{"id":1175,"date":"2025-03-30T16:14:39","date_gmt":"2025-03-30T15:14:39","guid":{"rendered":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/?p=1175"},"modified":"2025-03-30T16:18:27","modified_gmt":"2025-03-30T15:18:27","slug":"filiation-nomination-legitimite-la-dogmatique-chretienne-concernant-jesus-christ","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/filiation-nomination-legitimite-la-dogmatique-chretienne-concernant-jesus-christ\/","title":{"rendered":"Filiation, nomination, l\u00e9gitimit\u00e9\u00a0: la dogmatique chr\u00e9tienne concernant J\u00e9sus-Christ"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Revue Confrontation, N\u00b0 11, 1984, pp. 87-94.<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Article transmis par Michel Leconte<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Voir aussi\u00a0: Jacques Pohier, <a href=\"https:\/\/protestantsdanslaville.org\/wordpress\/jacques-pohier-dieu-fractures\/\">Dieu fractures<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Contexte de l\u2019article et approche pluridisciplinaire<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jacques Pohier, th\u00e9ologien fran\u00e7ais form\u00e9 \u00e0 la psychanalyse, publie en 1984 dans la revue&nbsp;Cahiers Confrontation&nbsp;(Cahier n\u00b0&nbsp;11, printemps 1984) un article intitul\u00e9&nbsp;\u00ab&nbsp;Filiation, nomination, l\u00e9gitimit\u00e9&nbsp;: un cas exemplaire\u202fde la dogmatique chr\u00e9tienne concernant J\u00e9sus-Christ&nbsp;\u00bb. Cet \u00e9crit s\u2019inscrit dans la d\u00e9marche singuli\u00e8re de Pohier, qui conjugue lecture th\u00e9ologique et regard psychanalytique. Depuis la fin des ann\u00e9es soixante, Pohier explorait en effet les interf\u00e9rences entre le discours religieux chr\u00e9tien et les th\u00e9ories freudiennes et lacaniennes \u2013 en particulier autour de la figure du P\u00e8re et de la structuration du sujet croyant. Pohier \u00e9crit cet article apr\u00e8s sa condamnation en 1979 par le Vatican pour son livre&nbsp;<em>Quand je dis Dieu (1977)<\/em>. Son propre parcours \u2013&nbsp;dominicain devenu critique des dogmes traditionnels&nbsp;\u2013 \u00e9claire la posture de l\u2019article&nbsp;: une remise en question des \u00e9vidences doctrinales \u00e0 la lumi\u00e8re de la psychanalyse, sans renoncer pour autant \u00e0 la foi chr\u00e9tienne.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un \u00ab&nbsp;cas exemplaire&nbsp;\u00bb de filiation&nbsp;: de J\u00e9sus au croyant<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour donner chair \u00e0 ces r\u00e9flexions, Pohier s\u2019appuie sur&nbsp;\u00ab&nbsp;un cas exemplaire&nbsp;\u00bb&nbsp;\u2013 un exemple tir\u00e9 de la tradition chr\u00e9tienne qui illustre de mani\u00e8re paradigmatique les enjeux de filiation, de nom et de l\u00e9gitimit\u00e9. Pohier note que la d\u00e9nomination de Fils que le christianisme a fait de J\u00e9sus de Nazareth pour le l\u00e9gitimer comme Christ lui para\u00eet de nature \u00e0 int\u00e9resser la psychanalyse, d\u2019autant qu\u2019il se d\u00e9double en un syst\u00e8me semblable pour le chr\u00e9tien, en nommant J\u00e9sus ainsi, le chr\u00e9tien peut d\u00e8s lors se nommer lui-m\u00eame fils de Dieu et se l\u00e9gitimer comme tel. Toutefois, note Pohier, jamais les textes du Nouveau Testament ne font dire \u00e0 J\u00e9sus qu\u2019il est Fils de Dieu. Pour Paul, le Fils de Dieu est l\u2019image du Dieu invisible, soulignant ainsi le caract\u00e8re exceptionnel de sa mission et affirmant que c\u2019est Dieu qui livre son propre Fils. Le christianisme se trouve ainsi auto-l\u00e9gitim\u00e9&nbsp;: les disciples du Christ sont ceux qui, de par le Christ, savent le mieux qui est Dieu Avec l\u2019\u00e9vangile de Jean, croire que J\u00e9sus est le Fils de Dieu devient la ligne de d\u00e9marcation de la foi et de la relation \u00e0 Dieu.