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SpiritualitÉ des images



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Arrivée d’une diligence dans la cour des Messageries, 1803

 

Boilly
chroniques parisiennes




musée Cognacq-Jay
jusqu'au 26 juin 2022


Gilles Castelnau

 

 

12 mars 2022

La vie quotidienne des Parisiens séduit Louis-Léopold Boilly qui s’installe à l’âge de 24 ans dans la capitale et ne la quitte plus jusqu’à sa mort. Il demeure dans le quartier des Grands boulevards, il en peint avec joie et ironie tous les aspects et se représente toujours lui-même aussi dans la foule en témoin passionné des petits événements ordinaires.
Cette intéressante exposition montre 130 œuvres de Louis-Léopold Boilly rassemblées et présentées par les commissaires  Annick Lemoine Sixtine de Saint-Léger.





Arrivée d’une diligence dans la cour des Messageries, 1803 (ci-dessus en exergue)


Boilly se réjouit des scènes d’embrassades
, retrouvailles, petits flirts qu’il se plat à regarder et à nous faire partager. Vie colorée et heureuse du petit peuple de Paris, bien éloigné des grands qui voyageaient en carrosse.

 

 

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Deux jeunes savoyards assis, 1803



Misérables enfants venus gagner leur vie à Paris
, futurs ramoneurs sans doute, encore encombrés de leurs pauvres bagages. Ils ne sauraient être représentés dans la peinture de « grand genre » des artistes prestigieux qu’étaient David et Delacroix. Encore plus  indignes du pinceau raffiné d’Ingres, seul Boilly sait les voir et… nous les faire regarder.

 

 


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                                                  Jean qui rit et Jean qui pleure
                                                                     
vers 1810


Le cartel dit :

Boilly oppose son autoportrait rieur au portrait en pleurs de son propre père, qu’il semble moquer en le pointant du doigt. Gravé dix ans plus tard sous le règne de Charles X, ce double portrait prend une coloration politique, en confrontant comme l’indiquent de nouveaux titres : « Le Libéral » – Boilly victorieux et goguenard – et « l’Ultraroyaliste », figuré par son père mortifié suite à la défaite des Ultras face aux Libéraux en octobre 1818.

 

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                                             Passage de la planche
                                                   vers 1810-1814


La rue parisienne est pour Boilly une source d’inspiration privilégiée
. La simple traversée d’une rue après l’orage devient une véritable scène de théâtre, autant qu’un défilé de mode. En temps de fortes pluies, les rues de Paris sont impraticables, les trottoirs étant quasi inexistants, tout comme les égouts. Pour y remédier, des « passeurs » installent des points de fortune sur roulettes, appelés « ponts tremblants ». La famille bourgeoise qui s’y aventure semble ici se donner en spectacle. L’intrigue réside dans l’interprétation du geste du père : est-il prêt à payer ou non ?

 

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                                    Représentation des marionnettes,
                                                     vers 1812


C’est un spectacle bien modeste que celui qu’offre ce jeune montreur de marionnettes en l’égayant de sa vielle à roue. Mais Boilly y prend plaisir et se représente lui-même dans la sympathique petite foule.


 

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                                        Intérieur d’un cabaret
                                                 vers 1828


Un cabaret bien vivant et heureux
. Le montreur de marionnettes qui est revenu, les soldats dans le fond, l’intérêt de tous pour les joueurs de cartes : Le roi Charles X ne se préoccupe guère d’eux et la révolution va éclater dans deux ans : les victimes des Trois glorieuses seront enterrées sous la colonne de la Bastille, mais pour le moment, on s’amuse.

 

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                                Après le souper
                                     après 1830


Comme l’écrit très bien le cartel :

L’artiste se met en scène au crépuscule de sa vie, assoupi à table, après le dîner, devant une bouteille de vin à demi vide. Il dépeint fidèlement sa propre salle à manger ordonnée et cossue décrivant notamment les meubles mentionnés dans son inventaire après décès. Il excelle dans le traitement quasi abstrait du jeu d’ombre et de lumière.

 


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                                                                                           Spectacle  de Polichinelle
                                                                                                             1832


On est maintenant sous le drapeau tricolore
 et le roi porte le titre un peu populaire de « roi des Français ». Et les Français sont remplis d’espoir. Il patienteront ainsi 16 ans encore avant de reprendre les armes et ouvrir la voie à la 2e République… que Boilly ne verra jamais, lui qui mourra 3 as avant !

 



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