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SpiritualitÉ des images




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 Édouard Manet, Vase de pivoines sur piédouche, 1864

 


Le décor impressionniste

aux sources des nymphéas



musée  de l'Orangerie

jusqu'au 11 juillet 2022


Gilles Castelnau

 

 

22 mars 2022

On n’imagine pas les impressionnistes raffinés transportant librement leurs chevalets dans la forêt de Fontainebleau pour satisfaire aux commandes de riches clients cherchant à tapisser luxueusement les murs de leurs salons.
L’application extrême que manifestaient Monet, Renoir ou Pissaro dans leur rendu des détails de la nature, des reflets de la lumière dans les branches ou sur l’eau  semblerait gaspillée dans les grandes dimensions d’une tapisserie murale.

Et pourtant certains l’ont fait et ont été parfois bien contents de compléter ainsi leur - trop faible -  revenu mensuel.



Édouard Manet, Vase de pivoines sur piédouche, 1864  (ci-dessus en exergue)

Le cartel des commissaires Sylvie Patry et Anne Robbins dit bien :

Par leur infinie variété, les fleurs et les bouquets constituent le motif décoratif par excellence, largement répandu sur les pages des recueils d’ornement du XIXe siècle. Habiles à saisir sur la toile la beauté éphémère de la nature, les impressionnistes s’illustrent dans la peinture de fleurs.


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 Pierre Auguste Renoir, Fleurs dans la serre, 1864

 

Le cartel dit encore :

Leurs tableaux et panneaux décoratifs se couvrent de bouquets colorés, parfois à la demande de clients. Fleurs et plantes envahissent aussi les décors destinés à leurs propres intérieurs, comme ceux de Caillebotte pour sa maison du petit-Gennevilliers.

 

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Gustave Caillebonnte, Quatre panneaux de porte,
1893

Ces panneaux sont destinés à la maison du peintre


Le cartel dit
:

Dans sa maison du Petit-Genneviliers, construite dix ans plus tôt Caillebotte peint ces huit toiles pour décorer deux portes de son salon-salle à manger. Jardinier émérite, il y représente sa serre, située dans son jardin, garnie de ses plantations. Ces portes font entrer chez Caillebotte le jardin qui l’a tant passionné.

Pour ces peintres férus d’horticulture, jardinage et décoration participent d’un même élan créatif. Avec un regard neuf, ils revitalisent la peinture décorative, réveillée par l’influence stimulante de l’art japonais.

Par ces audaces de cadrage, les fleurs deviennent ornements purs et évoluent vers un décor impressionniste, enveloppant et immersif.

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Pierre Auguste Renoir, Danseuse aux castagnettes, 1909


Décoration pour la salle à manger
de l’appartement de Maurice Gangnat, 24 av. de Friedland à Paris


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Paul Cézanne, Les Quatre Saisons, Le Printemps, vers 1860-1861


Cette femme, plus que les tableaux courants de Paul Cézanne
(ainsi ses Montagnes Sainte-Victoire) apporte mouvement et plaisir. Elle convient bien à une salle à manger ou une chambre à coucher où l’on est content de trouver un peu de fraicheur de vie.

 

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Edouard Manet, Jeanne, 1881


Il me semble, par contre
, difficile d’attribuer à ce portrait un rôle de pure décoration. Quoique…

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Claude Monet, Nymphéas, 1908


Le cartel
dit :

En 1893, dix ans après s’être installé à Giverny, Monet entreprend d’aménager chez lui, dehors, ce qu’il appelle un « jardin d’eau », pour l’ « agrément » mais aussi dans un « but [d’avoir des] motifs à peindre ».
 Il fleurit le bassin et ses rives, œuvre décorative en soi et source d’inspiration féconde pendant plus d’un quart de siècle. Dès la fin des années 1890, le thème des nymphéas prend dans sa peinture une dimension décorative : « transporté[s] le long des murs enveloppant toutes les parois de son unité », il procure, selon Monet, « l’illusion d’un tout sans fin ».
Il songe alors à décorer un salon ou une salle à manger qui « aurait offert l’asile d’une méditation paisible au centre d’un aquarium fleuri. »
Le projet n’aboutit pas, mais les séries des « bassins aux nymphéas » et des « paysages d’eau » créent, lorsqu’elles sont exposées galerie Durand-Ruel à Paris, une impression d’enveloppement qui frappe les visiteurs.
En 1914, Monet change d’échelle et entame ce qu’il nomme ses « grandes décorations ». Elles aboutiront au cycle des Nymphéas du musée de l’Orangerie


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Claude Monet. Femme à l'ombrelle, 1886

 




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