{"id":1506,"date":"2025-05-11T17:47:57","date_gmt":"2025-05-11T16:47:57","guid":{"rendered":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/?p=1506"},"modified":"2025-05-11T17:50:36","modified_gmt":"2025-05-11T16:50:36","slug":"a-lecoute-de-la-creation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/a-lecoute-de-la-creation\/","title":{"rendered":"A l&rsquo;\u00e9coute de la Cr\u00e9ation"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"335\" height=\"552\" src=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/creation.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1507\" srcset=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/creation.png 335w, https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/creation-182x300.png 182w\" sizes=\"auto, (max-width: 335px) 100vw, 335px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Pour changer notre regard sur la nature<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Recension Gilles Castelnau<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><a href=\"https:\/\/www.cabedita.ch\">Ed. Cab\u00e9dita<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">96 pages \u2013 14,50 \u20ac<\/p>\n\n\n\n<p>.<\/p>\n\n\n\n<p>Michel Maxime Egger fait partie de la chr\u00e9tient\u00e9 orthodoxe dont il aime citer les P\u00e8res byzantins. Il y puise une vision tr\u00e8s holistique, de l\u2019harmonie cosmique g\u00e9n\u00e9rale dans la Pr\u00e9sence universelle de Dieu. Il jubile en lisant les multiples passages bibliques o\u00f9 les auteurs mentionnent la nature et il s\u2019efforce d\u2019en prolonger l\u2019esprit dans sa conception de notre monde. Il nous invite \u00e0 reconna\u00eetre pareillement le dynamisme cr\u00e9ateur de Dieu dans la nature et dans la Bible.<\/p>\n\n\n\n<p>Voici des passages significatifs de son \u0153uvre&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>INTRODUCTION<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Livre de la Cr\u00e9ation, jardin de la bible<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous ferons communiquer deux mondes qui, m\u00eame s&rsquo;ils ont parfois \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9s dans les traditions juives et chr\u00e9tiennes, sont profond\u00e9ment reli\u00e9s&nbsp;: la Bible et la Cr\u00e9ation. Si la Bible est comme un jardin o\u00f9 \u00ab&nbsp;une voix venant du ciel, comme la voix des oc\u00e9ans&nbsp;\u00bb (Ap&nbsp;14,2), se fait entendre, la Cr\u00e9ation est comme un livre grand ouvert o\u00f9 lire les \u0153uvres et la pr\u00e9sence divines. Les deux \u00ab&nbsp;jardins&nbsp;\u00bb ont \u00e9t\u00e9 plant\u00e9s par Dieu qui y respire. Ils sont notre terre intime o\u00f9 enfoncer nos racines, notre maison \u00e0 habiter en pl\u00e9nitude. Les deux \u00ab&nbsp;livres&nbsp;\u00bb sont anim\u00e9s par l&rsquo;Esprit qui, telle une source, les vivifie et, telle une brise, renouvelle leur face (Ps&nbsp;104,30). Jardins et livres, la Bible et la Cr\u00e9ationnous ont \u00e9t\u00e9 offerts, confi\u00e9s, pour que nous les \u00ab&nbsp;servions&nbsp;\u00bb&nbsp;(Lc&nbsp;1,2), les \u00ab&nbsp;cultivions&nbsp;\u00bb et les \u00ab&nbsp;gardions&nbsp;\u00bb&nbsp;(Gn&nbsp;2,15). Dans un travail qui est la continuation de l&rsquo;\u0153uvre&nbsp;cr\u00e9atrice de Dieu.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>LA NATURE COMME CREATION<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u0152uvre divine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 de ce processus cr\u00e9ateur est l&rsquo;ordonnancement. On le voit dans les six jours inauguraux&nbsp;de la Gen\u00e8se. Par<strong>&nbsp;<\/strong>son souffle d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent&nbsp;au-dessus&nbsp;des eaux primordiales et \u00ab&nbsp;sa voix puissante et&nbsp;\u00e9clatante&nbsp;qui les domine&nbsp;\u00bb (Ps&nbsp;29,3-4), Dieu transforme le chaos initial en un cosmos, c&rsquo;est-\u00e0-dire un ensemble ordonn\u00e9, pour