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Spiritualité des images 


 

 

Takashi Murakami

au château de Versailles

 

 

jusqu’au 12 décembre 2010

 

 

Gilles Castelnau

 

25 septembre 2010

Dans les Grands Appartements, la galerie des Glaces et le jardin du château de Versailles, les œuvres japonaises de Takashi Murakami succèdent cette année à celles de Jeff Koons et de Xavier Veilhan, qui ont exposé en ces lieux en 2008 et 2009.

 

 

La taille imposante de certains des groupes de Murakami, leur exubérance, leurs couleurs variées, leurs formes surprenantes, renvoient certainement aux caractéristiques mêmes de l'exubérance baroque du Roi Soleil. Ces œuvres sont comme chez elles au château de Versailles. Elles en contredisent la prétention et entrent dans sa luxuriance.

 

  

 

La prétention de ce misérable gnome (en réalité effigie de Murakami lui-même !), la sexualité débridée de cette jolie nana sont des reflets de l’attitude mégalomaniaque de Louis XIV et de l’érotisme qui régnait autour de lui à la Cour.

 

 

J’aime la détente souriante qu’apportent ces gentils enfants sortis des mangas, ces bandes dessinées japonaises. Montés sur leurs étranges boules, tournant le dos au cavalier cabré sous son chapeau à plumes dans son cadre doré, éclairés par la lumière du jour, ils apportent une note de naturel contrastant avec les somptueuses moulures dorées. La fofolle édentée au grand sourire contagieux, perchée sur son petit arbre multicolore brandissant sa grande canne en guise de sceptre enfantin tourne en ridicule les personnages de marbre qui paradent, sérieux et pénétrés de leur grandeur.
Le brillant acidulé de son plastique révèle les bruns et le noir des sombres marbres auxquels elle tourne le dos.

 

 

Les fenêtres de la Galerie des glaces donnaient – quand je suis venu visiter – sur un ciel gris et un temps humide. La beauté mélancolique de ce paysage de pluie, la trace des gouttes sur le grand bassin, la solitude des jardins délaissés par la foule peut-être rebutée par le prix des billets (7 € pour accéder aux jardins en plus des 15 € du château).
Seul, le grand Bouddha fou de Murakami apportait une note vivante et dynamique avec son doré étincelant. Une barrière empêchait de l’approcher. Il semblait, dans sa solitude, tenu en cage dans l’immensité triste du Parc royal.

 

 

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