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SpiritualitÉ des images

 

August Macke. Trois jeunes filles avec des chapeaux de paille jaunes. 1913


Franz Marc – August Macke

 

l’aventure du Cavalier bleu

 


Musée de l’Orangerie

jusqu'au 17 juin 2019

 

L’exposition vient d’être présentée à New-York à la Neue Galerie.

 

Gilles Castelnau

 

Voir sur ce site l’exposition « August Macke »

 

7 mars 2019

Cette exposition est un enchantement de couleurs, de fraicheur, de bonheur. Et pourtant la joie de vivre qu’expriment ces deux jeunes peintres allemands est sur le point de se terminer tragiquement dans les combats de la guerre : August Macke sera tué à l’âge de 27 ans dès le 2e mois de la guerre. Il sera enterré dans la terre de France qu’il avait tant aimée. Franz Marc tombera à Verdun et y sera enterré en 1916 à 36 ans.

L’élan de vie qu’expriment leurs toiles se manifeste comme l’avaient fait naguère Gauguin et Sérusier (voir sur ce site l'exposition « Sérusier » actuellement au musée d’Orsay) avec des couleurs claires et un refus absolu de toute représentation réaliste académique et traditionnelle ou purement esthétique comme celle des impressionnistes.

Ils viennent de fonder à Munich, en Allemagne, le mouvement du Cavalier Bleu (Der Blaue Reiter) comme venaient de le faire à Dresde d’autres « expressionnistes » Schmidt-Rottluff, Erich Heckel et Kirchner avec « le Pont » (die Brücke).
Ils prenaient aussi la suite des « Fauves » français qu'étaient Matisse, Gauguin, Derain, Vlaminck et d'autres.

 

Franz Marc. Jeune garçon avec un agneau (Le Bon Berger) 1911

 

Franz Marc avait pensé à être pasteur. Il exprime par la peinture sa foi en un monde émergeant pur et transcendant de la violence corrompue de la société actuelle : ce garçon, nu et dans une nature vierge de toute trace humaine, porte l’agneau symbolique, peut-être déjà mort, déjà sacrifié ? Il se débat dans la dureté et la brutalité de la tempête et des rochers bruts. Expression de l’espérance et de l’amour pour un monde plus divin, plus humain, plus souriant.

 

August Macke. Portrait de Franz Marc. 1910

 

Franz est, ici, représenté par son ami August qui a su montrer d’une part la simplicité de son modeste habillement puisque dans leur esprit leur vie réelle ne se trouve que dans les profondeur de leur être. Et faire apparaître d’autre part dans la finesse de son regard et le demi-sourire de ses lèvres déjetées par sa pipe qu’il n’est pas dupe de la réalité du monde actuel.

 

Franz Marc. Tableau pour enfants (Chat derrière un arbre) 1911

 

Marc aime les animaux, créatures saines toujours exemptes de la duplicité et de la corruption délétère de la société présente. Il aime aussi les enfants et peint ce tableau pour eux.

 

August Macke. Joueuse de luth, 1910

 

Matisse aussi peignait un fond de décor sans perspective et une table improbable. Le grand vase blanc n’a pas de volume, le dessin de plante peint sur le petit vase gris semble s’échapper, les grandes fleurs n’ont pas de pétales, mais de l’ensemble jaillit comme une musique heureuse et apaisée.

 

Franz Marc. Le Rêve. 1912

 

Marc s’en donne à cœur joie. C’est vraiment d’un « rêve » qu’il s’agit. Les grands chevaux sont bleus et tout ronds ; ceux de l’arrière-plan sont roses. La maison semble inhabitable et un lion rugit de manière menaçante sans effrayer personne. La femme a une couleur et une pause incroyables, un visage et des yeux certes sympathiques mais improbables. Elle est assise sur des objets indéterminés. Mais ce « rêve » s’avère être heureux et tranquille, attrayant même.

 

August Macke. Notre jardin en fleurs, 1911

 

Les impressionnistes, Claude Monet par exemple, aurait plutôt cherché à saisir l’impression produite par la douceur d’effets de lumière, de reflets sur une eau tranquille. Macke entend représenter la force de la vie qu’expriment les couleurs intenses et magnifiques qui jaillissent toutes seules de ses tubes de peinture.

 

Franz Marc, La Cascade (Femmes sous une cascade), 1912

 

Mouvement, tourbillon, exprimant l’élan intérieur puissant qui anime la réalité de la nature, dont les femmes font partie.

 

August Macke. Rococo, 1912



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