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SpiritualitÉ des images


Bois près d’Oele, 1908


Mondrian figuratif



Musée Marmottan Monet
jusqu’au 26 janvier 2020




 

Gilles Castelnau

 

22 septembre 2019

En prêtant ces tableaux au musée Marmottan Monet, le collectionneur Salomon Slijper nous permet de faire une découverte à laquelle bien peu de visiteurs s’attendaient : avant d’être un dessinateur géométrique abstrait, Mondrian a eu une magnifique existence tout autre.

 

Lièvre mort, 1891


Ce « Lièvre » est sans doute sa première œuvre, réalisée à l’âge de 19 ans. Jeune peintre hollandais archi doué, il suivait la seule tradition qu’il connaissait, celle de l’Académie des Beaux-Arts d’Amsterdam. Une telle nature morte était bien dans la tradition hollandaise d’un réalisme paisible minutieusement réalisé.

 

Bouquet de saules sur le Gein, 1902-1904


Les impressionnistes français de Barbizon aimaient eux aussi planter leurs chevalets dans la nature et ils étaient sensibles à rendre les effets de la lumière. Mais ils auraient sans doute été décontenancés par la force presque aveuglante de la lumière que Mondrian représente à travers les arbres.

 

Ferme à Duivendrecht, vers 1905


Mondrian s’éloigne manifestement d’un sain réalisme néerlandais avec ces maisons qui font penser à celles d’un conte de fées et ces arbres fous dont les branches sont dévorées par le rayonnement lumineux d’un ciel d’hiver.

 

Moulin dans le crépuscule, 1907-1908


Mondrian a entendu parler de Gauguin et de son idée d’utiliser des couleurs pures et violentes étalées en larges aplats. L’embrasement d’un soleil levant est magnifique

 

Dévotion, 1908

 

La puissance du rouge et des couleurs chaudes suggère la transcendance de la dévotion de cette adolescente. Mondrian entre, avec ce tableau dans la période que les historiens d’art aiment appeler « luministe ».

 

 

Bois près d’Oele, 1908


Ce tableau est placé ci-dessus en exergue.
La force des couleurs et l’intensité de la lumière à travers les arbres laissent l’impression d’une vie puissante qui jaillit jusque sur le spectateur.

 

Moulin, 1921

 

Les années passant, Mondrian découvre le cubisme de Braque et de Picasso. Ce moulin semble voler en l’air. Sa silhouette est très raide et sa couleur improbable. Le paysage a disparu. L’abstraction est proche.

 

Composition avec grand plan rouge, jaune,noir, gris et bleu, 1921

 

Mondrian a vu dans ce carré « la beauté absolue », « l’essence de toute chose ».


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