Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


SpiritualitÉ des images

 

Léon Spilliaert , Autoportrait, 3 novembre 1908

 

Léon Spilliaert

(1881 – 1946)


Lumière et solitude



musée d'Orsay
jusqu’au 10 janvier 2021

 

Gilles Castelnau

 

22 octobre 2020

Léon Spilliaert est un peintre belge symboliste dont l’exposition montre les œuvres de jeunesse.
Il s’est représenté lui-même à l’âge de 27 ans (tableau ci-dessus en exergue) comme un vieillard décavé, le regard vide, vouté, immobile et sans forces, solitaire au milieu d’une grande pièce déserte, grise et triste. Sa belle moustache et sa coiffure étrange et abondante montrent une affirmation certaine de soi, sans doute prétentieuse : son regard n’est finalement peut-être pas vide mais interrogatif et assuré.

« Ah ! Si j’étais débarrassé de mon caractère inquiet et fiévreux, si la vie ne m’avait pas dans ses serres. » avait-il dit déjà quelques années auparavant.

 

Hofstraat à Ostende, 1908


Léon Spilliaert est né et vit sa première jeunesse à Ostende. C’est un port et une plage heureuse. Mais une mélancolie mortelle l’enferme dans une terrible nuit intérieure et anihile tout élan de joie de vivre.
Sa vision de la grand’rue d’Ostende est terrifiante.

 

Femme de pêcheur sur le ponton, 1909


Il loue quelques mois un atelier quai des Pêcheurs à Ostende dont les fenêtres ouvrent sur la baie et le port. Mais il n’y voit aucun mouvement d’activité ni aucune vie. Seule l’attente immobile et évidemment angoissante de cette femme de marin guettant le retour de son mari, lui semble digne de représenter son existence quotidienne. Et en plus, cette n’est vraiment pas belle !

 

L’Attente, décembre 1908

 

Spilliaert est manifestement hanté par l’anxiété et la solitude de l’attente. La femme de ce tableau n’attend pas forcément son mari parti en mer : elle est peut-être solitaire et rongée d’ennui.
Il est remarquable que les Belges – et les Français – aient attribué du succès à ces tableaux qui font appel aux sentiments les plus lamentables de l’esprit humain.

 

Le Coup de vent, 1904 


Une fille a sa jupe un peu soulevée par le vent du large. Elle est sans charme, frêle et malingre. Elle est bien seule sur la jetée et la mer est grise et vide... Rien de bien affriolant !

 

Petite fille en blanc, 1912



Décidément Spilliaert n’est pas un séducteur !
Quelle fille aimerait se voir ainsi représentée ?
Manifestement la Belle époque de ce début de 20e siècle n’était pas belle pour tous les esprits !


 

Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réaction


 

haut de la page

 

   

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.