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SpiritualitÉ des images



  


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Matin et Soir (Le Pouvoir de la musique II), 1966



Oskar Kokoschka

1886-1980

un Fauve à Vienne



musée d'Art moderne de Paris
jusqu’au 12 février 2023


L’exposition sera ensuite présentée au musée Guggenheim de Bilbao du 17 mars au 3 septembre 2023.



Gilles Castelnau

              




28 septembre 2022

 

 

Voir aussi sur ce site : La Jeune danseuse

 

C’est une exposition immense : elle présente 150 œuvres de Kokoschka et fait courir le tout-Paris. L’affluence n’est jamais gênante car les réservations limitent parfaitement l’accès mais on se demandera ce qui attire tant de monde. L’état d’esprit de la France d’aujourd’hui ressemblerait-il à la Vienne de l’époque ?

En ce début de 19e siècle, les jeunes peintres rompaient, dans toute l’Europe, avec la peinture académique qui reflétait la société traditionnelle avec laquelle les Allemands disaient qu’ils faisaient « sécession ». Ils étaient « expressionnistes » : leurs couleurs violentes au dessin négligé exprimaient avant tout une puissance vitale, énergie intérieure, fougue dynamique.

 


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Time, gentlemen please, 1971-72


Le titre « c’est l’heure, messieurs » que Kokoschka a donné à cet autoportrait est terrifiant : il est  l’annonce de l’heure de la fermeture du pub et justement il peint la mort qui vient le tirer par le bras.


 

Matin et Soir (Le Pouvoir de la musique II), 1966
Ce tableau placé ci-dessus en exergue, montre bien, comme peut le faire la musique, la force de vie animant les hommes.

Schmitt-Rottluff avait fondé à Dresde en 1905 le mouvement « die Brücke » (le Pont) avec Ernst Kirchner et Emil Nolde s’y était rattaché. A Münich, Franz MarcAugust Macke et Wassily Kandinsky avaient lancé dans la même veine « der Blaue Reiter » (le Cavalier bleu). Gustav Klimt - http://protestantsdanslaville.org/spiritualite-et-image/im304.htm -  demeurait très raffiné mais sa peinture manifestait le même élan intérieur.


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Gitta Wallerstein, 1921

  En France, Matisse disait pareillement : « je me sers de la couleur comme moyen d'expression de mon émotion plutôt que d'imitation de la nature » et Picasso : « Je porte un soleil dans mon ventre ».  Gauguin, Rouault, Derain, Vlaminck, van Dongen acceptaient d’être appelés des « Fauves ».  C’est ce titre de « fauve » que les commissaires ont attribué à Kokoschka dans le titre de l’exposition.

 

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Autoportrait, 1917

 

L’atmosphère est angoissante. Kokoschka montre de la main la blessure d’un coup de baïonnette qu’il a reçue à la guerre.
Et il disait : « Je suis ‘expressionniste’ parce que je ne sais pas faire autre chose qu’exprimer la vie ». Il s’était rasé la tête, disait-on, pour ressembler à un bagnard et il peignait les portraits des riches viennois avec le réalisme que l’on voit, en s’efforçant de manifester leur véritable vie intérieure.

Cela révulsait et... plaisait en même temps.

La puissance des sentiments que cette peinture exprime ainsi, sa force, son cri, son hurlement vital révèlent le mouvement intérieur qui enfiévrait alors l’âme allemande et allait bientôt se concrétiser dans le la puissance de l'idéologie nazie.

 

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Père Hirsch, 1909

 

Le cartel nous apprend que Moritz était un riche homme d’affaires hongrois installé à Vienne. Kokoschka le décrivait comme têtu et colérique. Il ne nomme « Père » car il était lié à ses fils.

Ce tableau a fait scandale et le public a accusé Kokoschka de caricaturer ses modèles. Cette œuvre a été saisie et présentée lors de l’exposition d’art dégénéré organisée par les nazis à Münich.

 

En effet, les nazis, épouvantés sans doute par le chaos qui était ainsi déclenché, ont décrété que cet art n’était que « dégénéré » et devait être interdit.

Kokoschka a vu ses tableaux saisis par les autorités pour faire partie de la grande exposition « d'art dégénéré » de Munich 1937 et il a combattu de toutes se forces l’horreur du nazisme.

 

 

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 Le Joueur de transe [Ernst Reinhold], 1909



Ernst Reinhold est un ami de Kokoschka
et interprète principal de sa pièce à scandale « Meurtrier, espoir des femmes » en 1909. Cette œuvre aussi a fait partie de l’art dégénéré des nazis.

 

 

 

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La Suédoise, 1930-1931

 

Cette jeune fille est Damaris Brunow. Elle est allongée au bord du lac, le regard ailleurs. Le cartel dit que Kokoschka ne l’a rencontrée que peu de temps mais que cela a suffi pour qu’il nourrisse une certaine fascination pour elle.

 

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Le Prisonnier, 1914

 

 

 


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