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SpiritualitÉ des images



Paul Jamin, Rapt à l’âge de pierre, 1888


Les origines du monde

 

L’invention de la nature au XIXe siècle


Musée d’Orsay

jusqu'au 18 juillet 2021

 

Gilles Castelnau

 

 

29 mai 2021

Cette étonnante exposition passe en revue la manière dont le XIXe siècle se représentait la vie du monde.
Les lointaines explorations découvraient des pays et des animaux inconnus : pensons à celle de La Pérouse dont on n’avait aucune nouvelle plusieurs années après sont départ et qui passionnait tellement tout le monde que le roi Louis XVI lui-même demandait, dit-on, en montant à l’échafaud si l’on avait de ses nouvelles !

 

Jacopo Zucchi, La Pêche au corail
Allégorie de la découverte de l’Amérique, 1615-1630 ou vers 1590

 

Le XVIIe siècle s’en préoccupait déjà. Jacopo Zucchi imaginait pour le cardinal Ferdinand de Médicis des scènes fantasmatiques enchanteresses en rapport avec la découverte de l’Amérique. Il y représentait d’ailleurs les belles dames romaines.

 

Jan Bruegel le Jeune, Le Paradis terrestre avec la création d’Ève, vers 1630


Jan Bruegel avait imaginé l’origine de l’humanité en un Paradis terrestre dont les connaissance bibliques du XIXsiècle avaient ensuite fait comprendre qu’il était mythique et n’avait jamais existé.

 

Paul Jamin, Rapt à l’âge de pierre, 1888. Ce tableau placé ci-dessus en exergue montre l’existence primitive qu’avaient vivre les hommes « préhistoriques » aux mœurs certainement épouvantables : on apprenait que la vie sur terre était beaucoup plus ancienne que les 6000 ans traditionnellement calculés à partir des généalogies bibliques.

 

Paul Jamin, La Fuite devant le mammouth, 1883

Nos lointains ancêtres avaient côtoyé des mammouths et des tigres à dents de sabre et des dinosaures avaient même existé. La vie d’alors était certainement très inquiétante et romantique à souhait.

 

Paul Meyerheim, Banquet darwinien préhistorique
les membres non évolués des clubs de l’époque, 1865

 

« L’homme descend du singe ! » On se gaussait dans les dîners élégants de la doctrine de l’évolution que soutenait Darwin, de la « création » par Dieu du monde et des espèces d’animaux telles qu’elles sont aujourd’hui.

 

Gabriel von Max, Abélard et Héloïse, après 1900

 

Ce couple de singes aurait-il un reflet humain d'amour dans le regard comme les amoureux célèibres Abélard et Héloïse ? Les milieux religieux conservateurs qui ne plaisantaient pas, avaient même organisé en 1925 aux Etats-Unis le « procès du singe » où un instituteur avait été condamné à une amende de 100 $ pour avoir parlé de l’évolution à ses élèves.

 

Anonyme. La Première Girafe de France, vers 1830-1845


La girafe qui a fait courir tout Paris a été offerte au roi Charles X par le vice-roi d’Égypte Méhémet-Ali. Un tel engouement s’en est suivi que mille objets divers en ont marqué l’événement.

 

Paul Meyerheim, La Lionne jalouse, 1885-1890


La critique religieuse suscitait l’idée que l’homme ne serait peut-être pas cette créature unique et créée spécialement à l’ « image de Dieu » dont parlaient les hommes d’église mais serait d’une espèce vivante analogue à celles des animaux.
Les animaux, se demandait-on alors, éprouvaient–ils des sentiments proches de ceux des hommes ? Les singes représentés plus haut n’ont-ils pas le regard saisissant d'Abélard et Héloïse ? et la lionne du Jardin des plantes éprouverait-elle des sentiments de jalousie comme n’importe quelle femme ?

(note de G.C. : Un de mes anciens catéchumènes, élevait à Dieppe quelques fauves. Entré, selon son habitude, dans la cage de sa panthère favorite, celle-ci s’est jetée sur lui et l’a tué car, pense-t-on, il avait parlé gentiment à une autre.)

 

Briton Riviere, Au-delà de l’homme, vers 1894


L’artiste aide l’humanité à prendre conscience de l’immensité de la terre et de sa diversité infinie.


 

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