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SpiritualitÉ des images

 

Zohreh Zavareh. Et les pierres ne tiennent plus que par crainte de finir en mottes de terre, 2019


64e Salon de Montrouge

 

mairie de Montrouge

jusqu’au 22 mai 2019

 


 
Voir aussi les

64e Salon de Montrouge
60e Salon de Montrouge
59e Salon de Montrouge
58e Salon de Montrouge

 

Gilles Castelnau


Le Salon de Montrouge expose 51 artistes de 25 à 37 ans, venant de 11 pays différents en plus de la France, 31 femmes et 20 hommes sélectionnés parmi plus de 2000 candidatures qui nous révèlent la manière dont la jeunesse d’aujourd'hui se représente l’existence et la réalité du monde.

Le visiteur ne baigne certainement pas dans une esthétique harmonieuse et colorée. Il n’est pas non plus entraîné dans une joie de vivre dynamique ou interrogé par la vision froide d’une société figée, comme il y a quelques années.
J’y ai personnellement éprouvé l’impression d’un monde un peu gris ni tonique ni hostile, ni heureux ni méchant qui n’aurait pas de sens et dans lequel aucune ouverture ne se présente pour une action créatrice de vie.

 

Guillaume Mazauric, Anamnèse, 2019


Le cartel :
L ’artiste incite le visiteur à pénétrer ces images et à remettre en cause sa propre liberté en tant que regardeur.

 

 

Aïda Bruyère

Cette installation a obtenu le grand prix du Salon
Le Palais de Tokyo accueillera un projet personnel de l’artiste lauréat en 2020, dans le cadre de sa mission de soutien à la création émergente.

Dans le grand cadre gris représentant des corps de femmes d’un érotisme déplaisant, la vidéo est celle d’une danseuse vulgaire et répugnante. Récusation puissante d’une pornographie lamentable

 

 

Camille Sauer, L’Homme sans aveu, 2018

 

Une notice explique qu’il s’agit d’un jeu d’échecs qui se joue à trois. Les deux joueurs traditionnels sont gênés dans leurs mouvements par l’ « homme sans aveu » qui intervient dans leur jeu en plaçant sa figurine rouge précisément là où il suppose que surviendra le prochain tour.
Ce nouveau jeu semble faire allusion aux gênes inattendue que la vie nous réserve bien souvent.
On remarque de plus que le joueur des blancs a correctement arrangé ses pièces alors que celui des noirs a absurdement ignoré les règles. D’ailleurs l’échiquier lui-même a été mal placé puisque la case du coin à droite doit règlementairement être blanche !
Une video représente l’auteur démontrant l’impossibilité d’harmonier un cercle avec le carré d’un échiquier, autre réalité symbolique de l’existence.

 

Placé ci-dessus en exergue :

Zohreh Zavareh. (artiste iranienne) Et les pierres ne tiennent plus que par crainte de finir en mottes de terre, 2019.


L’artiste lauréat recevra le soutien du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine pour la réalisation d’un projet inédit dans un Centre d’Art du 92, cette année, la Terrasse à Nanterre.
Le cartel : Cette installation est le décor d’une pièce de théâtre non écrite, dont les interprètes sont déjà choisis. Un chien couché, un roi, une poule sans tête sont des personnages étonnants et poétiques qui racontent une histoire. Les différents éléments mis en scène servent à reconstituer le récit.

L’ambiance dans laquelle l’auteur de cette installation cherche à placer le visiteur est morbide. Le chien a les yeux ouverts et un vilain rictus déforme sa gueule, mais il est couché comme mort. La poule est bizarrement debout au sommet du mur sur une planchette où elle n’aurait pu monter mais elle est décapitée. On n’aperçoit pas le roi annoncé. La chaise a bien des pieds sculptés ce qui pourrait suggérer une sorte de trône mais sa raideur et son étrange couleur lui donnent plutôt un aspect ridicule. L’espacement vide entre eux des trois « interprètes » dont parle le cartel crée une atmosphère de mort.

 

Charlie Aubry, Going Wrong (fausse route), 2019


Cartel : Un concert de vibrations produites par un amas de vaisselle est déclenché par des moteurs produisant de façon aléatoire des ondes plus ou moins puissantes. Cette pièce sonore est le résultat d’un ensemble, où les moteurs, la vaisselle, le parquet peuvent être regardés de façon individuelle en tant qu’acteurs de la pièce.

Le visiteur est, en fait, placé devant une sorte de pièce en désordre éclairée par des lumières qui s’allument et s’éteignent de façon incompréhensible. Image du tohu-bohu d’un monde déréglé et incohérent.
Ces jeunes artistes ne sont manifestement pas animés d’un idéal et d’un solide bon sens qui les motiveraient pour la création d’un monde meilleur, plus beau et plus humain et plus fraternel. Leurs parents devraient s’interroger sur l’éducation – évidemment très déprimante - qu’ils leur ont donnée !

Évidemment si ces artistes ont, surtout en cette période de Pâques, un rayon de lumière au cœur, les ténèbres de notre monde - et de leur vie ? - leur apparaîssent comme inacceptables et à dénoncer. Mais justement, dans l'obscurité - ou dans la grisaille qu'ils dépeignent si bien, je ne vois chez aucun d'entre eux, aucune lumière apparaître, aucune trace d'espérance, de foi en l'avenir, de dynamisme créateur. Agés de 25 à 37 ans, ils ne sont pourtant plus débordés par la traditionnelle destructrice crise d'adolescence !



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