Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français


SpiritualitÉ des images

 

le Mois d’Août, août 2015


Vincent Bioulès

chemins de traverse


Musée Fabre
Montpellier

jusqu’au 6 octobre 2019

 

Gilles Castelnau

 

29 août 2019

Le musée Fabre consacre une immense exposition rétrospective aux oeuvres de Vincent Bioulès (1938 - ...). Cet enfant du midi a la personnalité puissante des gens éblouis de soleil. Il reproduit dans sa peinture l’intensité des couleurs.
La Fenêtre au mois d’août placée ci-dessus en exergue montre bien le contraste entre la lumière extérieure brûlante, atténuée sans doute par les frondaisons des grands arbres et l’intérieur de la maison où l’obscurité maintient une fraîcheur relative.
Vincent Bioulès aime représenter les fenêtres qui ouvrent au dehors, monde extérieur auquel il rêve et qu’il imagine même dans le reflet inversé des vitres entrouvertes.

 

L’Atelier de l’école des beaux-arts de Montpellier, 1958

 

Les vitres de l’atelier étaient légèrement dépolies comme le sont parfois celles des anciennes fenêtres, de sorte que l’image qu’elles suggèrent de la ville semble un peu irréelle. Quant au petit miroir, étrangement situé de côté sur un mur triste et nu, il paraît refléter un ciel lumineux et vide.
Désordre gris à l’intérieur, lumière irréelle dehors.

 

Le Mariage du ciel et de la terre, 1961

 


L’immensité du ciel bleu envahit l’intérieur de la pièce qui n’est représenté que par l’encadrement de la fenêtre. Le titre suggère un « mariage » mystique. Les juges du Grand Prix de Rome ont dû en être saisi car ils lui ont attribué le Premiers Second Grand Prix de cette année-là.

 

Le Marronnier en fleurs, 1965

 


Vincent Bioulès se lance dès lors dans l’abstraction

 

La Place d’Aix, 1977


Il abandonne l'abstraction et revient à la peinture figurative.

 

La ferme de Méjan, 1980

 


Mais sa vision demeure irréelle
et le monde qu’il représente est énigmatique. On ne saurait dire l’origine de la lumière si vive qui illumine cette « ferme » : serait-elle celle de la lune ou provient-elle d’une source et qui semble presque surnaturelle.

 

Le Viallat dans la maison ou les Trois as, 1981

 


Dans ce tableau étrange dédié à l’artiste Claude Viallat, le « Marronnier » de 1965 réapparaît dans sa stylisation. Au milieu, un miroir à l’encadrement jaune reflète une porte vitrée, une ouverture en haut peut-être sur le ciel et à gauche sur un miroir aveugle. Le grand a plat rouge à taches bleues est la citation d'un tableau de son ami le peintre montpélliérain Claude Viallat. En bas le jeu de dames, les cartes et... les objets ont un sens indéterminé pour le spectateur non préven. Tableau qui fait arrêter et figer sur place bien des visiteurs interloqués.

 


Été indien à Montpelier, 1982

 

Ses rerésentations se font de plus en plus sibyllines.

Il a beaucoup de succès. Il devient professeur à l'école des beaux-arts de Nîmes, en 1988 à celle de Montpellier, enfin, en 1991, à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

 

Vue intérieure du salon, avenue Saint-Lazare, 2017-2018

 

Son salon est baigné d’une lumière d’aquarium qui projette de grandes ombres improbables. A gauche une fenêtre ouvre sur un extérieur ensoleillé qui ne pénètre pourtant pas dans la pièce. Au mur le grand tableau du Marronnier est ue réminiscence familière. A droite un tableau d’une fenêtre ouverte : la représentation peut-elle véritablement signifier, remplacer une véritable ouverture sur l’extérieur ? Des lampes en grand nombre ne sont pas allumées mais un feu brûle dans la cheminée.
Lors de ma visite un spectateur était fasciné par ce tableau et le photographiait interminablement par petites touches.

Il y a du monde dans cette exposition. Incontestablement Vincent Bioulès est la preuve que la spiritualité anime le début de notre 21e siècle, donne à penser et nous ouvre à des pensées nouvelles.


Retour vers spiritualité des images
Vos commentaires et réaction


 

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.