&nbsp;&nbsp;Chez Jean, J\u00e9sus est appel\u00e9 Dieu sans \u00e9quivoque, mais, avec les autres auteurs du Nouveau Testament, il maintient une in\u00e9galit\u00e9 certaine entre J\u00e9sus et Dieu. En revanche, aucune \u00e9quivoque n\u2019est laiss\u00e9e sur le fait que gr\u00e2ce \u00e0 J\u00e9sus-Christ, les humains peuvent devenir \u00ab&nbsp;enfants de Dieu&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;\u00eatre n\u00e9s de Dieu&nbsp;\u00bb \u00c9tait-ce l\u00e0 l\u2019essentiel, ou non&nbsp;? Si les humains veulent l\u00e9gitimer leur auto-d\u00e9termination de fils de Dieu, il leur faut \u00e9liminer toute \u00e9quivoque \u00e0 propos de la l\u00e9gitimit\u00e9 de leur d\u00e9nomination de Christ comme Fils de Dieu, la premi\u00e8re l\u00e9gitimation s\u2019appuyant sur la seconde et l\u2019exigeant.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le Nouveau Testament a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 en une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es, l\u2019\u00e9laboration dogmatique ult\u00e9rieure de la filiation divine de J\u00e9sus-Christ a mis trois si\u00e8cles \u00e0 aboutir aux conciles christologiques de Nic\u00e9e (325), \u00c9ph\u00e8se (431) et Chalc\u00e9doine (451). Cette \u00e9laboration a donn\u00e9 lieu \u00e0 une litt\u00e9rature consid\u00e9rable et \u00e0 des discussions acharn\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les raisons qu\u2019eurent les chr\u00e9tiens de ces si\u00e8cles de se demander comment J\u00e9sus-Christ \u00e9tait vraiment Fils de Dieu, comment il \u00e9tait donc vraiment Dieu tout en restant vraiment homme, ces raisons \u00e9taient nombreuses et complexes. La culture grecque et romaine \u00e9taient aussi fort complexes en la mati\u00e8re, et que se demander comment J\u00e9sus-Christ est le Fils de Dieu et comment il est Dieu ne pourraient avoir la m\u00eame signification que pour nous aujourd\u2019hui que si le mot \u00ab&nbsp;dieu&nbsp;\u00bb lui-m\u00eame avait le m\u00eame sens, alors qu\u2019il est sans doute le mot \u00e0 la fois le plus tautologique et le plus m\u00e9taphorique qui soit.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui est en cause dans toutes ces discussions sur la fa\u00e7on dont le Christ est le Fils de Dieu et Dieu lui-m\u00eame, c\u2019est l\u2019effectivit\u00e9 du salut des humains. Pour que les humains se consid\u00e8rent sauv\u00e9s et comme devenu enfant de Dieu, il faut que le Christ soit vraiment sauveur, il faut qu\u2019il soit consid\u00e9r\u00e9 comme vraiment Dieu, et donc Fils de Dieu, et vraiment homme. Le pape L\u00e9on (de 440 \u00e0 461) qui joua un grand r\u00f4le dans les d\u00e9finitions de Chalc\u00e9doine a dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Si le Christ n\u2019est pas vraiment Dieu, nous ne sommes pas vraiment sauv\u00e9s, et s\u2019il n\u2019est pas vraiment homme, ce n\u2019est pas vraiment nous (les humains) qui sommes sauv\u00e9s.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le monde religieux des premiers si\u00e8cles du christianisme nous est si \u00e9tranger que nous avons du mal \u00e0 comprendre comment la tendance \u00e0 diviniser J\u00e9sus-Christ comme Fils de Dieu que nous avons constat\u00e9e, risquait de faire perdre son originalit\u00e9 \u00e0 J\u00e9sus-Christ en le noyant dans l\u2019innombrable panth\u00e9on des \u00eatres plus ou moins divins qui peuplaient l\u2019univers antique. Les chr\u00e9tiens furent donc amen\u00e9s \u00e0 insister sur la fa\u00e7on unique qu\u2019avait