permettre et accueillir la vie. Il met en place les fondements du monde \u00e0 partir du \u00ab&nbsp;tohu-bohu&nbsp;\u00bb (Gn&nbsp;1,2), mot qui d\u00e9signe un espace d\u00e9sert, vide, t\u00e9n\u00e9breux et inhospitalier (Jr&nbsp;4,23). Il le fait non pas en&nbsp;\u00ab&nbsp;s\u00e9parant&nbsp;\u00bb comme on l&rsquo;affirme souvent &#8211;&nbsp;du moins pas au sens fort, car les liens et l&rsquo;unit\u00e9 demeurent&nbsp;&#8211; mais en d\u00e9limitant les espaces et en d\u00e9finissant les r\u00f4les. Il diff\u00e9rencie ainsi la lumi\u00e8re et les t\u00e9n\u00e8bres, le ciel et la terre, le continent et la mer, le soleil et les \u00e9toiles. Il structure et rythme le temps par l&rsquo;alternance du jour et de la nuit, la course des astres et l&rsquo;institution du sabbat, jour du repos. Signe que toute cette organisation est au service de la vie et non pour la mort, il donne sa b\u00e9n\u00e9diction aux animaux et \u00e0 l&rsquo;\u00eatre humain pour qu&rsquo;ils soient f\u00e9conds. Il offre \u00e0 chaque \u00eatre vivant un lieu de r\u00e9sidence (Jb&nbsp;39,5-8 et 27-28).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"6\" height=\"12\" src=\"blob:https:\/\/protestantsdanslaville.org\/1f666d51-4886-41c1-82c1-55fdc29a4a94\"><strong>Dimension cosmique de l\u2019\u00eatre humain<\/strong><strong><br><\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En profondeur, chaque cr\u00e9ature n&rsquo;existe pas par elle- m\u00eame. Elle n&rsquo;existe et ne peut subsister dans l&rsquo;existence que par lien intime \u00e0 Dieu qui l&rsquo;a cr\u00e9\u00e9e par amour, la fonde, la porte et l&rsquo;habite. \u00ab&nbsp;Tu envoies ton souffle, ils sont cr\u00e9\u00e9s, et tu renouvelles la surface du sol. [\u2026] Tu leur reprends le souffle, ils expirent et retournent \u00e0 leur poussi\u00e8re&nbsp;\u00bb (Ps&nbsp;104,30 et 29). Coup\u00e9e de sa source divine, priv\u00e9e du souffle de l&rsquo;Esprit, la cr\u00e9ature est sujette \u00e0 la mort, menac\u00e9e de retourner au \u00ab&nbsp;rien&nbsp;\u00bb d&rsquo;o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces premiers \u00e9l\u00e9ments de compr\u00e9hension de la nature comme Cr\u00e9ation conduisent \u00e0 une nouvelle&nbsp;conscience&nbsp;de notre identit\u00e9 humaine et de notre lien avec le vivant. Ils \u00e9largissent le regard et, en posant l&rsquo;existence de Dieu, rendent le monde plus vaste en l&rsquo;ouvrant \u00e0 une dimension d&rsquo;infini. Ils nous appellent,&nbsp;en particulier, \u00e0 cesser de nous prendre pour le centre et le sommet du monde. Donc \u00e0 cultiver une grande vertu \u00e9cologique&nbsp;: l&rsquo;humilit\u00e9, compagne de la sagesse (Pr&nbsp;11,2)<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>LA CREATION COMME TEMPLE DE DIEU<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La Nature est la Mati\u00e8re m\u00eame&nbsp;\u00bb, affirmait le philosophe Ren\u00e9 Descartes. \u00c0 partir du XVI<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle, en Occident, la nature va \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 un objet, une m\u00e9canique, un gisement de mati\u00e8res premi\u00e8res livr\u00e9s \u00e0 la domination et \u00e0 l&rsquo;avidit\u00e9 humaines. Une emprise d\u00e9cupl\u00e9e par l&rsquo;exaltation de la raison logique comme organe souverain de connaissance et les pouvoirs exponentiels de la technoscience.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la modernit\u00e9, Dieu sort de la mati\u00e8re. Il est ext\u00e9rioris\u00e9, rel\u00e9gu\u00e9 dans l&rsquo;au-del\u00e0, exil\u00e9 \u00ab&nbsp;au plus haut des cieux&nbsp;\u00bb (Lc&nbsp;2,14), dans une transcendance plus ou moins inaccessible. L&rsquo;enjeu de la transition \u00e9cospirituelle est de sortir de ce dualisme pour redonner une \u00e2me \u00e0 la nature. Il s&rsquo;agit de retrouver le lien et l&rsquo;\u00e9quilibre essentiels &#8211;&nbsp;aujourd&rsquo;hui \u00e9tiol\u00e9s ou bris\u00e9s&nbsp;&#8211; entre les cieux et la terre&nbsp;: d\u00e9laisser ou exalter les premiers, c&rsquo;est ouvrir la voie \u00e0 la profanation et \u00e0 la destruction de la seconde.