbsp;<\/em>qui les a rendues possibles et qui fait cro\u00eetre leur port\u00e9e.&nbsp;L\u2019\u00e9tablissement d&rsquo;un tel surcro\u00eet ne r\u00e9v\u00e8le rien. Au travers de l&rsquo;\u00e9paisseur des \u00e9v\u00e9nements,&nbsp;il&nbsp;ne fait que sugg\u00e9rer un&nbsp;\u00ab&nbsp;plus&nbsp;\u00bb&nbsp;exploitable, les contours d&rsquo;une possible&nbsp;<em>ressource&nbsp;<\/em>de vie dans la qu\u00eate commune d&rsquo;une plus grande et d&rsquo;une plus vraie humanit\u00e9 sur la sc\u00e8ne&nbsp;de ce monde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>A l\u2019ombre de l\u2019Esprit<br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Terminons par un exemple plus contemporain et moins solennel. Glan\u00e9 dans&nbsp;la&nbsp;vitrine d&rsquo;un magasin en Angleterre,&nbsp;il&nbsp;est compos\u00e9 de douze lettres majuscules qui, li\u00e9es entre elles, peuvent former deux phrases illustrant comment deux th\u00e8mes oppos\u00e9s ne cessent de s&rsquo;enchev\u00eatrer l&rsquo;un dans l&rsquo;autre&nbsp;: GODISNOWHERE, ce qui, en anglais, peut signifier&nbsp;aussi bien&nbsp;\u00ab&nbsp;Dieu est nulle part&nbsp;\u00bb&nbsp;que&nbsp;\u00ab&nbsp;Dieu est ici maintenant&nbsp;\u00bb&nbsp;&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l\u2019in\u00e9vidence de Dieu Essai 114 pages &#8211; 12 \u20ac \u00c9d. Oliv\u00e9tan Recension Gilles Castelnau .. Flemming Fleinert-Jensen est pasteur de l\u2019\u00c9glise protestante unie de France. Il a \u00e9t\u00e9 professeur au Centre d\u2019\u00e9tudes \u0153cum\u00e9niques \u00e0 Strasbourg et charg\u00e9 de cours \u00e0 l\u2019Institut catholique de Paris. 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