J\u00e9sus-Christ d\u2019\u00eatre Dieu. Il ne restait gu\u00e8re d\u2019autre solution que de dire qu\u2019il \u00e9tait Dieu lui-m\u00eame&nbsp;: d\u2019o\u00f9 l\u2019\u00e9laboration dogmatique de la Trinit\u00e9, quitte \u00e0 se heurter \u00e0 la difficult\u00e9 suivante&nbsp;: comment peut-il \u00eatre Dieu autant que Dieu le P\u00e8re alors qu\u2019il proc\u00e8de du P\u00e8re qui, lui, est inengendr\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Mais cette promotion \u00e0 la divinit\u00e9 m\u00eame de Dieu faisait passer au second plan son humanit\u00e9, et les premiers si\u00e8cles du christianisme virent plus d\u2019h\u00e9r\u00e9sies minimisant son humanit\u00e9 que d\u2019h\u00e9r\u00e9sies minimisant sa divinit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fallut d\u00e9doubler le syst\u00e8me filiation-nomination-l\u00e9gitimit\u00e9 portant sur la divinit\u00e9 du Christ, par un syst\u00e8me filiation-nomination-l\u00e9gitimit\u00e9 portant sur son humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand les conciles prennent l\u2019initiative de qualifier Marie de&nbsp;<em>Theotokos&nbsp;<\/em>(m\u00e8re de Dieu), ils ne le font pas au profit de Marie mais au profit de J\u00e9sus-Christ (et des chr\u00e9tiens), car il est capital de le l\u00e9gitimer comme vraiment homme, et donc fils de Marie. Les difficult\u00e9s conceptuelles consid\u00e9rables \u00e0 affirmer qu\u2019une seule personne avait de fa\u00e7on s\u00e9par\u00e9e mais sans confusion la nature divine et la nature humaine, parce que \u00e0 la fois Fils de Dieu et fils de Marie firent l\u2019objet de d\u00e9bats acharn\u00e9s pendant le 4<sup>e<\/sup>et 5<sup>e&nbsp;<\/sup>si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019acharnement de ces d\u00e9bats s\u2019explique beaucoup moins par le go\u00fbt de la sp\u00e9culation, les querelles de personnes et les conflits de pouvoir que par le caract\u00e8re vital de la question en jeu&nbsp;: pour des humains qui se croient vou\u00e9s \u00e0 la mort par le p\u00e9ch\u00e9, c\u2019est une question de vie ou de mort de savoir s\u2019ils sont vraiment sauv\u00e9s et s\u2019ils sont vraiment redevenus des enfants de Dieu ayant retrouv\u00e9 l\u2019amour de leur P\u00e8re. Pour qu\u2019ils puissent l\u00e9gitimement se nommer fils, il faut absolument que soit assur\u00e9e la l\u00e9gitimit\u00e9 de leur sauveur. Cette l\u00e9gitimit\u00e9 exige ce double syst\u00e8me de filiation-nomination-l\u00e9gitimit\u00e9, celui qui assure que J\u00e9sus-Christ est Fils de Dieu et fils de Marie.<\/p>\n\n\n\n<p>Aucun concile ne parviendra \u00e0 formuler de fa\u00e7on conceptuellement satisfaisante l\u2019articulation de ce double syst\u00e8me (ce qu\u2019on peut concevoir). Mais ils s\u2019y r\u00e9soudront car ils sont plus pr\u00e9occup\u00e9s de d\u00e9finir ce qu\u2019il ne faut pas dire sous peine de mettre en p\u00e9ril ce qu\u2019exige l\u2019effectivit\u00e9 du salut op\u00e9r\u00e9 par J\u00e9sus-Christ, car c\u2019est cela qui importe. Depuis quinze si\u00e8cles, les chr\u00e9tiens ne pensent pas diff\u00e9remment&nbsp;: ils laissent aux th\u00e9ologiens se d\u00e9brouiller avec ces inextricables probl\u00e8mes philosophiques et th\u00e9ologiques pos\u00e9s par les d\u00e9finitions dogmatiques concernant J\u00e9sus-Christ, car ils ne les concernent gu\u00e8re tant que n\u2019est pas menac\u00e9e leur conviction de participer \u00e0 la distribution du salut et qu\u2019ils peuvent l\u00e9gitimer leur d\u00e9nomination de fils de Dieu.