Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


SpiritualitÉ des images

 

Maximilien Luce, Portrait de Félix Fénéon, 1903

 

Exposition Félix Fénéon

(1861-1944).

les temps nouveaux
de Seurat à Matisse

 

Musée de l’Orangerie
jusqu’au 27 janvier 2020

 

Gilles Castelnau

 

28 octobre2019

Le sous-titre « Les Temps nouveaux » attire l’attention sur la détermination radicale de Seurat, suivie par son ami Signac, de faire pénétrer la peinture dans le monde nouveau de la pensée scientifique de Chevreul.

Michel-Eugène Chevreul était directeur de la manufacture des Gobelins et travaillait sur l’impression produite par la juxtaposition des taches de couleurs. Il avait ainsi remarqué qu’une couleur chaude juxtaposée à une froide de même que deux couleurs complémentaires s’exaltent réciproquement ; que deux couleurs froides ont tendance à se réchauffer et deux couleurs chaudes juxtaposées se refroidissent mutuellement

 

Georges Seurat, Grandcamp, un soir, 1885

 

On a appelé pointillisme la méthode qui consiste à ne pas mélanger les couleurs mais à les poser vives telles qu’elles sortent du tube en minuscules points les uns à côté des autres.

 

Georges Seurat, Étude pour « Un dimanche à la Grande Jatte », 1884

 

Seurat s’efforçait également de rechercher une « correspondance » entre les lignes du dessin et ses couleurs pour obtenir une harmonie de joie, de calme ou de tristesse. Il ne reproduisait pas la nature mais s’efforçait de la reconstruire en tenant compte de règles comme celle de la « section d’or » - que les cubistes prolongeront - comme celle-ci : « sur une ligne droite partagée en deux segments inégaux, le plus petit est au plus grand ce que le grand est à la somme des deux segments. »
Le résultat a évidemment la froideur d'un théorème scientifique et peu humain et le cubisme l'aura encore bien davantage.

 

Georges Seurat, Le Chenal des Gravelines, soir. Marine avec des ancres. Eté 1890

 

Tout le monde à cette époque, a détesté ce que peignaient Seurat et Signac. Sauf Fénéon, critique d'art, journaliste et directeur de revues et d’une galerie. Original, fantaisiste, promoteur des temps nouveaux, c’est lui qui, le premier, utilisa le titre de « néo-impressionniste » et fit ainsi connaître Seurat.

 

Paul Signac, Concarneau. Pêche à la sardine. 1891


L’exposition de l’Orangerie présente de nombreux tableaux de Seurat et de Signac, ainsi que quelques autres que Fénéon aimait aussi.

 

Félix Vallotton. Félix Fénéon à La Revue blanche, vers 1896

 

Fénéon est rédacteur en chef de la Revue blanche. Son ami Félix Vallotton le représente avec humour, dans un environnement triste et austère où l'on sent bien la radicalité des opinions émises par l'article qu'il est en train de corriger !

 

Théo van Rysselberghe. La Lecture par Emile Verhaeren, 1903

Le peintre a rassemblé autour d'Emile Verhaeren tous les artistes adeptes des « temps nouveaux ». La Commissaire de l'exposition croit y reconnaître Henri-Edmond Cross, Félix Fénéon, Henri Ghéon, André Gide, Félix Le Dantec, Maurice Maeterlinck, Francis Vielé-Griffin. Fénéon debout au centre.

 

Paul Signac, Un dimanche, octobre 1888


 

Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réaction


 

haut de la page

 

acable  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.