Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


SpiritualitÉ des images





im452.toyan/im452.mirage.png


Mirage,
1967

 


Toyen



1902-1980


l’écart absolu



musée d'Art Moderne de Paris
jusqu'au 24 juillet 2022

Exposition réalisée en collaboration avec la Galerie nationale de Prague et la Kunsthalle de Hambourg



Gilles Castelnau
 

 

 




7 mai 2022

Marie Čermínová (1902-1980) était une jeune peintre tchèque en révolte. Elle choisit l’étrange pseudonyme de Toyen car, dit-on, c’est ainsi, qu’enfant, elle prononçait son mot préféré de citoyen !

A l’âge de 20 ans, ayant fui sa famille, elle rencontre l’homme de sa vie, le jeune peintre Jindrich Styrsky, en rupture, lui aussi avec la société. Ensemble ils se disent « artificialistes », ce qui signifie, si l’on comprend bien, que leur art relève en réalité de la poésie. Ils entendent « provoquer des émotions poétiques qui ne sont pas seulement optiques ».

 

im452.toyan/im452.danseuse.png


Les Danseuses
, 1925

 

 

 

 Un écrivain et poète tchèque, Vitezslav Nezval, expliquera on ne peut plus clairement : « Toyen travaille sans harnais de sécurité au-dessus du toit abrupt de son profond somnambulisme, divagant sans un geste, ressentant sans cesse une malédiction au-dessus de l’ivresse. Profondément spectrale. (Vitezslav Nezval, Styrsky et Toyen, 1938)

 

Les commentaires de son œuvre reprennent à l’envi les termes de hallucinations poétiquesn énigmes troubles, univers étrange, imaginaire bouillonnant, folie audacieuse, fièvre d’un cauchemar, magie du rêve.

 

Toujours est-il qu’elle est animée d’une folle envie de vivre, de critiquer, de découvrir « autre chose ». Elle était peut-être tout simplement folle, comme on le pensait d’ailleurs parfois. Avec son compagnons, ils fuient une Tchécoslovaquie trop conservatrice, s’installent à Paris et rejoignent le mouvement surréaliste.

 

On pouvait s’interroger sur sa « folie » comme on parlait de celle de Salvador Dali qui peignait des montres molles et de l’étrangeté de Robert Desnos, par exemple qui écrivait très

sérieusement :


Une fourmi de dix-huit mètres

Avec un chapeau sur la tête

ça n'existe pas, ça n'existe pas.

Une fourmi traînant un char

Plein de pingouins et de canards

ça n'existe pas, ça n'existe pas.

Une fourmi parlant français,

Parlant latin et javanais

ça n'existe pas, ça n'existe pas.

Et Pourquoi pas ?

 

 

im452.toyan/im452.noirs.png


Le Paradis des noirs
, 1925

 


L’érotisme ne l’effrayait pas. Son irrépressible joie de vivre dépassant toutes le bornes de l’éthique traditionnelle rejoignait Joséphine Baker et sa Revue Nègre, vivante et érotique, anti-raciste et heureuse qui scandalisait et faisait courir les foules

 


im452.toyan/im452.dormeuse.png


La Dormeuse
, 1937


 

La révolte surréaliste permettait à tout un chacun de projeter sur ces toiles – plus poétiques qu’artistiques – les sentiments que l’on ressentait.

 

 

 im452.toyan/im452.guignol.png


guignol, 1941.

 

 

Elle évoque la guerre, en représentant, en quelque sorte, son envers : l’évocation d’une autre réalité surgissant dans un monde différent.

 


im452.toyan/im452.visage.png


Au visage bleu
, 1951


 

L’écrivain surréaliste André Pieyre de Mandiargues écrira d’elle, après la guerre : 
« Les témoins de l’air et les témoins du feu sont affrontés ici sur un support de toile, les témoins de la terre et les témoins de l’eau font les ombres portées, car il est une manière de peindre pour lier comme il en est une autre pour délier, et elle a le privilège rare de les connaître toutes deux. » (Toyen, 1951)

 


im452.toyan/im452.paravent.png


Le Paravent
, 1966



André Breton, le grand surréaliste :

« Toyen, de qui je ne puis jamais évoquer sans émotion le visage médaillé de noblesse, le frémissement profond en même temps que la résistance de roc aux assauts les plus furieux et dont les yeux sont des plages de lumière »  « Introduction à l’œuvre de Toyen », 1953)

 

 

 

im452.toyan/im452.affinite.png


Les Affinités électives
, 1970



Image porteuse d’une énigme

Le dossier du canapé prend vie et se transforme en bête. Mais la petite hermine qu'elle tient entre ses dents est bien réelle, même si elle ne semble ps souffrir de la morsure. Énigme !


Radovan Ivsic, poète croate parisien :

« Qui saura évaluer le trésor de révolte absolue qu’elle a laissé dans son sillage nocturne ? »  (« Toyen à perte de vue », 1981)



 Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réaction


 

haut de la page

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.