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Spiritualité des images 

 

Héraclius décapitant Chosroès

 

Jan de Beerf

Anvers vers 1515

 

Paris, Musée du Louvre
aile Richelieu
2e étage, salle 8

 

 

.

 

Gilles Castelnau

 

Un nouveau tableau vient d’entrer au Louvre, acheté par la Société des Amis du Louvre. Il est petit et très beau.

Les trompettes sonnent, les armures luisent au soleil, l’étendard flotte au vent, les couleurs des vêtements sont splendides, les personnages sont en mouvement, l’atmosphère est fastueuse, c’est un grand moment historique et religieux qui se passe sous nos yeux : Héraclius, empereur de Byzance, l’homme à l’épée, au chapeau pointu et à l’armure en forme de justaucorps rouge et doré est en train de décapiter Chosroès, le vieillard à genoux, à la grande barbe blanche, au noble front et au magnifique manteau rouge qui n’en laisse pas tomber son sceptre pour autant.

Par ce geste admirable, l’héroïque Héraclius nous épargne de tomber sous le joug de la barbarie, de l’hypocrisie et, pour tout dire, de l’hérésie perse, il sauve la chrétienté tout entière, il récupère la vraie Croix que le perfide Chosroès avait dérobée sans vergogne à Jérusalem et il met ainsi fin au scandale dans lequel Chosroès se baignait. Celui – on le voit dans la partie droite du tableau – avait dressé la Croix à sa droite et avait mis un coq sur le perchoir à sa gauche, ce qui montre bien qu’il se prenait pour Dieu le Père, alors qu’il n’était évidemment qu’un simple homme et, qui plus est, un païen perse.
Toute la Perse fut alors émue à salut et se convertit d’un seul élan au vrai Dieu et à la belle chrétienté aux armures luisantes et aux drapeaux flottant au vent.

On est à Anvers vers 1515 lorsque Jan de Beerf réalise cette peinture idéologique, théologique, patriotique destinée à confortée la pensée unique.

A Wittenberg en 1517 Martin Luther affichera les 95 thèses contestant cette splendide hégémonie de l’Empereur et du Pape.

 

 

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Histoire de la Vraie croix
telle que la rapportait au Moyen Âge
la Légende Dorée de Jacques de Voragine

Les Perses ayant envahi Jérusalem et dérobé la Croix et leur roi Chosroès ayant poussé l'injure jusqu'à se prendre pour le Père en trônant entre la Croix (au lieu du Fils) et un coq (au lieu du Saint Esprit), l'empereur byzantin Héraclius entreprit une véritable croisade dont le point culminant fut le combat qui, sur un pont, le fit vainqueur du fils de Chosroès et dont l'issue fut la conversion du peuple perse à la foi chrétienne, à l'exception de Chosroès qu'Héraclius décapita sans merci.

 

 

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