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SpiritualitÉ des images

 

Poule, 1989


César


Musée d’art contemporain
Montélimar

jusqu’au 31 décembre 2019


Gilles Castelnau

 

17 août 2019

César (1921-1998), de son vrai nom César Baldaccini, est isu d'un milieu modeste : ses parents tenaient un bistro dans le quartier de la Belle-de-Mai à Marseille. Il a appris à jouer avec de la ferraille dans la mesure où il s'agit d'un matériau très bon marché.
Il sculpte des formes étranges et compresse des autos. Il amuse les visiteurs, surpris qu’on puisse ainsi tirer des figures saisissantes avec des matérieux de récupération sans valeur.
Il aime aussi dessiner et, on le sait moins, il produit avec ses crayons les mêmes ébouriffantes figures que celles de ses élaborations métalliques. Le joli musée de Montélimar nous le montre.

 

Autoportrait, 1991


Ce qu’il révèle est, en fait, une sorte de profanation des valeurs d’esthétique, d’élaboration minutieuse et raffinée qui sont traditionnellement représentées dans les musées. Un jeu d’enfant, diront certains, un plaisir destructeur souriront les autres.
En tous cas, à la sortie, le cahier de libre expression explose de points d’exclamation et d’adjectifs enthousiastes !

Voir sur ce site la grande exposition du Centre Pompidou.

 

Centaure, 1983

 

Ce Centaure est bien laid. Il a pourtant été admis en pleine rue à Paris, place Michel Debré, où il se dresse avec ses 4,70 mètres de haut

 

Compression, 1960


Il s’est plu à faire fonctionner une vieille machine à compresser les voitures qu’il a achetée dans une casse pour trois francs six sous. Cela a déclenché une discussion scandalisée dans le tout-Paris, mais c’est aussi pour ces « oeuvres » qu’il est connu.

 

 Michelle pour toi, 1994


César gribouille comme un enfant fou, mais si l’on veut bien s’arrêter un instant, on discernera peut-être dans ses oeuvres, en plus de la curiosité et de l’amusement des traces d’humanité tendre et un peu de fantaisie poétique.

 

Maternité, 1992

 

Camille Bertrand-Hardy, la commissaire de l’exposition, cite cette déclaration de l’auteur :

« J'ai eu plusieurs vies, plusieurs maisons, plusieurs époques. Je ne renie rien. Je demande seulement qu'il y ait plusieurs lectures : on y trouvera l'Académie, le besoin de renouvellement, le quotidien, le témoignage face à la civilisation industrielle, l'abstraction, la fascination des matières nouvelles, mon désir de remettre de l'ordre, mon besoin de détruire, de reconstruire. »

 

La moto, 1973

 

César se plaît à découvrir ce que peuvent donner des procédés un peu destructeurs : Ici, par exemple, il colle un ruban adhésif sur la peinture fraîche et l’arrache aussitôt.

 

• On notera que la commissaire a réservé une salle entière à Dominique Angel et tout le château des Adhémar à Frédérique Nalbandian et Thibault Franc pour justifier le titre de « Faces à face » qu’elle donne à l’exposition.


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