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Manifestation de la Trinit\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En tant que \u00ab&nbsp;th\u00e9ophanie&nbsp;\u00bb &#8211;&nbsp;du grec&nbsp;<em>theos&nbsp;<\/em>(Dieu) et&nbsp;<em>phanos&nbsp;<\/em>(manifestation)&nbsp;-, le cosmos r\u00e9sonne et vibre de la Parole par laquelle il a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9. Si Dieu parle \u00e0 travers la nature, la nature aussi parle&nbsp;: l&rsquo;air par le vent, l&rsquo;eau par son clapotis, le feu par ses cr\u00e9pitements, les animaux par leurs cris, les oiseaux par leurs chants et&nbsp;les arbres par leur bruissement. Ainsi, les cr\u00e9atures ne sont pas seulement des \u00e9chos du Verbe ou des paroles de Dieu \u00e0 l&rsquo;adresse de l&rsquo;\u00eatre humain. Elles sont aussi en elles-m\u00eames des r\u00e9ponses \u00e0 la Parole cr\u00e9atrice de Dieu.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le Thabor et l&rsquo;Hermon crient de joie \u00e0 ton nom&nbsp;\u00bb (Ps&nbsp;89,13).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pr\u00eatresse et pr\u00eatre de la Cr\u00e9ation<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la vision que nous venons de d\u00e9ployer, la Cr\u00e9ation est plus qu&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 mat\u00e9rielle ob\u00e9issant \u00e0 des lois biologiques, physiques ou chimiques. Elle est la \u00ab&nbsp;maison&nbsp;\u00bb&nbsp;<em>(oikos)&nbsp;<\/em>non seulement des \u00eatres humains et autres qu&rsquo;humains, mais aussi de Dieu. Toutefois, attention&nbsp;! Voir la cr\u00e9ation comme manifestation de Dieu et lieu de sa pr\u00e9sence, ne signifie pas la diviniser. Nul panth\u00e9isme dans la Bible&nbsp;!&nbsp;Offrir un culte \u00e0 la nature ou la v\u00e9n\u00e9rer comme si elle \u00e9tait la r\u00e9alit\u00e9 ultime serait de l&rsquo;idol\u00e2trie. Si tout est en Dieu, tout n&rsquo;est pas Dieu. Et si Dieu est en tout, il ne s&rsquo;y r\u00e9duit pas. Il est immanent dans sa transcendance et transcendant dans son immanence.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La notion de Cr\u00e9ation implique que, sans en \u00eatre s\u00e9par\u00e9, le Cr\u00e9ateur reste autre, distinct de son \u0153uvre. Il lui est uni, mais sans se confondre avec elle. Dieu seul est d&rsquo;essence divine. M\u00eame si elle participe \u00e0 sa vie, la nature cr\u00e9\u00e9e ne l&rsquo;est pas, sinon elle serait incorruptible, immortelle, affranchie des limites du temps et de l&rsquo;espace. Or, tout ce qui appartient au royaume de la Cr\u00e9ation est soumis \u00e0 la finitude&nbsp;: cela se transforme, se d\u00e9grade et meurt. Les cieux et la terre \u00ab&nbsp;vieilliront comme un v\u00eatement&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;p\u00e9riront&nbsp;\u00bb (He&nbsp;1,11). Ils \u00ab&nbsp;passeront&nbsp;\u00bb (Mt&nbsp;24,35).<\/p>\n\n\n\n<p>On touche l\u00e0 \u00e0 l&rsquo;une des diff\u00e9rences de la tradition biblique avec des courants de l&rsquo;\u00e9cospiritualit\u00e9, o\u00f9 la terre &#8211;&nbsp;personnifi\u00e9e notamment par Ga\u00efa&nbsp;&#8211; peut devenir l&rsquo;objet d&rsquo;une nouvelle religion. Avec cette id\u00e9e que le vivant &#8211;&nbsp;par sa sagesse, \u00e0 partir du moment o\u00f9 l&rsquo;on&nbsp;se&nbsp;reconnecte \u00e0 lui et se r\u00e9harmonise \u00e0 ses lois&nbsp;&#8211; se suffirait \u00e0 lui-m\u00eame, serait une forme de salut. Or, dans une perspective chr\u00e9tienne, seul Dieu l&rsquo;est. Si la nature a beaucoup \u00e0 nous apprendre, elle ne saurait \u00eatre une source d\u2019infinit\u00e9, d\u2019absolu et d\u2019\u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>LA CREATION COMME TISSU