<\/p>\n\n\n\n<p>Jacques Pohier dit avoir pass\u00e9 plusieurs ann\u00e9es (de 1966 \u00e0 1972) \u00e0 travailler th\u00e9ologiquement sur la paternit\u00e9 de Dieu et la filiation, en rapprochant un corpus de th\u00e9ories psychanalytique au corpus th\u00e9ologique dogmatique catholique. Il a abandonn\u00e9 ce type de travail ou plut\u00f4t ce type de rapport \u00e0 la psychanalyse et \u00e0 la th\u00e9ologie pour entreprendre la r\u00e9daction d\u2019un livre sur Dieu qui lui prit plus de deux ans pendant lesquels il eut l\u2019occasion de lire et relire ce qu\u2019il \u00e9tait en train d\u2019\u00e9crire. Or, \u00e9crit-il, \u00ab&nbsp;c\u2019est seulement plusieurs mois apr\u00e8s la parution de ce livre (<em>Quand je dis Dieu, 1977)<\/em>, que je d\u00e9couvris avec stupeur qu\u2019il n\u2019y \u00e9tait absolument jamais question de la paternit\u00e9 de Dieu ni de la filiation divine&nbsp;: pas plus celle de J\u00e9sus-Christ que celle cens\u00e9e \u00eatre la mienne en tant que chr\u00e9tien. Ma stupeur se redoubla du fait que cette absence ne m\u2019apparaissait nullement comme une omission ou comme un vide qu\u2019il faudrait combler dans un autre livre. Dieu et J\u00e9sus-Christ continuent d\u2019avoir une importance capitale pour moi. L\u2019int\u00e9r\u00eat \u2013 assez vital \u2013 que je leur porte et la conception que je m\u2019en fais ont sembl\u00e9 sur plusieurs points h\u00e9r\u00e9tiques \u00e0 la hi\u00e9rarchie vaticane&nbsp;: mais de vieux amis croyants et th\u00e9ologiens pensent eux aussi que ma foi n\u2019est plus chr\u00e9tienne. Je n\u2019en sais rien, et mourrai sans doute avant de le savoir m\u00eame si j\u2019y travaille (\u00ab&nbsp;durcharbeitung&nbsp;\u00bb incluse) sans d\u00e9semparer.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Mais je crois que si je suis effectivement assez \u00e9loign\u00e9 de certaines conceptions chr\u00e9tiennes de Dieu et de J\u00e9sus-Christ, je suis au moins aussi \u00e9loign\u00e9 de la conception chr\u00e9tienne qu\u2019un humain doit avoir de lui-m\u00eame et de sa condition. Je ne crois plus que ce qui me d\u00e9finit essentiellement par rapport \u00e0 moi-m\u00eame et par rapport \u00e0 Dieu, c\u2019est d\u2019abord et avant tout d\u2019\u00eatre un p\u00e9cheur qui a besoin d\u2019\u00eatre sauv\u00e9 et r\u00e9concili\u00e9 avec son P\u00e8re. Du coup, je ne crois plus que telle soit la fonction essentielle de J\u00e9sus-Christ par rapport \u00e0 Dieu et par rapport \u00e0 moi, et je ne crois plus que l\u2019attribut essentiel de Dieu serait d\u2019\u00eatre \u00ab&nbsp;un-P\u00e8re-dont-je-serais-s\u00e9par\u00e9-et-avec-qui-je-devrais-\u00eatre-r\u00e9concilii\u00e9&nbsp;\u00bb. J\u00e9sus-Christ et Dieu ont pour moi d\u2019autres titres. Sont-ils plus valables&nbsp;? Sont-ils plus chr\u00e9tiens&nbsp;? Je ne le sais pas avec certitude.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Jacques Pohier fait enfin remarquer que certains psychanalystes ont tort de trop sous-estimer plusieurs ouvrages de Freud sur la religion. Certes&nbsp;<em>L\u2019avenir d\u2019une illusion<\/em>, par exemple, n\u2019est pas un de ses plus grands livres. Certes,&nbsp;<em>Mo\u00efse et le monoth\u00e9isme<\/em>&nbsp;\u2013&nbsp;d\u00e9j\u00e0 plus appr\u00e9ci\u00e9&nbsp;\u2013 n\u2019est pas parfait. Mais le peu qu\u2019il sait de la psychanalyse et l\u2019un peu moins que je sais de la th\u00e9ologie et de la religion v\u00e9cue, font que j\u2019estime qu\u2019il ne faut pas prendre \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re ce que dit Freud du syst\u00e8me chr\u00e9tien en mati\u00e8re de culpabilit\u00e9 et de la fa\u00e7on dont il a transform\u00e9 une religion du P\u00e8re en religion du Fils.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Revue Confrontation, N\u00b0 11, 1984, pp. 87-94. 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