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SpiritualitÉ des images

 

Charles Zacharie Landelle, Beauté orientale jouant du târ, 1877


L’Orient des peintres

du rêve à la lumière

 


Musée Marmottan-Monet
121 rue de Lille, Paris

jusqu'au 21 juillet 2019

 

 

Gilles Castelnau

 

 

9 mars 2019

Catalogue bilingue (français et anglais)

par Emmanuelle Amiot-Saulnier
enseignante à l’Institut d’études supérieures des arts, Paris
et à l’université de Warwick

et Christine Peltre
professeure à l’université Marc-Bloch de Strasbourg

100 illustrations
Editions Hazan 192 pages – 29 €

 

Dans le Catalogue, Emmanuelle Amiot-Saulnier écrit sous le titre « La muse d’Orient, du fantasme à la pureté géométrique » :

Dans une boutade aussi célèbre que significative, Théophile Gautier adresse à son lecteur, de retour de Constantinople, ce défi :
« La première question que l'on adresse à tout voyageur qui revient d'Orient est celle-ci : "Et les femmes ?" - Chacun y répond avec un sourire plus ou moins mystérieux selon son degré de fatuité, de manière à faire sous-entendre un respectable nombre de bonnes fortunes. Quoi qu'il en coûte à mon amour-propre, j'avouerai humblement que je n'ai pas la moindre indiscrétion de ce genre à commettre. »

Et d'énumérer les raisons de cette impossibilité de la rencontre amoureuse : enfermement et surveillance continue de la femme, mais aussi mépris de celle-ci pour les infidèles, absence de communication possible due à la langue. L'écrivain-voyageur rappelle à cette occasion que nul homme même turc n'est autorisé à voir d'autres femmes que les siennes. L'ouvrage, édité à Paris en 1853, un an après le voyage de l'artiste, connaît alors un succès populaire et contribue au rêve d'Orient qui infuse la culture occidentale sous la forme de l'orientalisme.

 

Jean-Léon Gérôme, Le Marché aux esclaves, 1866

 

Une belle captive blanche est présentée totalement nue à un arabe magnifiquement vêtu qui lui examine les dents de façon possessive et évidemment humiliante.
Jean-Léon Gérôme a effectivement voyagé en pays arabe, et l’esclavage y existait encore, mais il n’a certainement jamais été témoin d’une telle scène. Pourtant, ce tableau illustre parfaitement les rêves des Français en cette fin de siècle.
Rien d’extravagant ni de malhonnête dans une telle représentation que personne n’aurait l’idée de mettre en doute : Gérôme était professeur à l’École des beaux-arts, grand officier de la Légion d'honneur, il exposait dans les Expositions universelles et était un peintre reconnu. Il était de ceux qui faisaient découvrir les pays du Levant en suscitant curiosité, fantasmes, étonnement et... haut-le-cœur..

 

Édouard Debat-Ponsan, Le Massage. Scène de Hamam, 1883

 

Les commissaires écrivent dans le cartel – que leur Catalogue développera :

C’est sans doute le tableau le plus célèbre de l’artiste, peint alors que celui-ci revient tout juste d’un voyage à Constantinople. Néanmoins la scène que montre cette composition n’est pas plus réelle que n’importe quelle autre scène de harem. Le peintre cherche, par le contraste des corps noir et blanc, un effet que rehausse la splendide mosaïque bleue inspirée des décors ottomans. Il fait ainsi de son œuvre une sorte d’Olympia inversée et orientalisée, dans un dialogue avec Manet qui n‘est pas impensable au vu de la célébrité scandaleuse du tableau exposé en 1865.

 

 

Jean-Léon Gérôme, Le Marchand de couleurs, vers 1890-1891

Ce sont les couleurs qui ont séduit Gérôme et la lumière du soleil. Découverte d’une vie intense, proche de la nature, bien loin de la grisaille de nos sociétés occidentales déjà marquées en cette fin de XIXe siècle par l’industrialisation et la couleur grise des villes. Épanouissement fantasmé par cette redécouverte d’un monde qui semble « primitif », comme Gauguin l’avait fait à Tahiti.

 

Eugène Fromentin, Le Pays de la Soif, vers 1869

 

Le cartel cite un texte d’Eugène Fromentin de retour du Sahara :

« Il y a trois ans, un convoi de vingt hommes avait été surpris par le vent du désert, à moitié chemin d’El-Aghouat à Gardaïa [...] huit des voyageurs étaient morts, avec les trois quarts des animaux. »
Et lui-même a fait l’expérience de cette chaleur torride et a même subi un aveuglement momentané, mais complet, au retour de l’une de ses expéditions.

Émotion, épouvante devant un drame inconnu en France et nous rappelant la réalité dure et dangereuse de la vie « primitive ».

 

Henri Matisse, Café marocain, 1913

 

Le doux Matisse ne nous propose ni odalisque dénudée ni scène menaçante. Comme toujours il nous fait baigner dans la calme méditation nous emmenant au-delà de toute représentation réaliste dans la paix amicale d’un monde onirique heureux.

 

Albert Marquet, Le Balcon au store rayé, Alger, vers 1945

 


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