D\u2019INTERRELATIONS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Coop\u00e9ration et dialogue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout est paradoxal avec Dieu. S&rsquo;il refuse de prendre toute la place, il n&rsquo;est pas pour autant absent. Son repos et son retrait relatif n&rsquo;abolissent pas la relation. Invisiblement, en effet, Dieu soutient et maintient \u00ab&nbsp;l&rsquo;\u00eatre, la vie et le mouvement&nbsp;\u00bb (Ac&nbsp;17,28) qu&rsquo;il donne \u00e0 toutes les cr\u00e9atures. C&rsquo;est par lui, \u00ab&nbsp;v\u00eatu de majest\u00e9 et de force&nbsp;\u00bb,&nbsp;que \u00ab&nbsp;le monde reste ferme&nbsp;\u00bb (Ps&nbsp;93,1). Il tient la terre&nbsp;\u00ab&nbsp;stable sur les flots&nbsp;\u00bb (Ps&nbsp;24,2) et, infatigable, il \u00ab&nbsp;donne de l&rsquo;\u00e9nergie au faible et amplifie l&rsquo;endurance de qui est sans forces&nbsp;\u00bb (Es&nbsp;40,28). Il \u00ab&nbsp;abreuve les montagnes&nbsp;\u00bb (Ps&nbsp;104,13), \u00ab&nbsp;rassasie tous les vivants&nbsp;\u00bb (Ps&nbsp;145,16) et&nbsp;\u00ab&nbsp;envoie du ciel pluies et saisons fertiles, comblant les c\u0153urs de nourriture et de satisfaction&nbsp;\u00bb (Ac&nbsp;14,17).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>LA CREATION COMME DON<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019hospitalit\u00e9 de la \u00ab&nbsp;maison commune&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00catre&nbsp;h\u00f4te, c\u2019est \u00eatre avec. La justesse et la justice de cette relation exigent la r\u00e9ciprocit\u00e9. Parce quenous sommes accueillis sur cette terre, nous sommes appel\u00e9s \u00e0 ouvrir nos bras \u00e0 tous nos fr\u00e8res et s\u0153urs, humains et autres qu&rsquo;humains.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00catre un h\u00f4te digne de ce nom, c&rsquo;est en effet respecter le lieu qui nous h\u00e9berge. En l&rsquo;occurrence la Cr\u00e9ation dans son ensemble, avec ses lois, son ordre et son int\u00e9grit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p>La Cr\u00e9ation n&rsquo;appartient qu&rsquo;\u00e0 Dieu&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;Au Seigneur, la terre et ses richesses, le monde et seshabitants&nbsp;!&nbsp;\u00bb (Ps&nbsp;24,1)&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>LA CREATION COMME ESPERANCE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vers la r\u00e9conciliation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quand \u00ab&nbsp;Dieu sera tout en tous&nbsp;\u00bb (1&nbsp;Co&nbsp;15,28), la terre&nbsp;sera \u00ab&nbsp;remplie de la connaissance de Dieu&nbsp;\u00bb (Es&nbsp;11,6).<\/p>\n\n\n\n<p>Tout dans la Cr\u00e9ation sera alors pacifi\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le loup habitera avec l&rsquo;agneau, le l\u00e9opard se couchera pr\u00e8s du chevreau, [\u2026] le lion comme le b\u0153uf mangera du fourrage, le nourrisson jouera sur le nid de la vip\u00e8re&nbsp;\u00bb (Es&nbsp;11,6-8). Dans cette harmonie renouvel\u00e9e, la jubilation r\u00e9gnera.<\/p>\n\n\n\n<p>[\u2026]<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9conciliation, annonc\u00e9e par le proph\u00e8te \u00c9sa\u00efe,&nbsp;n&rsquo;est autre que l&rsquo;\u0153uvre du Christ cosmique, r\u00e9capitulation de toute la Cr\u00e9ation&nbsp;: \u00ab&nbsp;Car il a plu \u00e0 Dieu de faire habiter en lui toute la pl\u00e9nitude, et de&nbsp;<em>tout&nbsp;<\/em>r\u00e9concilier par lui et pour lui, et sur la terre et dans les cieux, ayant \u00e9tabli la paix par le sang de sa croix.&nbsp;\u00bb (Col&nbsp;1,19). Le&nbsp;<em>tout,&nbsp;<\/em>soulign\u00e9 par nous, traduit le grec&nbsp;<em>ta&nbsp;panta&nbsp;<\/em>qui d\u00e9signe toutes les choses visibles et invisibles, c\u00e9lestes et terrestres.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour changer notre regard sur la nature Recension Gilles Castelnau Ed. Cab\u00e9dita 96 pages \u2013 14,50 \u20ac . 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