{"id":1548,"date":"2025-05-18T16:10:36","date_gmt":"2025-05-18T15:10:36","guid":{"rendered":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/?p=1548"},"modified":"2025-05-18T16:10:36","modified_gmt":"2025-05-18T15:10:36","slug":"la-bible-des-festins","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/la-bible-des-festins\/","title":{"rendered":"La  Bible des festins"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"318\" height=\"510\" src=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/festin.ill_.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1549\" srcset=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/festin.ill_.png 318w, https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/festin.ill_-187x300.png 187w\" sizes=\"auto, (max-width: 318px) 100vw, 318px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">La louange par le banquet<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">Claude Demissy<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.cabedita.ch\">Ed. Cab\u00e9dita<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">96 pages \u2013 15 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">Recension Gilles Castelnau<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pasteur Claude Demissy s\u2019appuie sur sa grande connaissance et son amour de la Bible pour nous introduire dans la spiritualit\u00e9 des anciens H\u00e9breux et des disciples de J\u00e9sus. Il nous montre que leur vie quotidienne \u00e9tait marqu\u00e9e notamment par des repas &#8211; fort bien cuisin\u00e9s \u2013 qui les mettait, comme nous \u00e9videmment, dans une relation mutuelle positive qui s\u2019ouvrait aussi sur la pr\u00e9sence de Dieu. Il insiste sur le fait que les \u00ab&nbsp;sacrifices&nbsp;\u00bb, comme on dit, ne repr\u00e9sentaient pas, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, un renoncement asc\u00e9tique ni un rite d\u2019expiation des p\u00e9ch\u00e9s mais, bien au contraire, une communion festive avec Dieu v\u00e9cue dans le cadre d\u2019une alliance heureuse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019ensemble de cet excellent petit livre nous invite \u00e0 une pi\u00e9t\u00e9 souriante et d\u00e9tendue capable de nous lib\u00e9rer de nos sentiments confus de culpabilit\u00e9 issus d\u2019une th\u00e9ologie anxiog\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En voici des passages.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>LA CULTURE DU FESTIN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>LES BANQUETS CONVIVIAUX<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le contraire d\u2019un sacrifice<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un&nbsp;<em>banquet de communion,&nbsp;<\/em>une forme tr\u00e8s r\u00e9pandue de f\u00eate d\u00e9sign\u00e9e \u00e0 tort par le mot&nbsp;<em>sacrifice.&nbsp;<\/em>Ici le mot est vraiment mal employ\u00e9 puisque les hu\u00ad mains ne se privent de rien. Bien au contraire, ils se partagent les mets, Dieu \u00e9tant leur invit\u00e9 d&rsquo;honneur. D&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le banquet convivial prend la forme d&rsquo;un repas partag\u00e9 entre Dieu, les pr\u00eatres et l&rsquo;assembl\u00e9e. Ce repas unit les participants. Les partenaires mangent ensemble une m\u00eame nourriture, image d\u2019une communion parfaite.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>LA TRADITION ORIENTALE DE L\u2019ACCUEIL<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Accueillir Dieu dans la tradition orientale<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;holocauste (L\u00e9vitique&nbsp;1) constitue l&rsquo;un de ces repas semblables \u00e0 celui d&rsquo;Abraham. Le mot vient du grec&nbsp;<em>holokaut\u00f4ma.&nbsp;<\/em>L&rsquo;offrande est enti\u00e8rement&nbsp;<em>(holos)&nbsp;<\/em>consum\u00e9e&nbsp;<em>(kaumatiz\u00f4).&nbsp;<\/em>Ici l&rsquo;officiant br\u00fble toute la nourriture pour l&rsquo;offrir \u00e0 Dieu. Cela correspond \u00e0 la tradition orientale consistant \u00e0 accueillir de cette mani\u00e8re un personnage \u00e0 honorer. C&rsquo;est la version liturgique de la coutume pratiqu\u00e9e par Abraham lorsqu&rsquo;il accueille les trois personnages dans Gen\u00e8se 18.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce rite, Dieu descend sur terre aupr\u00e8s des humains. Il ne s&rsquo;agit pas de faire monter vers le ciel la mati\u00e8re cuisin\u00e9e. C&rsquo;est Dieu qui vient et uniquement pour b\u00e9nir. Il ne s&rsquo;agit pas de le nourrir pour assouvir sa faim. Il n&rsquo;en a pas besoin. C&rsquo;est un geste d&rsquo;hospitalit\u00e9. Les relations entre Dieu et les humains prennent la forme d&rsquo;un repas dont Il est l&rsquo;h\u00f4te de marque.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le sens de cette pratique n&rsquo;est pas de tuer un animal pour Dieu. C&rsquo;est d&rsquo;appr\u00eater un festin \u00e0 l&rsquo;intention exclusive de l&rsquo;invit\u00e9&nbsp;: Dieu. