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SpiritualitÉ des images

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Les Haleurs, 1904

 

Jules Adler

peintre du peuple

 

Musée d’art et d’histoire du judaïsme

jusqu’au 23 février 2020



Gilles Castelnau

 

5 décembre 2019

Jules Adler était un homme ouvert aux autres et notamment sensible à la misère du peuple. Il a peint la réalité humaine dans la ligne de Gustave Courbet et était proche d’Emile Zola.
Cet humanisme, souvent très marqué politiquement, lui a valu une grande popularité dans une Troisième République pourtant fortement marquée à droite. Il faut reconnaître qu’il a constamment été admis à exposer au Salon, abondamment décoré et nommé grand officier de la Légion d’honneur.
Les commissaires de cette grande et belle exposition ont rédigé des cartels intéressants et détaillés qui aident à comprendre ces tableaux.

« J’ai décrit la foule humaine et anonyme de la grande ville et des faubourgs pendant une grande partie de ma carrière. Je me suis penché avec une sympathie cordiale sur les humbles et les simples, trouvant auprès d’eux l’écho de mes pensées » (Discours prononcé par Jules Adler à Bruxelles, mars 1924)

 


Portrait du peintre Clément Brun, 1887

A l’âge de 22 ans, il manifestait sa joie de vivre en peignant au soleil son camarade de l’École des beaux-arts d’Avignon qu’il avait retrouvé dans l’atelier parisien du grand peintre Bouguereau.

 

La Mère, 1899 

 

Mais il n’était pas indifférent à la misère de ses contemporains et loin de participer aux années folles et inconscientes de la « belle époque », il s’était fait le peintre des malheureux.
Il a dit évoquer la Gervaise d’Emile Zola dans l’Assommoir en peignant cette « Mère » qui éloignait - de force ? – son enfant du bistro où son père buvait l’absinthe.

 


La Grève au Creusot, 1899

 


Il s’est installé quelques temps au Creusot : Entre mai 1899 et juillet 1900 quatre grèves générales y ont secoué les usines Schneider qui employaient plus de 9000 ouvriers. De retour à Paris il peint ce tableau qu’il a fait accepter au Salon de 1900.

 

Le Retour du Pardon, 1900


Il n’était pas un peintre politique mais plutôt un observateur amical des gens simples de toutes catégories. Il a séjourné à Douarnenez et y a aimé -  lui qui était juif - les pèlerins catholiques.

Garçon de ferme à Saint-Valbert, 1902


Ce jeune garçon n’était sans doute pas vraiment dans la misère, mais il fait partie du grand tableau des gens modestes qu’Adler a su si bien regarder.

 

Chemineau, 1908



Les « chemineaux » étaient regardés avec suspicion
. La comtesse de Ségur avait déjà réhabilité « Diloy le chemineau » montrant qu’il n’était ni asocial ni dangereux mais libre et bienveillant. Jules Adler rend celui-ci sympathique en lui attribuant gaieté et démarche énergique.        

 

Paysage de Paris. Les fumées, 1924


« J’ai fait un tableau de Paris
, écrit Jules Adler : Le train passe en contrebas du trottoir de la rue de Rome. Des gens regardent, terrain mouillé atmosphère grise de Paris. La fumée est le personnage principal. »

 

 

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