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SpiritualitÉ des images

 


Thomas Schütte

 

Monnaie de Paris

jusqu’au 16 juin 2019


 

Gilles Castelnau

 

21 mars 2019

L’hôtel de la Monnaie, splendide bâtiment du 18e siècle, abrite bizarrement l’exposition d’une soixantaine d’œuvres d’un sculpteur allemand fou de 65 ans.
Ses figures sont d’une laideur grimaçante, grotesque, tout à fait malsaines. Elles sont représentatives, semble-t-il, du regard sinistre et déprimé que certains jettent désormais sur notre société, nos contemporains et... sur eux-mêmes.

La tête placée ci-dessus en exergue a les yeux baissés, la bouche amère, mal habillée, elle ne fait pas honneur à la belle salle richement décorée de la Monnaie qui lui accorde pourtant une place.
Dans le miroir se reflète l’étrange construction en bois que Thomas Schütte a conçue pour loger une personne seule.
« Mes œuvres, a-t-il déclaré à Camille Morineau et à Mathilde de Croix commissaires de l’exposition, ont pour but d’introduire un point d’interrogation tordu dans le monde. »

 

 

Il semble, en effet, voir le monde de façon tout à fait tordue.

 

Homme dans le vent, jaune, 2008

 

Un monde manifestement inhumain dans lequel ce jeune homme semble se noyer et dont on n’est pas sûr qu’il réussira à émerger

 

Ennemis unis, 2011

 

Dans une des grandes et belles cours de la Monnaie plusieurs de ces couples grandeur nature. Ils sont laids, leurs visages sont déformés par une lutte manifestement malheureuse contre leur triste situation. Ils sont absurdement liés l’un à l’autre et luttent pour se dégager sans y parvenir : ils sont sans bras.
Thomas Schütte a-t-il vraiment cette vision de la vie humaine, un débat sans joie et sans espoir contre un destin absurde, où le prochain n’est qu’un ennemi dont on détourne le regard dans une crispation lamentable ?

 

 

Celui-ci présente un visage avenant, presque souriant. Sa carrure est impressionnante mais ses bras semblent cachés sous son manteau. L’un d’eux est peut-être blessé et tenu en écharpe? C’est la seule représentation qui ne soit pas hostile ou écrasée par le malheur et l’angoisse.

 

Troisième animal, 2017

 

Voici tout de même un colossal cheval marin souriant et plein d’humour. Ses grands yeux ronds sont malicieux, sa queue de poisson se soulève gentiment et c’est une légère buée qu’il crache par les naseaux.
Les conservateurs indiquent que Schütte s’est inspiré de figurines en pâte à modeler qu’il avait réalisées pour ses enfants et qu’il s’est ensuite amusé à agrandir démesurément.

Cette sculpture sympathique nous réconcilie avec tout le tragique absurde et grotesque du reste de l’exposition.

 


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