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Spiritualité des images 


 


Vertumne et Pomone

 

Nicolo dell’Abate

entre 1560 et 1570
École de Fontainebleau

Musée du Louvre
Richelieu, 2e étage, salle 9

.

 

Gilles Castelnau

20 avril 2010

Le Dieu Vertumne, qui possède le don de changer de forme (vertere : transformer), tombe amoureux de Pomone (pomum : pomme), la déesse romaine des fruits et des vergers. Mais celle-ci ne veut épouser personne. Vertumne se métamorphose en une vieille femme qui parle avec beaucoup de talent et Pomone lui accorde ses faveurs lorsqu'il reprend sa véritable apparence.

Comme nous le rappelle Cécile Scaillierez, qui présente ce « tableau du mois », déjà François Ier avait fait édifier par Rosso le pavillon de Pomone dans son jardin du chateau de Fontainebleau : la rencontre de Vertumne et de Pomone y était représentée par Rosso et le jardin de Pomone par Primatice.
Les hommes – et les femmes - ont toujours aimé les histoires et les peintures un peu croustillantes ! Le frais minois de la déesse plaisait à la cour, sa jolie coiffure, son teint blanc à la mode et... la finesse du tissu de sa robe tels que les peignait Nicolo dell'Abatte réjouissait sans doute la cour de Henri III qui n’était pas pudibonde. Cette légende païenne tirée des Métamorphoses d’Ovide fournissait un prétexte aux artistes pour représenter de belles dames peu vêtues.

A la même époque, dans la très catholique Anvers, le peintre flamand Jan Massys s’en tenait prudemment à des sujets purement religieux : Judith, Loth et ses filles, la Vierge, David et Bethsabée.

 


David et Bethsabée
Jan Massys
Anvers 1562
Louvre, Richelieu 2e étage, salle 13

 

Un soir, David se leva de sa couche et, comme il se promenait sur le toit de sa maison royale, il aperçut une femme qui se baignait. Elle était très belle. Il demanda qui elle était et on lui dit : Bethsabée, la femme d'Urie. David la fit appeler. Elle vint à lui et il coucha avec elle. 2 Samuel 11.2

Ce récit, tout biblique qu’il soit, permet à l’artiste de représenter la belle Bethsabée qui écoute les avances de l’envoyé du roi David avec le même intérêt que Pomone écoutait Vertumne. Elle a aussi un joli visage, une coiffure sophistiquée, un teint blanc et... une robe qui ne laisse rien ignorer de ses formes suggestives.

Un sujet fut-il authentiquement « biblique » comme celui que Jan Massys choisit à Anvers peut donc être peint d’une manière aussi aguichante et aussi peu « religieuse » que le sujet le plus « païen » que choisit Nicolo dell’Abate.
Cela en dit long sur l’ambiance qui régnait dans la bonne société de ces lieux !

 

 

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