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SpiritualitÉ des images

 

 

 

La galerie Ferrero

 

Les années joyeuses

Jean Ferrero & friends : Arman, Ben, César, etc


musée Masséna, Nice
jusqu’au 15 novembre 2020

 

Gilles Castelnau

 

29 juin 2020

Jean Ferrero est un marchand d’art niçois qui aimait passionnément le dynamisme enthousiaste et halluciné des jeunes peintres niçois qui se constituaient eux-mêmes en École de Nice. Il les exposait à partir des années 1975 dans son grand appartement sur le port Lympia qu’il appelait la Galerie Ferrero. Et ces œuvres oniriques pleines d’humour et d’inventivité charmaient les niçois qui lui accordaient un succès étonnant.

 

Les Trente années glorieuses avec leur grande croissance économique, la course au développement, la consommation effrénée et passionnée provoquaient l’ironie condescendante des jeunes Nouveaux Réalistes.
Ah ! comme on rigole quand tout va bien !

Ce n’est d’ailleurs pas tellement une attitude adolescente : Patrick Moya, jeune ami de Jean Ferrero dira : « la jeunesse n’est pas une période de la vie, c’est un état d’esprit. »

 

 

Le monde dans lequel nous vivons n’est en réalité pas plus important que que les nains de Blanche Neige et beaucoup moins humain et sympathique !

« Apprenez à rire de vous-mêmes comme il faut rire !
[...] 
la joie est plus profonde que la tristesse.

Friedrich Nietzsche
Ainsi parla Zarathoustra, 1885 (Écrit entre Menton et Nice en 1884)

 

 

Sainte Rita, la patronne catholique niçoise des causes perdues est unanimement respectée et priée à Nice. Ben la sollicite plaisamment pour la « gloire mondiale » - dont il n'& que faire – et « arrêter la terre je veux descendre » à côté d’une statue du « bon pasteu »r qui est le Christ et « donne sa vie » : sourire de la spiritualité superficielle et si répandue alors que ces jeunes ont les idées fortes de leur âge.

 

L'accordéon

 

Ils deviennent quand même iconoclaste :

Le conservateur de l'exposition écrit :

Organiser le désordre.
Des artistes pensent qu’il convient de détruire pour inventer un monde neuf. Les nobles et beaux instruments de musique doivent être déstructurés et brisés pour créer une réalité nouvelle. Les voitures, symboles de la société de consommation, ne méritent que d’être réduites à de simples amas de ferraille. Les livres doivent être refermés pour que l’histoire à venir s’écrive sur une page blanche.

 

L’accordéon du père Ferrero (Colère), c.1987/88
Pièces d’un accordéon Cavagnolo collées dans une boite en plexiglas.

 

Arman réalise très tôt des performances au cours desquelles il brise des objets. Ses « Colères » visent souvent des instruments de musique. Une fois les instruments détruits, Arman réassemble puis fixe l’ensemble des pièces pour composer de vastes tableaux.
Le père de Jean possédait un accordéon de la prestigieuse maison Cavagnolo, dont il n’a jamais vraiment su jouer. En échange d’un instrument plus simple, Jean obtient que son père lui donne son bel accordéon et le confie à Arman pour qu’il réaise une de ses « Colères ».

 

 

 

Rire
Les années joyeuses sont celles des après-midis qui s’enchaînent et des rêves dont on sait qu’on les vivra bientôt. Ces années sont celles où l’on est heureux d’être ensemble comme dans un éternel printemps, et de se retrouver sans jamais s’être perdus. Avec jean et autour de sa Galerie, les artistes ont échangé des idées et des projets pour qu’ils prennent forme, ou pas. Il s’agissait d’explorer et, pour cela, de parler de de rire. Quand le projet restait à l’état des seules paroles échangées, le bonheur d’y avoir réfléchi ensemble et de s’être retrouvé si merveilleusement complise pour quelques instants suffisaient largement : On avait fait l’essentiel.

Jacques Brel, 1973
Vivre c’est formidable, mais ça n’est pas sérieux, ce n’est pas grave. Il faut fuir la gravité des imbéciles. Vivre c’est une aventure, c’est presque un jeu.

Georges Braque
« Le jour et la nuit, Cahiers 1917-1952, 1952 »
Il faut se contenter de découvrir, mais se garder d’expliquer. Il n’est en art qu’une chose qui vaille : celle qu’on ne peut expliquer.

 

 


 

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