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;honorer. L&rsquo;invitant ne prend pas part au repas, il est l\u00e0 pour se tenir \u00e0 la disposition de son h\u00f4te comme dans Gen\u00e8se&nbsp;18,1-8, 1&nbsp;Samuel&nbsp;28,22-25 illustre \u00e9galement ce trait profond de la culture occidentale. Le roi Sa\u00fcl consulte une sorci\u00e8re et se trouve mal. La dame lui offre un repas de luxe mais n\u2019y participe pas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le&nbsp;mot sacrifice, une mauvaise traduction de l&rsquo;h\u00e9breu<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le mot&nbsp;<em>sacrifice&nbsp;<\/em>est particuli\u00e8rement malvenu pour traduire les pratiques cultuelles de l&rsquo;Ancien Testament pour une raison fondamentale. Que le repas soit partag\u00e9 entre toutes et tous ou uniquement offert \u00e0 Dieu, il donne beaucoup de plaisir \u00e0 celui ou \u00e0 celle qui l&rsquo;appr\u00eate. C&rsquo;est en effet un grand bonheur de pr\u00e9parer de bonnes choses pour les offrir. Il n&rsquo;est pas possible de nommer&nbsp;<em>sacrifice&nbsp;<\/em>une prestation procurant du plaisir \u00e0 son r\u00e9alisateur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En tout cas, l&rsquo;analyse des pratiques cultuelles renforce l&rsquo;importance des repas dans la Bible. Les r\u00e9f\u00e9rences aux agapes et, en particulier, \u00e0 celles marqu\u00e9es par l&rsquo;abondance, se retrouvent dans la plus grande partie des cultes v\u00e9t\u00e9rotestamentaires. Nous y trouvons \u00e0 la fois le plaisir de faire bombance, mais \u00e9galement la satisfaction de pr\u00e9parer une cuisine de choix pour son h\u00f4te.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>LA NOURRITURE POUR DECRIRE LE MONDE DE DIEU<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La symbolique du lait&nbsp;<\/strong><strong>et&nbsp;<\/strong><strong>du miel<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>&nbsp;<\/em>La Bible d\u00e9crit la Terre promise comme&nbsp;<em>le Pays o\u00f9 coulent le lait et le miel.&nbsp;<\/em>Ce pays d\u00e9signe le monde de Dieu, vu comme un lieu de bonheur. Dieu veut le bien de son peuple et cela se concr\u00e9tise dans la nourriture.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Le pain ne sera pas rationn\u00e9&nbsp;\u00bb (Dt&nbsp;8,9). Cette expression d\u00e9crit une prosp\u00e9rit\u00e9 ordinaire o\u00f9 l&rsquo;indispensable est assur\u00e9. L&rsquo;image du lait et du miel va plus loin. Ajoutez du lait et du miel \u00e0 votre recette de pain et vous obtiendrez un produit plus moelleux et davantage sucr\u00e9. L&rsquo;ancien Isra\u00ebl ne conna\u00eet pas le sucre. La douceur gustative provient du miel. Le pain en abondance permet de vivre, l&rsquo;ajout de lait et de miel donne un mets plus agr\u00e9able. Il ne s&rsquo;agit pas de manger pour survivre mais d&rsquo;avoir plus pour mener une vie r\u00e9jouissante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>LA THEOLOGIE ALIMENTAIRE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>LES ANIMAUX CHEZ LES PROTESTANTS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Albert Schweitzer est le premier th\u00e9ologien protestant se souciant du bien-\u00eatre animal.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Th\u00e9odore Monod est un biologiste du XX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle (1902-2000). C&rsquo;est le naturaliste fran\u00e7ais le plus \u00e9rudit concernant le d\u00e9sert.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il s&rsquo;agit des fondateurs d&rsquo;une prise de conscience sur le statut th\u00e9ologique de l&rsquo;animal. Pour approfondir cette \u00e9thique, il faudrait d\u00e9finir un droit de l&rsquo;animal \u00e0 vivre selon la vocation de son esp\u00e8ce. Aucun animal n&rsquo;a pour vocation de fournir de hauts revenus&nbsp;\u00e0 l&rsquo;industrie agroalimentaire. Cette th\u00e9ologie prohibe l&rsquo;\u00e9levage en batterie et les autres pratiques d\u00e9nigrant le droit de l&rsquo;animal \u00e0 vivre selon ses besoins. Ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;anthropomorphisme calquant sur l&rsquo;animal les besoins humains. Il s&rsquo;agit de leur permettre de vivre dans des conditions respectueuses de leur nature. Cette th\u00e9ologie reste balbutiante. Mais les pens\u00e9es d&rsquo;Albert Schweitzer ou de Th\u00e9odore Monod en incarnent des exemples pr\u00e9curseurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>DEUX UTOPIES ET UNE REALITE<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le p\u00e9ch\u00e9 appara\u00eet pour la premi\u00e8re fois au chapitre&nbsp;4 du livre de la Gen\u00e8se. La jalousie&nbsp;y&nbsp;cause le premier meurtre de l&rsquo;histoire humaine. Deux fr\u00e8res offrent un repas de f\u00eate \u00e0 Dieu. Chacun propose un plat issu de sa culture alimentaire&nbsp;: un animal pour le berger et des v\u00e9g\u00e9taux pour l&rsquo;agriculteur. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une f\u00eate pour accueillir Dieu, pas d&rsquo;un cadeau fait \u00e0 Dieu pour obtenir quelque chose en \u00e9change.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dieu pr\u00e9f\u00e8re la viande. Le v\u00e9g\u00e9tarien devient jaloux et tue le carnivore. Ce r\u00e9cit est embl\u00e9matique d&rsquo;une premi\u00e8re utopie port\u00e9e par un courant v\u00e9t\u00e9rotestamentaire. Selon elle, Dieu accompagne le nomade, pauvre mais heureux. Malgr\u00e9 son existence pr\u00e9caire, il p\u00e9r\u00e9grine librement et Dieu fait route avec lui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L&rsquo;UTOPIE DE LA LIBERTE, NOMADE ET CARNIVORE<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ici, l&rsquo;auteur d\u00e9crit Ca\u00efn, l&rsquo;agriculteur, comme une personne \u00e9gocentrique, jalouse et col\u00e9rique. Le narrateur&nbsp;oppose \u00e0 Ca\u00efn les vertus du berger&nbsp;: le sens de&nbsp;la&nbsp;pr\u00e9carit\u00e9 de l&rsquo;existence qui est la marque m\u00eame de la&nbsp;foi,&nbsp;la disponibilit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;appel de Dieu, comme dans Gen\u00e8se&nbsp;12,6, le sens de la solidarit\u00e9 (Gn&nbsp;14,13-16), la&nbsp;g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9&nbsp;(Gen\u00e8se&nbsp;14,21 \u00e0&nbsp;24) ou encore l&rsquo;hospitalit\u00e9&nbsp;comme nous l&rsquo;avons vu dans notre premier&nbsp;chapitre&nbsp;(Gn&nbsp;18,1-8).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le berger, libre de toutes attaches, peut vivre aventure de Dieu dans la foi.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>LA CUISINE, APPORT&nbsp;DES HUMAINS A LA CREATION<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le Deut\u00e9ronome (4,28) les faux dieux, des statues fabriqu\u00e9es par les humains, ne voient pas, n&rsquo;entendent pas, ne mangent pas et ne sentent pas. Dieu est \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9 de cette inertie. Lorsqu&rsquo;il participe \u00e0 une f\u00eate offerte en son honneur, il mange, voit, entend et sent. Il ne s&rsquo;agit pas de le nourrir afin qu&rsquo;il reste en vie&nbsp;: c&rsquo;est un geste d&rsquo;hospitalit\u00e9. Ainsi les relations entre Dieu et les humains prennent la forme d&rsquo;un repas dont il est l&rsquo;H\u00f4te de marque.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;_&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tous les plats des festins cultuels sont cuisin\u00e9s. Ainsi, Dieu et les humains collaborent. Dieu a cr\u00e9\u00e9 un monde avec tout le n\u00e9cessaire \u00e0 la vie. Par son travail, en particulier la cuisine, l&rsquo;humain cr\u00e9e \u00e0 son tour. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une activit\u00e9 th\u00e9ologique, pas seule\u00ad ment du d\u00e9sir de faire plaisir \u00e0 nos papilles. En effet, dans le Premier Testament, la mani\u00e8re de cuisiner les plats varie en fonction de la f\u00eate&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><\/strong><strong>JESUS, UNE SPIRITUALITE SANS PRIVATIONS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>PAS DE JEUNE POUR JESUS ET SES DISCIPLES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les disciples de Jean-Baptiste demandent \u00e0 J\u00e9sus pourquoi sa petite troupe ne je\u00fbne pas. J\u00e9sus utilise une image&nbsp;: la noce symbolise la vie avec Dieu et J\u00e9sus s&rsquo;abstient&#8230; de toute abstinence volontaire. Il annonce n\u00e9anmoins des temps plus difficiles&nbsp;: l&rsquo;\u00e9poux leur sera enlev\u00e9 (Mt&nbsp;9,15). Les p\u00e9riodes de je\u00fbne viennent d&rsquo;elles-m\u00eames, la vie se charge de nous les offrir. Nul besoin de privations volontaires pour nourrir sa spiritualit\u00e9. J\u00e9sus pr\u00f4ne la joie de vivre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>BANNIR LES REGLES QUI EXCLUENT<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sa&nbsp;relation avec Matthieu (appel\u00e9 L\u00e9vi chez Marc&nbsp;et Luc) commence par un repas. Or, \u00e0 chaque fois, de&nbsp;farouches d\u00e9fenseurs de la biens\u00e9ance religieuse fustigent certains convives. C&rsquo;est tout aussi clair lorsque J\u00e9sus accueille une femme ayant une mauvaise r\u00e9putation dans la ville (Lc&nbsp;7) ou lorsqu&rsquo;il mange chez un homme rejet\u00e9 par la population (Lc&nbsp;19). Les festins se doivent d&rsquo;\u00eatre des catalyseurs de convivialit\u00e9 et non des r\u00e9unions de clans hostiles aux autres.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La louange par le banquet Claude Demissy Ed. 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