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 La Légende d’Aïno,

 

Gallen-Kallela

Mythes et nature




musée 
Jacquemart-André
jusqu'au 25 juillet 2022


Gilles Castelnau

 

 

15 mars 2022


Akseli Gallen-Kallela (1865-1931) est un peintre finlandais enraciné dans cette terre nordique aux immenses horizons de neige, de lacs et de ciels clairs.

 

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Ombres bleues sur la glace, lac de Ruovesi en hiver, 1916


Solitude et silence de ce paysage sauvage

 Sympathisant du petit peuple souvent pauvre et souffrant mais dont l’esprit puise son élévation dans les anciennes légendes qui l’ont formé.

 

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Souffrance muette, 1889


Gallen-Kallela s’attache à montrer la réalité des hommes, des femmes et des enfants finlandais, leurs vêtements, leur pauvreté et leur souffrance, leur logement, son humble ameublement. Le regard de ce vieil homme est inoubliable.

 

Sa peinture exprime la solitude des étendues silencieuses et glacées. Il s’ouvre à une spiritualité mystique presque panthéiste et pour s’y plonger complètement, il achète, avec son épouse Mary et ses enfants, un chalet dans la toundra lointaine.

 


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Mary tissant à Kalela, 1897



Kalela est la maison-atelier
que le couple
Akseli et Mary Gallen-Kallela s’est fait construire en 1894 dans leur solitude lointaine.

 


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Le lac de Keitala, 1905


Gallen-Kallela loue, un été, un chalet au bord de ce lac qui lui semble typique de l’esprit de  la Finlande et en symboliser l’âme elle-même.

 

Les Finlandais reconnaissent leur âme dans ses œuvres et son succès est considérable. Il expose aussi à Paris et reçoit même la Légion d’honneur en 1902.

Les commissaires de l’exposition, Laura Gutman et Pierre Curie ont réussi à rassembler 70 de ses œuvres et ont rédigé d’intéressants cartels explicatifs.

 

 



La Légende d'Aïno (ci-dessus en exergue)


Le cartel explique la légende :

Aïno est une jeune fille qui, à la suite d’un concours de chant entre son frère et le vieux Väinämöinen, lui est promise en mariage. Elle s’enfuit, préférant la noyade à cette union. Le panneau central représente Väinämöinen qui, parti pêcher, remonte dans sa barque sa fiancée métamorphosée en poisson. Reprenant son corps de femme, Aïno nargue le vieil homme et lui échappe à nouveau.

Le réalisme de la représentation de la fille et vieillard est saisissant et les Finlandais se sont plus à reconnaître leurs paysages familiers. Ce triptyque

Aino eut un succès considérable et le Sénat finlandais en commanda même une réplique à Gallen-Kallela


 

 

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Adorante, 1894


Le courant mystique et ésotérique qui traverse l’Europe en cette fin de siècle convient à merveille à Gallen-Kallela car il lui permet d’élargir l’âme finlandaise dans une spiritualité religieuse et un peu chamanique.

Il écrit : « Celui qui vit longtemps et qui travaille en plein air dans la nature, finit par développer une telle relation personnalisée à son environnement qu’il se surprendra peut-être à parler presque aux arbres de la forêt... »

Le dessin de cette orante sera repris dans le tableau « ad astra »

 

 

 

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Vision de février, 1905


Il voit les montagnes habitées par ces étranges petits personnages difficiles à reconnaître : soldats ? elfes ?

 

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Ad astra, 1907


Le cartel nous dit que la devise « per aspera ad astra » signifie : « à travers les difficultés vers les étoiles Gallen-Kallela donne désormais véritablement dans l’ésotérisme et le symbolique. La jeune fille « orante », déjà représentée quelques années auparavant (voir ci-dessus) porte maintenant aux mains les stigmates de la crucifixion du Christ. Gallen-Kallela n’a jamais accepté de vendre ce tableau qu’il a toujours conservé auprès de lui.

 

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Paysage d’hiver

 

 


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