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SpiritualitÉ des images




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Tamara de Lempicka, Suzy Solidor, 1935


Pionnières

artistes dans le Paris des années folles



musée du Luxembourg
jusqu’au 10 juillet 2022


Gilles Castelnau

 

 

8 mars 2022

Les commissaires : Camille Morineau et Lucia Pesapane écrivent :

Au cours de ces éphémères années folles, ces « femmes nouvelles » sont les premières à pouvoir être reconnues comme des artistes, posséder un atelier, une galerie ou une maison d’édition, diriger des ateliers dans des écoles d’art, représenter des corps nus, qu’ils soient masculins ou féminins. Ce sont les premières à avoir la possibilité de s’habiller comme elles l’entendent, de vivre leur sexualité quelle qu’elle soit, de choisir leur époux ou de ne pas se marier.

 

 

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Romaine Brooks, Au bord de la mer, 1914


L’enfance de Romaine Brooks, en Amérique,
n’a pas été heureuse. Elle vient à Paris à l’âge de 20 ans, en 1895 et s’y découvre la liberté de vie qu’y offre la Belle époque. Elle pratique l’homosexualité avec soulagement.

Ses peintures et dessins toujours en couleur grise et les visages qu’elle représente ne sont jamais souriants et ne rayonnent pas de joie de vivre. Pourtant, lors de ma visite, un jeune homme se tenait très longuement devant ce tableau, manifestement fasciné…

 

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Marie Juliette Lucy Roche dite Juliette Roche, Sans titre, dit American Picnic, 1918


Juliette Roche était française
. Avec son mari le peintre Albert Gleizes, elle se trouve en Amérique pendant la Première guerre mondiale où ils participent avec leur ami Marcel Duchamp au mouvement surréaliste dadaiste : celui-ci y expose pour la première fois son fameux urinoir. C’est dans ce cadre qu’elle peint son American Picnic.

Danse des corps nus hommes et femmes indistincts, noirs et blancs librement mêlés ; couleurs chatoyantes, joie de vivre dans la liberté.

 

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 Gerda Wegener, Lili avec un éventail à plumes, 1920

Gerda Wegener était danoise, fille de pasteur. Elle épousa un homme transgenre comme elle, Lili Elbe, et tous deux s’installèrent à Paris où ils menèrent avec bonheur une existence libertaire.

 

 

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Émilie Espérance Barret, dite Émilie Charmy, Hania Routchine, nue, 1921

Colette écrit (cartel du tableau ):
« Il existe tout un harem dont les captives connaissent parfois selon le caprice de Charmy, une heure de lumière - comme cette brune endormie, cette brune vivante et heureuse…un miroir du jour et de tous ses reflets, œuvre si chaude et si librement éloignée de la peinture. »

 

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Marie Laurencin, Portrait de mademoiselle Chanel, 1923


Coco Chanel commanda son portrait à
Marie Laurencin. Elle la connaissait car elles travaillaient toutes les deux aux décors et aux costumes des ballets russes de Serge de Diaghilev.

On ne sait si l’attitude alanguie et rêveuse qu’avait choisie Marie Laurencin contrevenait au dynamisme que voulait afficher Coco Chanel ou si la robe bleue et l’écharpe noire étaient trop quelconques pour une marque si prestigieuse. Toujours est-il que le portrait fut rageusement refusé.

 

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Irina Codreanu dite Irène Codréno, Buste de Daria Gamsaragan, 1926


Irène Codréno arriva de Bucarest en 1919.
Elle fut d’abord élève de Bourdelle puis devient l’assistante de Constantin Brancusi. Elle réalisa ce buste de la sculptrice égyptienne elle aussi élève de Bourdelle. Visage ovale et lisse à la manière de Brancusi. Expression assurée, fière et sans joie des femmes qui font carrière ?

 

 

Maria Gôrska dit Tamara de Lempicka, Suzy Solidor, 1935
(ci-dessus en exergue)

Tamara de Lempicka était russe et polonaise. Elle séduit le monde de l’entre-deux-guerres avec son étrange style à la fois raide et néanmoins maniériste. Elle affiche une bisexualité libertaire qui ne sera plus guère admise lorsque la guerre resserrera les mœurs.

 


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