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Grimaces et misère - Les Saltimbanques (détail)

1888

 

Fernand Pelez

 

1848-1913


exposition au Petit Palais de Paris

jusqu’au 17 janvier 2010

 

Gilles Castelnau

 

1er octobre 2009

Cet immense tableau de 6 mètres de large sur plus de 2 mètres de haut, fige sur place les visiteurs et les fascine. Il représente des saltimbanques dans leurs vêtements colorés de représentation qui s’alignent face à la foule tandis que le clown blanc fait son boniment sous une apparence festive.

Les visages de ces enfants ne sont pas à la fête. Ils sont forcés d’être là et se soumettent à cette obligation qui est celle de leur triste vie quotidienne. Le plus petit, quidoit jouer du tambour a une crise de larmes. Sa plus grande sœur en a pitié, le comprend mais ne peut pas le prendre dans ses bras et le consoler : elle doit se tenir bien droite pour inviter les badauds à la fête. D’ailleurs elle sait que son petit frère devra bien assumer leur misérable sort commun. Ainsi va la vie...

Ce magnifique – et horrible – tableau a été acheté par la Ville de Paris en 1914 pour qu’il soit placé au Petit Palais.
Les autorités de l’époque ont couvert Fernand Pelez d’honneurs : médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1889, chevalier de la Légion d'honneur en 1891 et officier en 1910.
Ils ont sans doute été saisis par le malheur de ces enfants. Mais la richesse de la Belle Époque ne pouvait se maintenir qu’en exploitant l’énergie des pauvres.

Au sous-sol du Petit Palais, qui expose ces toiles, une galerie entière nous montre l’extraordinaire Exposition universelle de 1900 pour laquelle tous les bords de la Seine, depuis les deux Grand et Petit Palais jusqu’à l’esplanade des Invalides et au Champ de Mars étaient couverts des somptueux édifices des nations étrangères et de la France.
Le renouveau que l’on connaissait alors, avec tant de dynamisme et de créativité, avait un énorme coût humain.

Pas de révolte dans les regards de ces enfants, pas d’esprit de révolution populaire ou socialiste. Une attitude pensive, une souffrance muette, intériorisée.
Les Parisiens de la Belle Époque ne pouvaient pas dire qu’ils ne savaient pas, qu’ils n’avaient pas vu : Fernand Pelez était témoin de ces choses et nous en avait fait prendre conscience.

 

La Vachalcade

D’ailleurs la « Vachalcade »  populaire des artistes et de pauvres de Montmartre a été organisée en 1896 en guise de réponse à la « Promenade du Bœuf Gras » qui se déroulait dans les quartiers riches de Paris.

Bastien Lepage (voir mon article Peinture de gauche et peinture de droite, Manet, Cabanel et Bastien-Lepage), Toulouse-Lautrec, Picasso et bien d’autres ont su ouvrir les yeux et le cœur à la misère du temps et le représenter dans leur peinture.

 

 

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